BEACH VOLLEY : Le Paris Beach Pro Tour est ouvert !
Les tableaux principaux de la deuxième édition du Paris Beach Pro Tour Élite 16 ont débuté ce jeudi au cœur du Stade Roland-Garros. Malgré le soutien d’un public déjà électrique, les trois paires tricolores ont été battues.
Elles devront s’imposer ce vendredi pour s’extraire de leur poule et accéder au prochain tour.
À retenir :
Premiers échanges sur le court Philippe-Chatrier et sur les courts annexes Les meilleurs mondiaux aux rendez-vous, les paires françaises battues Fin de la phase de poules ce vendredi
Le court Philippe-Chatrier du Stade Roland-Garros a de nouveau vibré au rythme des smashes, des aces et des plongeons. Pas de terre battue cette fois mais bien le sable posé au milieu des tribunes déjà enthousiastes dès le premier jour de compétition. Pour cette première journée du tableau final et les premières rencontres de la phase de poules, si les meilleures équipes mondiales, pratiquement l’intégralité du top 10 tant chez les femmes que chez les hommes, ont dans l’ensemble fait respecter la logique, les trois paires françaises engagées ont hélas connu des débuts délicats.
En fin de soirée, Youssef Krou et Arnaud Gauthier-Rat (11e mondiaux), meilleur binôme tricolore, ont connu de grandes difficultés face aux Brésiliens Pedro Solberg/Guto (n°33). Défaite sèche 0-2 (14-21 ; 13-21) en à peine 35 minutes et une grosse frustration. « C’est dur, admet Arnaud Gauthier-Rat. Il y avait beaucoup d’attentes mais il faut se donner le droit à l’erreur même si bien évidemment nous aurions aimé faire une autre prestation que celle-là. Mais il nous reste deux matches pour aller chercher une qualification pour la suite. On reste dans le jeu. Nous sommes dos au mur, mais ça nous est déjà arrivé et nous avons su nous redresser. Ce n’est pas fini. Une bonne nuit de sommeil et on espère pouvoir montrer du beau sport vendredi et rendre au public à la hauteur de ses encouragements. »
Face à un binôme issus des qualifications, après avoir notamment écarté les Français Canet/Rotar, les Bleus ont semblé manquer de rythme. « C’est notre premier match depuis huit semaines et sans opposition, sans rythme de jeu, c’est compliqué, confirme Youssef Krou. C’est une équipe qui nous pose souvent des problèmes puisqu’on les a joués deux fois cette année et ils nous ont battus deux fois. On a tout de même essayé d’aller le moindre point car en cas d’égalité, chaque point peut compter. »
Rémi Bassereau et Julien Lyneel ont plus logiquement connu une entame difficile face à d’autres Brésiliens, les n°5 mondiaux George/Andre, médaillés de bronze des derniers mondiaux (15-21 ; 11-21). « C’était notre premier match depuis 4 mois et il faut reprendre le rythme même si on ne se cache pas derrière ça, commente Julien Lyneel. On doit aussi retrouver notre symbiose. On savait que ce serait dur. Le score est lourd mais nous n’avons pas le temps de trop cogiter car il faut déjà penser à demain. On ne baisse pas la tête. Il n’y a pas de calcul à faire car les trois équipes du groupe sont très fortes. Il n’y a pas le droit à l’erreur. Dès qu’il y a une petite faiblesse, tu prends trois points. C’est le très haut niveau. »
Même déception dans le tableau féminin pour la seule paire tricolore. Face aux n°16 mondiales, les Allemandes Svenja Müller/ Cinja Tillmann, médaillées de bronze des derniers Mondiaux et troisièmes de l’Élite 16 de Hambourg, en août, Lézana Placette et Alexia Richard (n°21) ont tenu la moitié du premier set (12-12) avant de céder (17-21 ; 12-21). « Contrairement à nous, elles ont réussi à monter leur niveau au fil du match, analyse Lézana Placette. Il nous a parfois manqué 5% d’intention et à ce niveau, ce sont ces 5% qui font la différence. Nous avons quand même réussi à prendre du plaisir et on a hâte de rejouer samedi. » Avec une confiance intacte. « Demain est un autre jour avec d’autres équipes et une autre approche de match, confie Alexia Richard. Il faudra corriger les petits pépins d’aujourd’hui notamment sur la confiance qui a un peu vacillé aujourd’hui quand elles nous ont mis la pression. Nous restons sereines et confiantes. Ce n’est pas parce que le score du deuxième set est sévère que nous n’avons pas fait de bonnes choses. Et on va aller chercher la victoire. L’objectif reste de passer au tour suivant. »
Ce vendredi, fin de la phase de poules, dès 9 heures. Les premiers de chacune des quatre poules accéderont directement aux quarts de finale. Les deuxièmes et troisièmes disputeront un « round of 12 » (2e d’une poule contre 3e d’une autre poule) et devront s’imposer pour poursuivre leur route. Krou – Gauthier-Rat affronteront les Italiens Ranghieri/Carambula (n°6) à 14 heures, puis les Néerlandais Brouwer/Meeuwsen (n°8), finalistes à Roland-Garros l’an dernier, à 21 heures. Lyneel-Bassereau auront aussi des adversaires de très haut niveau avec les Hörl/Horst (n°19), issus des qualifications, à 13 heures, et surtout, à 19 heures, les Italiens Cottafava/Nicolai (n°7), troisièmes à Paris en 2022 et encore finalistes à Hambourg cet été.
Dans le tableau féminin, Placette/Richard seront d’abord opposées aux Allemandes médaillées de bronze des derniers championnats d’Europe, Ludwig/Lippmann (n°27), à 15 heures, puis, à 20 heures, aux redoutables Américaines Hughes/Chen (n°2), quatrièmes l’an dernier, et finalistes du tournoi Élite 16 de Gstaad en juillet.









