INSTITUTIONNEL : Après Paris 2024, Bruno MARIE ROSE s’attaque à la transformation du mouvement sportif grâce à l’IA
Le directeur de la technologie et des systèmes d’information des Jeux de Paris 2024 et Gabriel Dabi-Schwebel, fondateur de DécisionIA, animent le 17 septembre une masterclass gratuite consacrée à l’IA appliquée au sport.
Leur cible : les clubs, ligues et fédérations qui doivent réinventer leur modèle économique sans avoir jamais eu les moyens de s’offrir une étude.
63 % des associations sportives fonctionnent avec moins de 10 000 euros par an
Le sport français ne manque pas de pratiquants. Il compte 17,16 millions de licences annuelles en 2024 (Insee), et 58 % des Français déclarent une activité régulière, dont 26 % seulement au sein d’un club ou d’une association (CRÉDOC). Ce sont ses ressources qui se tendent. Le budget moyen d’une association sportive fédérée s’établit à 52 700 euros, et 63 % d’entre elles fonctionnent avec moins de 10 000 euros (Banque des Territoires). En 2025, 43 % des collectivités ont réduit leur budget sport. Du côté des partenariats, le sponsoring sportif professionnel français pèse 1,78 milliard d’euros, dont 8 % des contrats concentrent 80 % de la valeur (Républik Event).
La quasi-totalité des structures sportives doivent donc mener de front trois chantiers : diversifier des revenus qui s’érodent, aller chercher les pratiquants qui ne passent plus par le club, et prouver leur impact à des partenaires devenus exigeants sur la mesure. Avec, pour la plupart d’entre elles, un budget d’étude nul. Un président de club qui veut convaincre une entreprise de son territoire n’a ni le temps ni les moyens de produire le dossier qui emporterait la décision. C’est là que l’IA devient utile. Comment une fédération fait-elle notamment connaître son offre aux pratiquants non licenciés ? L’IA absorbe la recherche, la modélisation et la rédaction du dossier, et rend au dirigeant le temps de décider. Des organisations qui n’ont jamais eu accès aux grands cabinets peuvent explorer des pistes, structurer leur réflexion et passer à l’action.
Ce que l’IA déplace : le coût de la préparation
C’est ce point précis que Bruno Marie-Rose et Gabriel Dabi-Schwebel veulent traiter. L’analyse d’une base de licenciés, un scénario de diversification chiffré, un dossier de partenariat argumenté : ces travaux demandaient plusieurs semaines à un cabinet, et se comptaient en dizaines de milliers d’euros. Un dirigeant qui sait dialoguer avec une IA les produit aujourd’hui en quelques heures, et garde la main sur ce qu’il en retient.
Un chemin qui part de Paris 2024
Médaillé olympique du relais 4×100 mètres à Séoul en 1988, ancien recordman du monde du 4×100 mètres et du 200 mètres en salle, champion d’Europe, Bruno Marie-Rose est ingénieur de formation. Il a présidé la Ligue nationale d’athlétisme, dirigé la technologie des Championnats du monde d’athlétisme en 2003, puis passé six ans à la tête de la direction de la technologie et des systèmes d’information de Paris 2024, où il a piloté plus de 5 300 personnes sur des sujets allant des infrastructures et des systèmes d’information aux services digitaux, à la cybersécurité, à la sobriété numérique et à l’héritage technologique des Jeux. Il dirige aujourd’hui Sprint Tech Consulting et occupe la vice-présidence du jury des Trophées Sport & Management.
« À Paris 2024, nous avons travaillé sur l’idée d’une innovation utile : une technologie qui fait une différence immédiate pour ceux qui l’utilisent. L’héritage des Jeux ne se limite pas aux équipements. Il y a aussi une compétence technologique construite pendant six ans, et le mouvement sportif a tout à gagner à en profiter. C’est ce que je veux transmettre », souligne Bruno Marie-Rose.
La rencontre avec Gabriel Dabi-Schwebel a fait le reste. Après avoir suivi la masterclass puis le bootcamp Consultant IA de DécisionIA, Bruno Marie-Rose a proposé d’en construire une déclinaison pour le sport.
« Cette vague technologique a une particularité : elle profite d’abord aux petites structures. Une ligue, un comité, un club de village n’ont jamais eu les moyens de trois semaines de conseil. Aujourd’hui, leur dirigeant produit ce dossier lui-même, et la décision reste la sienne », indique Gabriel Dabi-Schwebel.
Une première présentation le 7 juillet
Bruno Marie-Rose a présenté cette approche le 7 juillet 2026, devant la 107e Rencontre du Club Sport & Management, en s’appuyant sur des cas de clubs, de fédérations et d’entreprises partenaires, en France comme à l’international. L’accueil des dirigeants présents a décidé du lancement du programme.
Rendez-vous le 17 septembre
La masterclass se tient le jeudi 17 septembre 2026 à 12h30, en visio, pendant soixante minutes. Elle est gratuite et ouverte aux dirigeants de clubs, ligues, fédérations et collectivités comme aux entreprises partenaires du sport. Elle proposera des cas d’usage et des démonstrations concrètes pour montrer comment l’IA peut répondre à des problématiques rencontrées au quotidien par les organisations sportives et leurs partenaires. Le replay est adressé à tous les inscrits. Inscription sur decisionia.com/masterclass-sport-ia.
Elle ouvre sur le Bootcamp Sport IA, cinq semaines de travail guidé au cours desquelles chaque participant applique la méthode à sa propre structure et repart avec ses livrables : matrice de cas d’usage, proposition de valeur partenaire, plan d’activation et indicateurs de suivi. Première promotion prévue en octobre 2026.
À propos de DécisionIA
Fondée par Gabriel Dabi-Schwebel, ingénieur, auteur d’une dizaine d’ouvrages dont Consultant Puissance IA et fondateur de l’agence 1min30, DécisionIA accompagne consultants, dirigeants et entreprises dans la transformation de leur travail par l’intelligence artificielle. Plus de 150 dirigeants et consultants formés depuis janvier 2026. Sa conviction : l’IA propose, le dirigeant décide. decisionia.com
À propos de Bruno Marie-Rose
Médaillé olympique, ancien recordman du monde, ingénieur de formation, Bruno Marie-Rose a présidé la Ligue nationale d’athlétisme avant de diriger la technologie et les systèmes d’information des Jeux Olympiques de Paris 2024. Il dirige aujourd’hui le cabinet Sprint Tech Consulting et met son expérience au service de la transformation technologique du mouvement sportif.

















