VOILE : Cinq skippers, cinq enjeux, l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest au crible
En l’espace d’une semaine, trois skippers ont donc dépassé le cap Horn : Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild, 1er), Armel Le Cléac’h (Maxi Banque Populaire XI, 2e) et Thomas Coville (Sodebo Ultim 3, 3e).
Ils poursuivent désormais leur remontée de l’Atlantique, se rapprochent inexorablement de l’arrivée et surtout « de la maison ». Dans le même temps, Anthony Marchand (Actual Ultim 3) et Éric Péron (ULTIM ADAGIO) connaissent des fortunes diverses. État des lieux skipper par skipper et précision des ETA avec le directeur de course, Guillaume Rottee.

Adagio – Eric Peron – Passage du Cap Leeuwin lors de l’ARKEA ULTIM CHALLENGE-Brest – le 12/01/2024
Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild, 1er) « La semaine dernière, Charles a sans doute eu la phase la plus compliquée de son tour du monde. La remontée de l’Amérique du Sud n’a pas été idéale en termes de vitesse avec l’anticyclone à contourner, la dépression qu’il a ensuite eu à affronter avec une mer particulièrement virulente et croisée. Il continue à avancer raisonnablement en préservant au maximum son bateau. Là, le skipper du Maxi Edmond de Rothschild progresse toujours au près dans un vent un peu mollissant. Normalement, Charles devrait commencer à faire la jonction avec les alizés dans la nuit prochaine, peut-être demain matin. Pour la suite, il devrait avoir un bon angle afin de faire une route assez rapide jusqu’à l’Équateur puis jusqu’à la latitude des Canaries. »
ETA à date* : À l’Équateur (samedi 17 – dimanche 18), sur la ligne d’arrivée (samedi 24 – dimanche 25)
Armel Le Cléac’h (Maxi Banque Populaire XI, 2e) « Armel a dû faire face depuis hier à une grosse dépression avec beaucoup de mer ce qui l’a obligé à se rapprocher des côtes pour s’abriter. Il navigue à l’arrière d’un front avec des rafales de 40 à 45 nœuds de vent. Le vent est très instable en force et en direction et il doit composer avec plusieurs passages de grains certainement. Le Maxi Banque Populaire XI va rester à l’arrière du front jusqu’à la fin de la journée et cette nuit, jusqu’à ce que les conditions s’améliorent. Ensuite, Armel devrait se retrouver dans des conditions plus clémentes et pourrait dérouler de la même manière que Charles. Il va faire la jonction avec les alizés et le vent sera plus favorable jusqu’aux Açores sans avoir à réaliser beaucoup de manœuvres. »
ETA à date* : À l’Équateur (mercredi 21 – jeudi 22), sur la ligne d’arrivée (lundi 26 – mardi 27)
Thomas Coville (Sodebo Ultim 3, 3e) « Thomas navigue dans des conditions similaires à ce qu’a Armel mais un cran légèrement en dessous. Il a un peu moins de vent, 20 à 25 nœuds puisqu’il est positionné plus à l’Ouest de cette dépression. On constate qu’il est moins à l’aise sur un bord, ce qui peut être dû au problème qu’il a déjà eu ou à l’état de la mer. Ce qui l’attend, c’est un schéma assez similaire à Armel. Il est possible d’ailleurs qu’il parvienne à se rapprocher d’Armel en fin de semaine, ça peut faire l’élastique. »
ETA à date* : À l’Équateur (jeudi 22 – vendredi 23), sur la ligne d’arrivée (mardi 27 – mercredi 28)
Anthony Marchand (Actual Ultim 3, 4e) « Anthony Marchand navigue dans du vent assez soutenu de Sud-Ouest qui devrait se renforcer aux alentours de 30 à 35 nœuds avec des rafales de 40 à 45 nœuds. Actual Ultim 3 est diminué avec l’absence de foil bâbord et son foil tribord qui a été bloqué en position haute. De fait, le trimaran a désormais une configuration qui est assez équivalente à celle de l’ULTIM ADAGIO, bateau archimédien. Par ailleurs, ‘Antho’ a une situation météo peu favorable pour atteindre le cap Horn. Il bute en effet sur une dépression devant lui. C’est comme s’il voyait une vague partir devant lui sans qu’il ne puisse la prendre en surf. »
ETA à date* : Au Cap Horn (dimanche 18)
Éric Péron (ULTIM ADAGIO, 5e) « Contrairement à Anthony, Éric va être porté par un front pendant plusieurs jours dans le Pacifique. La tendance, d’ailleurs, c’est un léger rapprochement de l’ULTIM ADAGIO avec le bateau d’Anthony. Mais l’écart devrait à nouveau se creuser au moment du franchissement du cap Horn. Affaire à suivre ! »
ETA à date* : Au Cap Horn (jeudi 22 – vendredi 23)
* Calculs réalisés le 12 février et pouvant évoluer dans les prochains jours/prochaines semaines.
A propos d’OC Sport Pen Duick :
OC Sport Pen Duick est la filiale française du groupe OC Sport en charge des événements de course au large. Créé pour gérer les campagnes sportives d’Eric Tabarly, d’une part, et Dame Ellen MacArthur de l’autre, figures emblématiques du sport international, le groupe perpétue fidèlement l’esprit et les valeurs qui animaient ces pionniers fondateurs : vivre et partager des expériences uniques avec le public, les sportifs et les partenaires. Historiquement engagé dans la course au large, le groupe a développé une expertise unique dans la voile professionnelle en s’appuyant sur un double savoir-faire dans la gestion d’équipes et l’organisation des courses les plus prestigieuses (La Route du Rhum – Destination Guadeloupe, ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest, The Transat CIC, La Solitaire du Figaro Paprec, la Transat Paprec, Le Tour de Belle-île,…). OC Sport Pen Duick est une société du Groupe Télégramme.
A propos du Groupe Télégramme :
Le Groupe Télégramme est un groupe de média et de services engagé sur 3 métiers : – Délivrer au quotidien une information de qualité, assurée par des professionnels de terrain, proche des préoccupations des citoyens – Accompagner les actifs dans leur vie professionnelle (nouvel emploi, projet de formation ou de mobilité) et les recruteurs, employeurs, formateurs sur leurs enjeux RH, de recrutement et de formation. – Imaginer et développer des expériences sportives et culturelles uniques, tout en conduisant le changement vers un avenir plus propre. Au travers de ces 3 branches d’activités, le Groupe Télégramme informe 1 Million de lecteurs par jour, effectue plus de 40 millions de mises en relation candidats-recruteurs par an et organise plus de 30 événements par an. Engagés chaque jour, les 1200 collaborateurs du Groupe Télégramme sont tournés vers l’avenir et mettent en œuvre la mission du groupe, « Innover pour faire grandir le lien social » dans des moments clés de la vie.
A propos de l’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest :
L’ARKEA ULTIM CHALLENGE – Brest est le défi océanique le plus extrême jamais réalisé en course : un tour du monde, en solitaire, en Ultim 32/23. Ils étaient six marins à bord de leur « Géant des mers » à s’élancer de Brest le 7 janvier dernier pour un tour du monde d’Ouest en Est, par les 3 caps (Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn). Un défi humain et technologique hors-normes, 40 à 50 jours durant lesquels les skippers sont soumis à des variations extrêmes de conditions météorologiques et doivent composer avec le vent, les vagues, la houle et les glaces. Cette course est organisée par OC Sport Pen Duick, aux côtés de partenaires engagés : ARKEA, la Ville de Brest, Brest Métropole, la Région Bretagne et le Département du Finistère.

















