VOILE : Le Trimaran SVR-Lazartigue deuxième de la Transat Jacques Vabre
Le Trimaran SVR-Lazartigue, skippé par François Gabart et Tom Laperche a franchi la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre, dans la nuit de dimanche à lundi, après 14 jours 15 heures 5 minutes et 55 secondes de course entre Le Havre et Fort-de-France.
Deuxième comme lors de la précédente édition, le bateau a montré une fois encore tout son potentiel. De très bon augure avant le départ de l’Arkea Ultim Challenge, première course autour du monde en solitaire sans escale pour la classe Ultim, le 7 janvier, à Brest.
La lutte fut belle et intense. Dans la nuit antillaise, au large de Fort-de-France, le Trimaran SVR-Lazartigue a terminé la nuit dernière la Transat Jacques Vabre après 14 jours 15 heures 5 minutes et 55 secondes de course. Escortés par un superbe feu d’artifice, François Gabart et Tom Laperche ont pu saluer le public venu les accueillir. Fin d’une belle aventure. Fin d’une traversée de l’Atlantique à grande vitesse, en lutte quasi permanente pour la victoire. Comme lors de la précédente édition, le Trimaran SVR-Lazartigue monte sur la deuxième marche du podium. Un peu de frustration certes mais aussi la fierté d’avoir réussi une course pleine.
En tête à l’Île de l’Ascension, au moment d’aborder le dernier long bord au portant vers La Martinique avant de céder la pole position, les deux skippers ont lutté jusqu’au bout. À 1200 milles de la ligne d’arrivée, Tom voulait encore garder espoir. « Ça vole, on profite de ce beau bateau fantastique. On est à fond et on essaye de ne rien lâcher même si ce n’est pas très facile au regard de la situation météo, avec des vents plus favorables à nos concurrents. S’il y avait une recette miracle, on l’appliquerait mais on s’accroche et on va tout faire pour revenir. » Tous ces efforts n’ont pas suffi mais l’expérience restera belle. Et pleine d’espoir et de promesses pour le prochain Arkea Ultim Challenge Brest, premier Tour du Monde en solitaire pour les Ultims, en janvier prochain.
François Gabart :
« On s’est régalé avec une belle confrontation jusqu’au bout. Évidemment, nous sommes un peu déçus car nous sommes des compétiteurs et nous aimons bien gagner. Mais nous ne sommes pas très loin. Ça rassure de ne pas être à côté de la plaque. On s’est bien amusé. Bravo à Banque Populaire pour la victoire. Ils ont fait une super belle course aussi. Quant à nous, il faut continuer à progresser. Il nous a manqué un peu de vitesse au portant. On a pris beaucoup de plaisir avec Tom. On a souvent tiré des bords, au près ou au portant. Il fallait se concentrer sur les options à prendre. C’est intéressant, ça rend le jeu passionnant. On a souvent été très proches les uns des autres. C’est aussi très exigeant. Il y a eu des petites bricoles à réparer mais c’est la vie des bateaux en course au large. Stratégiquement, je ne pense pas que nous n’ayons manqué des coups tactiques. Même si les 24-36 dernières heures, nous avions compris que ce ne serait pas simple de revenir sauf fait de course, nous nous sommes toujours battus pour la gagne car à 35 nœuds, ça peut vite revenir. Ça n’a pas suffi, mais ça reste une expérience incroyable. C’est la première fois qu’on vole aussi longtemps. Ça promet pour le tour du monde. »
Tom Laperche :
« On a fait une super course. C’est une fierté de traverser l’Atlantique sur un bateau comme le Trimaran SVR-Lazartigue. Il y a eu plein de beaux moments en mer avec des vitesses élevées. Le match a été très serré. On y a cru fort. Il y a forcément un peu de déception mais aussi beaucoup de plaisir d’avoir réalisé un tel parcours et vécu tous ces moments. Naviguer sur ces bateaux, les faire voler, c’est un privilège, un truc de dingue. La compétition fut belle avec des bateaux très compétitifs et un plateau très homogène. Nous avons pu faire beaucoup de milles à haute vitesse. Les bateaux sont faits pour ça, on s’est éclatés. C’était hyper intense. Nous étions contents de passer l’Ascension en tête mais nous savions qu’il restait beaucoup de distance à faire avec ce long portant sur 4 ou 5 jours. À nous de progresser. Humainement, c’était génial aussi avec beaucoup de partage avec François. Sur les réglages bien sûr mais aussi sur plein d’autres choses. »

















