AUTOMOBILE : BOLT – Etude sur les habitudes de transport des Français
Réalisée dans 6 grandes villes (Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Strasbourg et Nancy), l’étude révèle que les villes ont encore problème de dépendance à la voiture, mais cela peut changer.
Bolt publie aujourd’hui les résultats d’une étude réalisée avec l’IFOP sur les habitudes de transport des français. Selon l’enquête menée dans 6 grandes villes (Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Strasbourg et Nancy), la voiture personnelle reste largement plébiscitée pour les déplacements urbains (72% d’utilisation). Cette dépendance à la voiture est l’un des principaux problèmes auxquels sont confrontées les zones urbaines en France mais également dans le monde entier.
Les ventes de voitures dans le monde ont augmenté chaque décennie depuis plus d’un siècle. BloombergNEF estime que cette tendance connaîtra son apogée en 2036, date à laquelle on comptera un peu plus de 1,5 milliard de voitures dans le monde, dont plus de 250 millions seulement dans l’Union Européenne. Il n’est donc pas surprenant que, depuis une centaine d’années, les villes soient conçues pour accueillir les voitures plutôt que les personnes qui y vivent.
L’étude révèle que 72% des répondants déclarent utiliser leur voiture personnelle régulièrement, faisant de celle-ci le deuxième moyen de transport le plus utilisé, derrière la marche à pied (82%) mais devant les transports en commun (63%), le vélo personnel ou en libre-service (40%), la trottinette personnelle ou en libre-service (19%), Les taxis et VTC (19%) ou encore le covoiturage (16%).
Des habitudes différentes selons les villes
Si les usagers sont globalement satisfaits des offres de transport actuellement disponibles (84%), seuls 28% sont très satisfaits (et encore moins à Nancy : 20%). Nancy est d’ailleurs la seule ville dans laquelle la voiture personnelle est plus utilisée que la marche à pied et l’une des villes, avec Lille, où les transports en commun sont les moins utilisés (respectivement 51% et 50% d’utilisation).
Les parisiens sont les plus satisfaits (89%) de l’offre de transport proposée par la ville, ils sont même 37% à être très satisfaits. Cela se reflète d’ailleurs dans les moyens de transport les plus utilisés dans la capitale. En effet, Paris se distingue comme étant la seule ville où les transports en commun (métro, bus, tramway…) sont plus utilisés que la voiture personnelle. 84% des parisiens interrogés déclarent utiliser les transports en commun régulièrement, loin devant la voiture personnelle (52%). Dans la capitale, seule la moitié de la population utilise donc une voiture, mais chaque véhicule se voit octroyer plus de 100 m2 – jusqu’à 80 % de la surface urbaine – réduisant ainsi considérablement l’espace dont les habitants peuvent profiter.
Dans les 5 grandes villes de province étudiées, la voiture reste donc reine – après la marche – avec une utilisation de 66% à Strasbourg, 74% à Lyon et 79% à Lille et Nancy. La palme revient à Bordeaux avec 81% d’utilisation (niveau égal à la marche à pied). Ce succès de la voiture s’explique avant tout par la rapidité (51%) et la commodité (49%) : cela confirme la nécessité de développer une offre plus complète pour être plus en phase avec le quotidien des usagers.
Les villes doivent adapter leurs infrastructures de transport
L’étude montre que 79% des habitants souhaitent voir le développement d’au moins un mode de transport dans leur agglomération et 80% trouvent important d’allouer plus d’espace à la mobilité douce. C’est à Lille (88%) et Strasbourg (86%) que les habitants sont les plus en demande.
Cette optimisation de l’offre devra également respecter l’environnement En effet, 78% des personnes interrogées considèrent qu’il s’agit d’un facteur important dans leur choix de transport. L’objectif est également de réduire le temps de trajet entre le domicile et le lieu de travail, qui est en moyenne de 27 minutes dans les six villes étudiées (de 23 minutes à Nancy à 34 minutes à Paris).
Pour répondre à ces attentes, les villes doivent s’assurer qu’elles disposent des infrastructures nécessaires pour que d’autres modes de transport puissent prendre une part importante des déplacements. Cela inclut les véhicules légers (vélos, vélos électriques, trottinettes) et les options de mobilité partagée comme le VTC et l’autopartage, qui offrent des alternatives plus abordables pour presque tous les usages d’une voiture privée. Les villes doivent également veiller au bon entretien de ces infrastructures. En effet, 91% des répondants souhaitent que l’état des routes soit amélioré.
La politique locale doit également trouver le bon équilibre entre la création d’un environnement où ces modes de transport alternatifs peuvent être utilisés en toute sécurité tout en restant accessibles, sans sacrifier la concurrence du marché qui favorise l’innovation et fait baisser le coût des transports.
Une demande croissante pour les services de micromobilité
Dans la capitale, 42% des répondants déclarent utiliser le vélo pour se déplacer et 26% utilisent la trottinette. C’est à Strasbourg que l’on compte le plus d’adeptes du vélo (54%), loin devant Nancy (30%) et Lille (34%).
21% des personnes interrogées souhaiteraient voir davantage de vélos en libre-service dans leur ville. Paris est la ville dans laquelle ils sont les plus utilisés (26% contre 13% d’utilisation en moyenne sur les villes présentes dans cette étude) ce qui en fait la ville avec le plus faible écart entre les nombre d’utilisateurs de vélos personnels (35%) et le nombre d’utilisateurs de vélos en libre-service. Les utilisateurs trouvent ce mode de transport plus écologique (44%), pratique (36%), confortable (28%) et moins cher à l’usage (27%).
18% des personnes interrogées souhaiteraient également voir davantage de trottinettes en libre-service dans leur ville, avec une demande particulièrement forte à Strasbourg (26%) et à Nancy (23%). Paris et Lyon sont les seules villes dans lesquelles les utilisateurs de trottinettes électriques en libre-service sont plus nombreux (respectivement 21% et 19%) que les utilisateurs possédant leur propre trottinette (18% pour les deux villes). Ces deux villes sont d’ailleurs celles dans lesquelles les trottinettes électriques en libre-service sont les plus utilisées puisque la moyenne des autres villes présentes dans cette étude est de 11%. L’utilisation de ce mode de transport est principalement motivée par le confort (29%), la rapidité (29%), l’aspect écologique (28%), le fait qu’il permette d’éviter les foules (28%) et son côté pratique (27%).
Construire des villes pour les gens, pas pour les voitures
Depuis des décennies, les villes du monde entier ont été construites pour les voitures, plutôt que pour les personnes qui y vivent. En retirant ne serait-ce que 25 % des voitures des rues, les zones urbaines seront plus respectueuses de l’environnement et offriront une meilleure expérience à leurs habitants. Cela signifie moins d’accidents, moins de temps passé dans les embouteillages, moins d’émissions et un air plus pur. Les habitants des villes sont prêts – il est temps que les autorités municipales optimisent les services pour eux, et non pour les voitures.
Vous trouverez l’étude complète ici.
À propos de Bolt
Bolt est la première super-app européenne avec plus de 100 millions d’utilisateurs dans plus 45 pays en Europe et en Afrique. L’entreprise cherche à accélérer la transition des voitures particulières vers la mobilité partagée, en offrant de meilleures alternatives pour chaque cas d’utilisation. Les produits proposés par la société comprennent: le VTC, la location de voitures et trottinettes électriques partagées, Bolt Drive, service de location de voitures, Bolt Food, la livraison de repas préparés par des restaurants, Bolt Market, notre service de livraison de produits d’épicerie.
Bolt Drive, Bolt Market et Bolt Food ne sont pas déployés en France.


















