VOLLEY BALL : Beach pro tour – Jours de fête à Roland-Garros
Ambiance festive dans les allées de Roland-Garros et grand spectacle sportif sur les courts, la première édition du Paris Beach Pro Tour tient toutes ses promesses.
Malgré l’absence de paires françaises en quart de finale, le spectacle s’annonce de très haut niveau tout le week-end avec les meilleures équipes du monde au rendez-vous. De quoi faire trembler le central de Roland-Garros.
A retenir
Les trois paires tricolores s’arrêtent dès les poules mais peuvent nourrir de sérieux espoirs pour la suite de leur aventure vers Paris 2024
Les champions olympiques, champions du monde et tous les cadors au rendez-vous des quarts de finale Plus de 15 000 spectateurs attendus ce week-end pour les quarts de finale et demi-finales samedi, et les finales, dimanche.
Sur la place des Mousquetaires du Stade Roland-Garros, Henri Cochet, René Lacoste, Jean Borotra et Jacques Brugnon, héros du tennis français dans les années 20, ou plutôt leur statue de bronze, assistent à un drôle de spectacle depuis le lancement, jeudi, du Paris Beach Pro Tour, étape française du circuit d’excellence de la discipline. Pas la moindre petite balle jaune dans les parages, mais un ballon de volley que les jeunes spectateurs viennent se passer sur les pelouses posées au pied du court Philippe-Chatrier. Sur l’écran géant installé juste à côté, les images des rencontres disputées sur le court central défilent. Le soleil est là, les transats aussi. Alors forcément, certains viennent y profiter d’un moment de détente sans rien manquer du spectacle. Et pour éviter la moindre fringale, une dizaine de foodtrucks se sont garés là, prêts à étancher la moindre la soif. Au-delà de rencontres de très haut niveau avec les meilleures paires mondiales, le Paris Beach Pro Tour c’est aussi cette ambiance.
Sur le sable, Arnaud Gauthier-Rath et Youssef Krou ont aperçu la perspective des quarts de finale. Issue des qualifications, la paire tricolore avait parfaitement débuté sa journée en disposant au tie-break des Néerlandais Luini/Penninga, après avoir même sauvé une balle de match (16-21, 23-21, 15-11). Une victoire lors de leur troisième match de poule leur aurait offert une place dans le top 8. Malheureusement, les Français, pointés au 42e rang mondial, n’ont jamais réussi à inquiéter les Italiens Nicolai/Cottafava, n°7 mondiaux (12-21, 15-21). « On a pris une belle déculottée, constate Youssef Krou. On est un peu déçus, mais contents de nos prestations avec deux matchs de qualification et deux bons matchs de poule avec un que l’on aurait pu gagner. » « On reste satisfaits de notre niveau sur l’ensemble du tournoi, insiste Arnaud Gauthier-Rath. Ce matin, l’ambiance nous a permis d’aller chercher un supplément d’énergie dans un match où nous étions en difficulté. Ça montre le niveau international aujourd’hui. Un match un peu en dessous et c’est la punition immédiate. On prouve aussi que l’on est capable de faire des résultats susceptibles de nous qualifier pour les Jeux olympiques de Paris. Sur les six tournois que nous avons joués ensemble, trois compteraient dans la qualification aux Jeux. Si l’on réitère ce niveau de résultats, cela nous donne une bonne chance d’être bien classés. »
Julien Lyneel : « Nous ne sommes pas si loin »
L’aventure parisienne de la toute nouvelle paire tricolore composée de Rémi Bassereau et Julien Lyneel, tous les deux transferts du volley indoor, s’arrête également dès la phase de poules. Battue jeudi soir par les Polonais Michal Bryl et Bartosz Losiak, n°2 mondiaux, vainqueurs de la dernière étape du Beach Pro tour à Hambourg et médaillés de bronze des Mondiaux de Rome, le duo français n’a pas été très loin de signer vendredi matin sa première victoire sur le sable. Face aux Australiens Carracher/Nicolaidis, quarts de finaliste des derniers championnats du monde, ils se sont finalement inclinés au tie-break (18-21, 21-16, 12-15). Les Tricolores affichaient leur déception à la sortie du court Philippe-Chatrier. « Il y a plus de frustration que pour le premier match, regrette Julien Lyneel. L’équipe de ce matin jouait dans un style complètement différent de celle d’hier mais elle était sans doute plus abordable. Ce n’est pas passé loin mais il y a de la déception car on aurait pu faire mieux. » Néanmoins, cette élimination ne doit pas masquer des motifs d’espoirs. « Il y a eu de belles choses et du positif qu’il faut retenir, poursuit Lyneel. Il faut être réaliste, humble, mais il faut aussi voir le positif. Et il y en a. On va se répéter encore pendant un petit moment mais nous sommes en apprentissage. Ça ne fait que trois mois et demi que l’ont fait du beach tous les deux, c’est notre premier tournoi et on joue avec le gratin mondial. Tout ça, ça s’apprend. Malgré deux défaites, nous ne sommes pas si loin. On se rend compte qu’on fait déjà des trucs malgré notre inexpérience. On sait qu’on a encore tout à apprendre. On reste positifs, mais nous sommes des compétiteurs et on n’aime pas perdre. Le chemin est encore long. » Dans la soirée, les deux Français défieront les Néerlandais Brouwer/Meeuvsen, n°3 mondiaux. Une nouvelle occasion de se jauger par rapport à l’une des paires les plus performantes du circuit.
Fin d’aventure également dans le tableau féminin, pour la paire tricolore Lézana Placette et Audrey Richard. Handicapées par les problèmes respiratoires de Placette, les Bleues, battues assez sèchement par deux paires suisses de très haut niveau, Brunner/Hüberli (n°5 mondiales) puis Böbner/Vergé-Dépré, n’ont pu aller chercher l’exploit lors de leurs deux premières rencontres. Mais elles aussi ont forcément acquis encore un peu plus d’expérience.
Champions olympiques, champions du monde et numéro 1 mondiaux au rendez-vous des quarts
Les deux premiers de chaque poule disputent ce samedi les quarts de finale puis, en night session, les demi-finales. Les spectateurs attendus très nombreux tout au long du week-end pourront notamment apprécier les performances, chez les hommes des Norvégiens Anders Berntsen Mol et Christian Sandlie Sørum (champions du monde à Rome cet été et champions olympique à Tokyo), des Qatariens Ahmed/Cherif (médaillés de bronze à Tokyo et n°8 mondiaux), des Néerlandais Brouwer/Meeuvsen (n°3 mondiaux) ou encore des Polonais Bryl/losiak (n°2 mondiaux). Chez les femmes, toutes les favorites sont également au rendez-vous avec Les Brésiliennes Carol/Barbara (n°1 au classement mondial) et Duda/Patricia (championnes du monde en titre), les Lettones Kravcenoka/ Graudina (championnes d’Europe en titre) ou les Américaines Cheng/Flint (victorieuses de la dernière étape du Beach Pro Tour à Hambourg).
Avec les finales programmées dimanche à partir de 12h30, le week-end s’annonce torride sur le central de Roland-Garros. Bonne nouvelle, quelques places sont encore disponibles pour cette grande fête du beach-volley.
















