SKI : Yvan CHAIX : « Nous oscillons entre espoir et lucidité » pour les vacances d’hiver
À la veille des vacances d’hiver, les Hautes-Alpes affichent un taux d’occupation de 70,8%, en baisse, mais espèrent des réservations de dernière minute.
Alors que les vacances scolaires d’hiver débutent ce week-end du 7 février 2026, les professionnels du tourisme des Hautes-Alpes abordent cette période charnière avec un mélange de prudence et d’optimisme. Ces quatre semaines à venir, qui s’étendent jusqu’au 8 mars, sont capitales pour l’économie locale, puisqu’elles génèrent à elles seules 40 % du chiffre d’affaires de toute la saison hivernale.
Le contexte est marqué par une légère érosion des réservations par rapport à l’an passé. Selon les chiffres communiqués par l’Agence de Développement des Hautes-Alpes (ADDET05), le taux d’occupation prévisionnel des hébergements en station s’élève à 70,8 %, soit une baisse de 3,5 points. Une situation qu’Yvan Chaix, directeur de l’agence, analyse sans détour. « À l’approche de l’échéance, nous oscillons entre espoir et lucidité. Espoir car nous réalisons un excellent début de saison et que les Hautes-Alpes comptent parmi les massifs les mieux enneigés de France. Cela présage d’importantes réservations de dernière-minute et d’importants déplacements à la journée. Lucidité, car le découpage des vacances scolaires est vraiment peu favorable cette année », a-t-il expliqué.
Un calendrier scolaire défavorable
La principale cause de ce recul est purement calendaire. La répartition des vacances pour les zones académiques A, B et C cette année ne favorise pas un lissage optimal de la fréquentation. Seules les deux semaines centrales voient deux zones se chevaucher, laissant les première et dernière semaines avec une seule zone en congé :
– Semaine 1 (du 7 au 14 février) : Zone A
– Semaine 2 (du 14 au 22 février) : Zones A et B
– Semaine 3 (du 21 février au 1er mars) : Zones B et C
– Semaine 4 (du 28 février au 8 mars) : Zone C
Cette configuration crée une forte disparité dans les prévisions de remplissage, comme le montrent les données détaillées de l’observatoire G2A pour l’ADDET05.
Des semaines très contrastées
L’impact de ce calendrier est visible dans les taux d’occupation hebdomadaires. La première semaine (zone A seule) affiche un taux modeste de 52,6 %, tandis que la dernière semaine (zone C seule) atteint 57,8 %. À l’inverse, les deux semaines intermédiaires, qui bénéficient du cumul de deux zones, affichent des taux très élevés, frôlant la saturation avec 87,5 % pour la deuxième semaine et 85,2 % pour la troisième. Ces pics de fréquentation confirment l’attractivité du massif mais soulignent aussi la dépendance des stations à la mécanique des vacances scolaires.
L’espoir fondé sur l’enneigement et la dernière minute
Malgré ce contexte calendaire, l’optimisme reste de mise. Le principal atout des Hautes-Alpes cette saison réside dans ses conditions d’enneigement exceptionnelles, parmi les meilleures de France. Cet argument de poids est un puissant levier pour déclencher des séjours de dernière minute et attirer une clientèle de proximité pour des excursions à la journée, deux phénomènes qui pourraient significativement compenser le léger retard des réservations initiales.
Cet engouement pour la montagne reste une tendance de fond, comme le rappelait une enquête Harris Interactive pour Atout France menée en 2025 : un tiers des Français fréquentent la montagne en hiver et un sur cinq pratique le ski. Un vivier de clients potentiels que les professionnels des Hautes-Alpes comptent bien séduire grâce à la qualité de leur domaine skiable. Pour plus d’informations sur la destination, le site de l’Agence de Développement des Hautes-Alpes est disponible à l’adresse https://www.hautes-alpes.net.

















