RUGBY : Vilain Coq – Quand l’esprit du rugby réinvente l’artisanat textile français
À Toulon, la marque Vilain Coq, portée par le rugbyman David Verdure, bouscule les codes du balnéaire via une fabrication 100 % française et artisanale.
C’est un véritable essai transformé en terre toulonnaise. Là où le rugby est une religion, une nouvelle équipe entre sur le terrain du textile avec la même fougue qu’un ailier filant vers l’en-but. Vilain Coq, marque audacieuse née sous le soleil du Var, impose sa vision du « Made in France » avec une énergie débordante. Loin de la fast fashion et des productions standardisées, l’entreprise joue la carte de l’offensive artisanale, prouvant que le style et l’éthique peuvent former une charnière redoutable.
Du terrain de rugby à l’atelier de confection
Au cœur de cette mêlée créative se trouve un capitaine au profil atypique : David Verdure. À 26 ans, ce natif de Laval en Mayenne a troqué les crampons pour les aiguilles, sans jamais perdre sa combativité. Autodidacte, il incarne cette génération qui n’hésite pas à monter au front pour défendre ses valeurs. Le fondateur injecte l’adrénaline du sport dans chaque fibre de ses créations.
« Je passe volontiers du terrain de rugby à l’atelier, toujours prêt à apprendre par moi-même et à relever de nouveaux défis », explique David Verdure, fondateur et designer de Vilain Coq.
Cette mentalité de compétiteur se traduit par une volonté farouche de faire bouger les lignes. Têtu, fonceur, le jeune entrepreneur aborde la création textile comme un match décisif : il faut tester, oser, recommencer jusqu’à la perfection du geste technique.
Un savoir-faire artisanal qui muscle le jeu
Chez Vilain Coq, la stratégie est claire : aucune concession sur l’origine. C’est du 100 % français, de la fibre jusqu’à la dernière couture. La marque refuse le banc de touche de la délocalisation et s’ancre solidement dans le Sud-Est. Chaque slip de bain est une pièce unique, façonnée à la main, sculptée pour résister à l’épreuve du temps et des éléments. La production ne se fait pas à la chaîne, mais au rythme soutenu des artisans passionnés. C’est un travail physique, précis, une performance technique où chaque détail compte.
« Ici, pas de production à la chaîne, mais un travail soigné, cousu main et fait à la commande », précise l’équipe de Vilain Coq.
Les modèles, aux noms évocateurs comme « Le Trash », « Le Grrrr » ou encore « Le Cocorico », affichent une personnalité trempée. Ils sont taillés pour ceux qui refusent de passer inaperçus, revendiquant une « élégance de l’indiscipline » qui claque comme un plaquage offensif. La marque élargit d’ailleurs son terrain de jeu avec des gammes de sweats, pulls et sherpas, prouvant qu’elle a du souffle pour jouer les prolongations hors saison estivale.
Une charnière de direction complémentaire
Pour mener ce combat, David Verdure forme un duo de choc avec Marjolaine Puech Kriegel. À 37 ans, cette co-fondatrice originaire d’Angers apporte sa vision instinctive et son art de vivre. Si David est la force de percussion, Marjolaine est la stratège créative qui transforme l’essai.
« J’adore transformer une idée qui pique ma curiosité en un projet qui a du style toujours avec une dose d’audace », souligne Marjolaine Puech Kriegel, co-fondatrice.
Ensemble, ils orchestrent une marque qui navigue entre mode et performance, soutenant l’économie locale et préservant des compétences textiles précieuses sur le territoire national.
Défense de fer pour l’environnement
Sur le plan écologique, Vilain Coq dresse une défense impénétrable. Face à l’adversaire climatique, la marque sélectionne rigoureusement des matières durables. L’éco-responsabilité n’est pas une option tactique, c’est le plan de jeu fondamental.
« On croit dur comme fer que style et éthique peuvent (et doivent) aller de pair », insiste la direction de la marque.
Le résultat est un équipement moderne, qualitatif et exclusif. Vilain Coq ne se contente pas de participer au championnat de la mode balnéaire ; l’ambition est de conquérir le cœur des consommateurs en quête de sens et de caractère.
Pour découvrir cette collection qui a du punch, le coup d’envoi est donné sur leur vitrine numérique (https://www.vilaincoq.fr/).
Une chose est sûre : dans le match du style engagé, les Toulonnais ont clairement l’avantage du terrain.


















