AVIRON : Mondiaux de sprint de plage à Qingdao – L’argent et le bronze pour les U19
Deux médailles pour les tricolores lors de la deuxième journée des championnats du monde de sprint de plage à Qingdao.
Dans une catégorie U19 où les écarts se jouent à quelques centièmes, les doubles hommes et femmes ont répondu présent, malgré des vagues toujours aussi capricieuses. Les autres équipages français, en revanche, ont vu leur parcours s’arrêter en huitièmes ou en quarts de finale.
Maël Khaloua et Pierre Ibarburu, l’argent après des phases finales à couper le souffle
Qualifiés en quarts de finale après un second contre-la-montre réussi, Maël Khaloua et Pierre Ibarburu ont lancé de la plus belle des manières la journée des Français. En quart de finale, ils s’imposent face aux Brésiliens pour seulement 20 centièmes de seconde. « J’ai fait une erreur à cause d’une vague, mes pieds sont sortis du cale-pied, mais on a su se remettre dedans et s’imposer », raconte Maël.
En demi-finale, ils battent l’équipage Italiens d’une seconde, au terme d’une course haletante. « Cette demi-finale m’a fait assez peur, car je voyais les Italiens nous remonter petit à petit, et après le virage on a pris une vague qui nous a permis de surfer. J’ai vraiment tout donné en sortant et sur la course à pied », explique Pierre. Pour Maël, c’était leur meilleure course : « Les Italiens étaient devant nous au passage de la dernière bouée, mais Pierre a été exceptionnel sur la sortie et la course à pied ».
En finale face aux Chinois, une erreur technique, un souci de coulisse pour Maël, les prive de la possibilité de jouer la victoire jusqu’au bout. Le duo repart avec la médaille d’argent. « Ce n’est pas la finale qu’on espérait, mais c’est le jeu, les vagues n’étaient pas avec nous cette fois », relativise Pierre.
Maël, lui, mesure le chemin parcouru :
« On est tellement contents de notre performance, car on a eu peu de préparation. C’est une superbe expérience pour une première compétition de beach sprint, j’ai du mal à réaliser. » Pierre, lui, vivait sa première compétition internationale. « J’étais assez confiant car je sais qu’on a un gros potentiel et qu’on avançait très bien. On a fait quelques erreurs hier, mais on a su rebondir et montrer de quoi on était capables aujourd’hui ».
Lina Hofland et Lilya Bouchikhi, une première médaille internationale
Chez les filles, Lina Hofland et Lilya Bouchikhi ont elles aussi su rebondir après des contre-la-montre compliqués.
Qualifiées facilement pour les demi-finales, elles se sont mises en confiance dès le quart de finale :
« Le quart de finale s’est bien passé, on a fait une bonne entrée, de bons surfs, un bon parcours dans l’ensemble », explique Lina. En demi-finale, elles affrontent la Grande-Bretagne. Quelques erreurs techniques les font échouer à la deuxième place, mais elles sont reversées en finale B, avec une chance de médaille de bronze. « On s’est vraiment données à fond, mais on a eu un peu de mal sur le virage, c’est notre point faible, on le sait. On n’a pas trop de regrets, car on a pris un creux de vague à la fin, on ne pouvait pas faire plus », reconnaît Lina.
Dans cette finale B face à la Grèce, tout se joue sur la fin de course. « On a réussi à sauter la première vague, les Grecques sont restées un peu coincées. Le virage était meilleur pour nous et la deuxième partie, c’était vraiment un coude-à-coude, on a eu des surfs, elles aussi ! Lina a fait un gros finish, elle a réussi à rattraper la Grecque et à appuyer sur le buzzer en premier, c’était fou ! », raconte Lilya. Les deux rameuses s’imposent d’une seconde et demie et décrochent la médaille de bronze, leur toute première médaille au niveau international. « On a découvert un tout nouvel environnement, quand on a gagné la finale B on était vraiment heureuses ! La chose la plus belle, c’est de faire une médaille mondiale ensemble avec Lilya, après une année entière à ramer toutes les deux dans les mêmes bateaux. On finit nos années U19 de la plus belle des manières », conclut Lina.
Fin de parcours pour les autres tricolores
La journée a été moins favorable aux autres équipages.
En solo homme, Antoine Lefebvre héritait d’un gros morceau en huitièmes de finale : l’Espagnol Ander Martin, multiple médaillé international. Au coude à coude sur la première partie de la course, les deux rameurs se tenaient de près. L’Espagnol a fait la différence sur le retour en prenant plusieurs surfs, ce que le Français n’a pas réussi à faire. Son parcours s’arrête ici.
En solo homme U19, Raphaël de Boussac, qui avait pris la 2e place du contre-la-montre et sorti le Colombien en huitièmes, retrouvait le Néo-Zélandais en quart de finale. Légèrement en retrait sur la première partie de la course, il est revenu avant le virage. Les deux rameurs sont repartis ensemble et ont pris des surfs, mais une erreur technique du Français lui a fait perdre quelques mètres. En tentant de tout donner pour revenir, il a mal contrôlé son bateau, s’est mis de travers et a chaviré avant d’arriver sur la plage.
En double mixte, Mathis Nottelet et Chloé Briard affrontaient la Chine en huitièmes de finale. Freinés par plusieurs vagues successives dès les premiers coups de pelle, ils sont partis en retrait. Ils ont ensuite comblé leur retard sur la première partie du parcours, mais un virage mal maîtrisé les a remis derrière, et les Chinois ont pris plus de surfs. Leur course s’arrête là.
Le dernier espoir reposait sur Elisa Guilloton et Raphaël de Boussac en double mixte U19, face à l’Égypte en huitièmes. Comme les seniors, ils ont eu du mal à bien partir, avant de refaire leur retard et même de passer en tête. Un virage délicat les a remis derrière, mais les Français n’ont rien lâché : repassés devant, ils sont même sortis de l’eau en premier. Raphaël, sans doute un peu émoussé par sa course en solo, n’a pas pu mettre autant de fréquence que d’habitude et a vu son adversaire revenir sur le sable. Les deux athlètes se sont jetés sur les buzzers, mais c’est l’Égypte qui se qualifie pour un centième de seconde.
Au terme de cette deuxième journée, les tricolores repartent avec deux médailles, l’argent et le bronze, toutes deux décrochées par des équipages U19 pour leur première expérience internationale. Les autres bateaux français n’ont pas pu aller plus loin, souvent pour de très petits écarts, comme le centième de seconde qui a séparé Elisa Guilloton et Raphaël de Boussac de la qualification. Dans des conditions de mer exigeantes, cette expérience mondiale servira de base pour les prochaines échéances.
Les résultats sont à retrouver sur la page de l’évènement :
https://worldrowing.com/event/2026-world-rowing-beach-sprint-finals/?tab=schedule

















