VOILE : Théa KHELKIF s’apprête à franchir un cap important de sa carrière en Class40
Avril ouvre pleinement la saison Class40, avec une flotte déjà repartie entre Atlantique et Méditerranée.
Entre épreuves en équipage, formats au large et premiers rendez-vous en solitaire, les skippers entrent dans le vif du sujet. Un mois structurant, qui lance véritablement les dynamiques sportives de l’année.
Les réactions des participants :
À 27 ans, Théa Khelif s’apprête à franchir un cap important de sa carrière en Class40. Arrivée sur le circuit en 2025, la skipper d’Airvance Océalian – Térélian, basée au Havre, aborde la Trin’40 comme une étape incontournable : « La Trin’40 est un passage obligé pour moi, pour me tester sur une première course en solitaire, et aussi pour me qualifier à la Route du Rhum ». Ce projet en solitaire s’inscrit dans une ambition de longue date, rendue possible grâce au soutien de l’écurie Water and Technology Factory.
Théa Khelif – Georgia Schofield – Transat Café L’Or
« Je compte bien profiter de cette première saison en solitaire pour engranger un maximum d’apprentissages ». Consciente des exigences du solo, elle admet une part d’appréhension, mais reste confiante grâce à ses acquis : « Ma première grosse expérience sur la Transat Café l’Or va me permettre d’anticiper quelques situations ». Son objectif reste mesuré mais essentiel : « Bien finir la course en ayant su gérer mes ressources du début à la fin ».
Benoit Sineau – Jean-Louis Carli – Transat Café L’Or
À 55 ans, Benoît Sineau aborde la Trin’40 avec l’expérience d’un marin aguerri et la volonté de poursuivre sa progression en Class40. Arrivé sur le circuit en 2025 et auteur d’une solide 7e place lors de la dernière Transat Café L’Or, le skipper d’Ekinox inscrit cette épreuve dans une saison tournée vers le solitaire et la préparation à la grande échéance de fin d’année : « C’est une course en solo sur une année axée solitaire pour une préparation pour la Route du Rhum. Donc évidemment, c’est une course qu’il faut faire pour s’entraîner avant tout ».
Installé à proximité de La Trinité-sur-Mer, il bénéficie également d’un cadre logistique idéal pour aborder l’épreuve sereinement. Habitué de la navigation en solitaire, Benoît Sineau voit dans cet exercice bien plus qu’une simple compétition : « Ça représente un exercice particulier, une espèce de quête personnelle, à la fois de contemplation quand on est seul en mer et également un petit peu de dépassement de soi ». Un engagement total, où chaque décision repose uniquement sur le skipper : « On est maître à bord de tous les choix ; quand on prend ses propres décisions, on doit les assumer jusqu’au bout. Je trouve que c’est extrêmement gratifiant comme exercice ». Côté objectifs, la ligne est claire : faire mieux que la saison passée tout en continuant à progresser. « On a fait pratiquement septième toute l’année dernière donc je vais essayer de faire mieux ».
À 35 ans, Lomano Takasi, skipper du Class40 Réauté Chocolat s’apprête à découvrir un nouveau cap dans sa carrière en Class40. Le skipper originaire de Wallis-et-Futuna est désormais basé à Saint-Malo. Il aborde la Trin’40 comme une étape clé dans sa préparation à la Route du Rhum, mais aussi comme une opportunité précieuse d’accumuler de l’expérience : « C’est quand même un top entraînement en solitaire grandeur nature ».
Lomano Takasi – Qaptur
Encore relativement nouveau dans la classe, avec peu de milles à son actif sur ce support, il voit dans cette course un moyen idéal de progresser rapidement : « On n’aura pas d’autres courses plus élevées que ça en termes de milles avant la Route du Rhum ». Après un chantier d’hiver volontairement limité, principalement axé sur la vérification du bateau, l’objectif est désormais clair : naviguer et apprendre.
La Trin’40 marquera d’ailleurs une grande première pour lui en solitaire sur un Class40. S’il reconnaît une part d’appréhension, elle reste mesurée : « Le solitaire, ce n’est pas quelque chose qui me fait peur notamment grâce à mon parcours en Figaro, mais c’est quelque chose que je vais découvrir sur le Class40. » Entre nouvelles manœuvres et prise en main du bateau, il aborde cette échéance avec humilité et lucidité : « Je vais surtout m’appliquer à ne pas faire de bêtises, à faire des manœuvres propres. » Lomano Takasi sait que plus que le résultat, son objectif est avant tout de construire des bases solides en solitaire et de lancer sa saison : « Prendre le temps de bien faire les choses et réfléchir à chaque fois que je vais faire prendre une décision ».
SOURCE : NL Class40 n°37.
















