VOILE : SKAW Sailing – En route pour la Trophée MAP 2024
Dans cette newsletter, je vous annonce ma participation à la course Trophée Marie-Agnès Péron au départ de Douarnenez.
Mon convoyage vers cette destination s’est bien déroulé. Nous revenons sur la course de Caroline, revenue récemment de la Mini en Mai. Le Nicomatic est maintenant prêt après notre chantier d’hiver, à découvrir dans l’épisode 5 de notre web-série.
Dans le monde de la voile, chaque course est une occasion de repousser nos limites. C’est dans cet esprit que je me prépare à participer au Trophée Marie-Agnès Péron (MAP), une course en solitaire de 220 milles, dont le départ sera donné, demain à 19H30, à Douarnenez. Cette compétition, organisée par le Winches Club depuis 2005, rend hommage à la navigatrice Marie-Agnès Péron, disparue en mer lors de la Mini Transat de 1991.
Le parcours de cette édition du Trophée MAP nous mènera de Douarnenez jusqu’au Phare des Birvideaux, avant de revenir au point de départ. La remise des prix aura lieu le samedi 1er juin 2024.
Cette course sera ma deuxième épreuve en solitaire de l’année. Plus tôt cette saison, j’ai remporté la Pornichet Select face à des concurrents de haut niveau, que je retrouverai probablement lors du Trophée MAP. Fort de cette victoire, j’aborde cette nouvelle course avec confiance et détermination.
En route vers Douarnenez
Samedi dernier, nous sommes partis de La Trinité-sur-Mer en direction de Douarnenez pour un convoyage en double avec Caroline. L’objectif principal de cette sortie était de travailler sur le pilote automatique et ses réglages.
Nous avons débuté notre trajet dans des conditions de vent faible, ce qui nous a permis d’expérimenter différents réglages sur le gennaker dans la baie de Quiberon. Après avoir passé la Teignouse, nous avons envoyé le spi max, le spi Xelians, et avons pris de la vitesse vers le Raz de Sein. Avec des changements de voiles, nous avons navigué rapidement, atteignant le Raz de Sein en un seul bord. Ce passage nous a offert une occasion précieuse de progresser sur les réglages du pilote automatique, dont nous commençons à mieux comprendre les paramètres.
Caroline, fatiguée de sa course précédente, a profité de la banette pour se reposer. Dans la baie d’Audierne, nous avons croisé plusieurs Minis qui étaient partis deux heures avant nous. Le passage du Raz de Sein, contre le courant et sous spi, dans des conditions de vent fort, a été particulièrement intense.
Après ce passage, nous avons renvoyé un spi médium dans la baie de Douarnenez, que nous avons traversée à grande vitesse, dépassant les 20 nœuds. Il ne nous a fallu qu’une heure pour parcourir les 18 miles de cette baie, naviguant sur une mer d’huile.
Nous sommes arrivés au ponton vers 23h, après 11 heures de navigation pour couvrir les 110 miles de notre parcours. Cette sortie a été extrêmement instructive, nous permettant de progresser significativement sur la gestion du bateau. Bien que Caroline ait assuré que tout se passait bien, c’est moi qui ai effectué la majeure partie des manœuvres, une expérience formatrice dans des zones que je n’avais pas traversées depuis un moment.
Nous avons encore des préparatifs à faire sur le bateau, qui est globalement en bonne forme. Comme toujours, il y a des améliorations à apporter pour optimiser ses performances. Je suis ravi de reprendre la navigation pour le Trophée MAP et de naviguer sur ce super bateau.
Épisode 5 – Le chantier Post Transat
Dans les coulisses de la voile hauturière, la période hivernale revêt une importance capitale. C’est le moment où on accordent nos efforts pour parfaire chaque détail de notre bateau. Cette année ne fait pas exception pour le Nicomatic qui, après avoir traversé l’Atlantique lors de la Mini Transat 2023, s’est immédiatement lancé dans un chantier d’hiver en vue des courses à venir en 2024.
Notre équipe, comprenant notamment Romain, Fred et Maxime, avait pour objectif de préparer le bateau, de le rendre plus performant et surtout, de le rendre plus sûr pour affronter les prochaines compétitions. D’autres membres, tels que Killian, ont également apporté leur contribution précieuse.
Dès les premières inspections, quelques incidents survenus durant la course avaient laissé des traces, mettant en évidence des problèmes au niveau de l’étanchéité des puits de foils.
La sécurité et les performances du Nicomatic étaient non négociables. Ainsi, des heures ont été consacrées à la remise en état du Mini, chaque membre de l’équipe apportant son expertise.
Des retards ont été rencontrés, particulièrement dans l’installation de l’électronique, une composante cruciale pour les courses modernes. Nous avons du faire preuve de patience.
Aujourd’hui, nous sommes fiers d’annoncer que nous apercevons enfin la lumière au bout du tunnel, et que la quasi-totalité de nos tâches sont désormais opérationnelles à bord du Nicomatic.















