SKI : Nutrition, repos, une olympienne révèle comment les athlètes se préparent aux JO d’hiver
À l’approche de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina, prévue ce vendredi, l’olympienne espagnole Katia Griffiths, participante aux Jeux de Sotchi en 2014, s’est confiée à Casino.org sur les thèmes suivants.
- La préparation mentale et physique des athlètes à l’abord des JO.
- L’aspect le plus important pour performer le jour J.
- À quoi a dû ressembler cette semaine sur le plan alimentaire.
- Son avis plus que favorable sur le choix des Alpes françaises pour les Jeux olympiques d’hiver de 2030.
Q : Participer aux Jeux olympiques est souvent le moment le plus important de la carrière d’un sportif. Comment se passe la préparation en ce qui concerne le régime alimentaire, la nutrition, le sommeil et la récupération ? Pourriez-vous nous donner un aperçu de ce que vit un athlète, surtout lors des Jeux d’hiver et dans ce genre de compétitions ?
Katia Griffiths : « Lorsqu’on se prépare, on vit vraiment dans une sorte de bulle. Tout est axé sur le fait de s’assurer que notre corps est au sommet de sa forme et d’arriver à la compétition avec le moins de blessures possible. »
« L’alimentation est super importante, mais pour moi, le sommeil était vraiment l’élément principal. On voyage énormément pour participer à d’autres compétitions dans différents pays avant les JO, donc le repos est essentiel pour performer le jour J. »
« La récupération est aussi primordiale : travailler avec des physios, faire des exercices de mobilité… tout cela est très important pour éviter les blessures et s’assurer d’arriver aux Jeux aussi près de 100 % que possible. »
Q : Pour une athlète de ski freestyle comme vous, à quoi cela ressemble-t-il une semaine avant le début des Jeux sur le plan alimentaire ?
Katia Griffiths : « Je dirais qu’à une semaine de l’événement, on essaie vraiment de se reposer le plus possible et de rester concentré. En 2014, je suis arrivée aux Jeux olympiques blessée, donc j’étais en période de convalescence et je faisais tout ce que je pouvais pour me sentir mieux. »
« Pour ce qui est de la nourriture, on veut simplement donner au corps tout le carburant nécessaire. Ça dépend vraiment de chaque personne, mais pour moi, c’était beaucoup de glucides et je m’assurais d’avoir une alimentation équilibrée. »
« Je n’étais pas obsédée par mon régime : j’ai toujours eu une approche assez saine de la nourriture, donc ce n’était pas quelque chose que je devais me forcer à faire. L’essentiel, c’est tout ce qui vous aide à garder votre énergie. »
Q : Quel est le régime spécifique d’un skieur et combien de calories les athlètes consomment-ils durant la semaine précédant une épreuve ?
Katia Griffiths : « C’est certainement un mélange de protéines et de glucides ; les pâtes, par exemple, sont une bonne source d’énergie. Les différentes disciplines exigent des régimes variés, mais en ski acrobatique, à l’époque, ce n’était pas une priorité absolue. »
Je dirais que j’en consommais probablement autour de 3 000 calories, un peu plus que la normale quotidienne, mais rien d’extrême. »
Q : Les Alpes françaises accueilleront les Jeux olympiques d’hiver de 2030. Qu’en pensez-vous ?
Katia Griffiths : « Je pense que les Alpes françaises seront un site exceptionnel pour les JO. La France sait comment organiser de grands événements, comme ils ont pu le faire à Paris en 2024, et les Alpes sont magnifiques. »
« Le terrain est parfait ; ce sera donc incroyable pour les athlètes et les spectateurs. Ce seront d’excellents Jeux. Je passe beaucoup de temps à skier dans les Alpes, que ce soit en France ou en Autriche, alors le fait que les Jeux olympiques se déroulent plus près de chez moi est vraiment excitant.
« J’ai également beaucoup skié aux États-Unis, mais les Alpes restent un endroit unique sur terre. »


















