RUGBY : Relégation du Nissa Rugby, une décision attendue mais pas irrémédiable
La décision de relégation rendue aujourd’hui par l’Autorité de Régulation du Rugby était attendue.
Une procédure d’appel va désormais être engagée, ce qui laisse un délai d’une quinzaine de jours pour trouver une solution.
La Ville de Nice a proposé un plan de sortie de crise au club, par l’intermédiaire d’un courrier, destiné à préserver le Nissa Rugby de la relégation tout en lui donnant les moyens de se structurer durablement.
Cette proposition repose d’abord sur un engagement exceptionnel de la collectivité. Alors que la Ville de Nice a déjà consacré cette saison plus de 3,5 millions d’euros au Nissa Rugby, au travers des subventions accordées et des investissements réalisés sur les équipements du stade, et que le club a bénéficié de près de 4,5 millions d’euros d’aides publiques en intégrant l’ensemble des collectivités, à l’exception de la Région, la Ville propose de reconduire ce niveau exceptionnel de soutien financier pour la saison prochaine. Pour autant, la Ville n’ira pas au-delà de ce montant car elle a déjà atteint le plafond légal et ne peut pas contourner le Code du Sport. Il n’est pas question non plus de porter atteinte à tous les autres clubs niçois qui ne bénéficient pas d’un tel soutien.
À cet engagement s’ajoute la réalisation, dès septembre 2027, d’une tribune permanente de 1 400 places d’hospitalité. Cet équipement permettra au club de disposer d’un véritable modèle économique grâce à de nouvelles recettes d’hospitalité, indispensables à son équilibre financier et à son installation durable en Pro D2.
Cette tribune constituera la première étape d’un projet de stade pensé pour accompagner la progression du club. Si les résultats sportifs permettent demain au Nissa Rugby d’accéder en Top 14 et de s’y maintenir durablement, la Ville pourra engager une seconde phase avec la réalisation de tribunes complémentaires afin d’adapter progressivement le stade aux exigences de ce niveau de compétition.
En ce qui concerne le manque de recettes estimé à 1,2 million par le Club, dû à l’absence de tribune hospitalités, la Ville rappelle que cette somme a déjà été compensée via une augmentation de 1 146 000 euros de subventions cette saison. Dans le même temps, la Région qui avait promis 70 000 euros à la SAS ne les a jamais versés. Il serait peut-être opportun que le Club sollicite un soutien de leur part.
Par ailleurs, la Ville attire l’attention sur la nécessité, pour le Club, d’établir un budget plus réaliste, en adéquation avec les exigences d’une première année en Pro D2. Tel n’est pas le cas aujourd’hui, avec une masse salariale prévisionnelle des joueurs en hausse de 88 %, passant de 2 millions d’euros à 3,8 millions d’euros, alors même que plusieurs clubs de Pro D2 parviennent à se maintenir avec une masse salariale avoisinant 2,5 millions d’euros.
La proposition de la Ville constitue ainsi un accord équilibré, de nature à répondre aux attentes de l’Autorité de Régulation du Rugby tout en apportant des garanties et satisfaction à chacune des parties.
Aujourd’hui, la solution existe. La Ville de Nice a pris toutes ses responsabilités en mettant sur la table ce projet. Il appartient désormais à Monsieur Aldigé et aux investisseurs de prendre les leurs et de l’accepter afin de préserver le club de la relégation et de lui offrir les perspectives qu’il mérite.
Dans le cas contraire, s’ils considèrent ne plus être en mesure de porter durablement ce projet, ils devront en tirer toutes les conséquences, en sachant qu’un repreneur s’est déjà positionné.
La Ville de Nice demeure pleinement mobilisée afin que cette solution puisse permettre de préserver l’avenir du rugby niçois.
















