INSTITUTIONNEL : Féminisation dans les organisations sportives, entre progression mesurée, difficultés et mobilisation des structures
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le COSMOS vous présente son Baromètre féminisation 2026, offrant une vision précise de la place des femmes dans le sport : pratique, emploi et gouvernance.
Cette édition, réalisée auprès de 1 059 organisations sportives, met en lumière les avancées mais aussi les obstacles persistants à la féminisation dans le secteur :
40 % de femmes parmi les pratiquants (vs 39 % en 2025),
35 % de femmes salariées dans les organisations sportives,
68 % des structures ont initié ou prévoient des actions pour promouvoir la féminisation, en progression de 4 points par rapport à 2025.
Principaux obstacles identifiés : manque de temps libre, difficultés de transformation de la gouvernance, stéréotypes de genre et perceptions de disciplines « masculines »
Le Baromètre met également en avant les initiatives concrètes menées par les organisations pour favoriser un environnement inclusif : accès à la pratique, accompagnement des talents féminins vers les postes de direction, sensibilisation et bonnes pratiques.
Le COSMOS publiera prochainement une version actualisée de son Guide des bonnes pratiques féminisation, basée sur les actions partagées par les répondants.
Peu avant la Journée internationale des droits des femmes, le COSMOS publie son Baromètre féminisation 2026 dans le but de donner une vision fidèle et étayée du sujet : part des femmes, freins rencontrés et initiatives mises en place par les organisations. Cette analyse s’appuie sur 1 059 organisations sportives répondantes dont 96% sont des associations et 70% comptent de 1 à 7 salariés. Une parité est observée parmi les répondants. Il en ressort notamment que les femmes représentent 40% des effectifs de pratiquants, un chiffre légèrement supérieur au Baromètre féminisation 2025 du COSMOS (39%).
Elles sont 35% à occuper un emploi salarié dans les effectifs des organisations interrogées. La prise en compte de la féminisation grandit au sein des organisations puisque 68% d’entre elles ont initié ou vont initier une action liée à la féminisation en 2025 et/ou 2026, une progression de 4 points par rapport à 2025. Des obstacles subsistent cependant à une plus grande féminisation de la pratique, de la gouvernance ou encore de l’emploi. Six ressortent particulièrement, parmi eux : la difficulté à dégager du temps libre citée par 40% des répondants ou encore les difficultés de transformation de la gouvernance, citées par 38%.
Ces obstacles sont souvent le résultat de représentations sociétales et de stéréotypes de genre : 37% des répondants indiquent y faire face à l’extérieur du système sportif comme à l’intérieur (perception de disciplines « masculines », espace sportif considéré comme « masculin », absence de femmes aux postes à responsabilités, …).
Des actions concernant notamment l’accès à la pratique sportive, l’accompagnement des talents à occuper des postes de direction, la sensibilisation et la mise en avant de bonnes pratiques sont mises en place afin de créer un environnement inclusif et plus favorable à l’épanouissement de toutes.


















