NATATION : Championnat du Monde, l’équipe de France poursuit sa marche en avant
Du 12 au 18 juin, l’équipe de France de Natation Handisport disputait le Championnat du Monde World Para Swimming à Funchal (Madère).
Avec 12 médailles (2 or, 8 argent, 2 bronze) l’équipe de France a connu un final de Championnats du monde en apothéose ! Alex Portal (S13) sur 200 m 4 nages (2’10.14) et Laurent Chardard (S6) sur 50 m papillon (31.14) ont offert aux Bleus, les deux premiers titres de cette semaine portugaise.
Dans le sillage de ces deux champions du monde mais aussi d’Ugo Didier, quatre fois en argent et d’Anaëlle Roulet, 2e du 100 dos, les Bleus ont placé des jalons très intéressants dans la perspective de Paris 2024. On retient aussi le bon comportement des jeunes, mis en exergue par la médaille de bronze de Solène Sache sur 100 m brasse, pour ses premiers mondiaux.
La vraie satisfaction réside dans le niveau de performances réalisées. Alex (Portal), Ugo (Didier), Laurent (Chardard), Solène (Sache), Léane (Morceau)… Enfin tous les nageurs ont réalisé a minima leur meilleure performance sur leur spécialité, voire sur l’ensemble de leurs épreuves.
« Même jeune, il ne faut pas s’interdire de rêver grand »
SAMI EL GUEDDARI, DIRECTEUR SPORTIF
« Les deux médailles d’or représentent un tournant pour cette équipe qui prouve et se prouve qu’elle peut gagner et ambitionner gagner. Elle était souvent très bien placée, bien présente mais elle avait du mal à concrétiser les belles performances réalisées sur la touche finale. Gagner l’or, ça s’apprend, ça se cultive. Il ne faut pas perdre de temps, les Jeux de Paris sont dans deux ans. Ils s’entraînent bien au quotidien mais il va falloir hausser les curseurs, chaque jour dans l’attention et dans l’intention pour grappiller ces secondes, ces dixièmes qui manquent parfois pour monter sur le podium et ces centièmes qui nous ont fait défaut pour conquérir l’or mondial. On a insisté sur le fait d’aller à la bataille, faire comprendre que chaque place compte sur le tableau des résultats. Même si on ne se bat pas pour le podium, on doit grappiller chaque place que l’on peut grappiller. On ne laisse rien aux autres. Il y a eu une vraie dynamique d’équipe autour de ce projet de performances et de progression. Ce fut un vrai point fort. Par ailleurs, les jeunes ont su répondre présent alors qu’un grand nombre d’entre eux vivaient, au-delà de leur premier championnat du monde, leur première compétition internationale de référence. Sous l’impulsion d’Ugo (Didier) et d’Alex (Portal), ils ont découvert qu’ils pouvaient gagner, prétendre au podium. La médaille de bronze de Solène Sache sur 100 m brasse concrétise cela. On peut être jeune, disputer ses premiers championnats du monde, mais il ne faut pas s’interdire de rêver grand et d’avoir de l’ambition. »


















