VOLLEY BALL : Paris Beach à Roland-Garros !
Les meilleures paires mondiales de beach volley se sont installées sur le central Philippe-Chatrier de Roland-Garros, à l’occasion de la première édition du Paris Beach Pro Tour, seule étape française de ce circuit de prestige.
Jusqu’à dimanche, dans une ambiance survoltée avec déjà plus de 15 000 billets vendus pour le week-end, la fête promet d’être particulièrement intense.
A retenir
Des joueurs avec des yeux d’enfant en entrant sur le court central
Youssef Krou et Arnaud Gauthier-Rat proches de l’exploit
Un défi logistique impressionnant, un montage sans ambûches et un branding marqué
Premiers pas dans le sable pour la nouvelle paire tricolore Lyneel-Bassereau
Un village d’animations très diverses avec de l’initiation aux différentes pratiques du volley, bars, food trucks et activations partenaires originales
Un public très diversifié (public scolaire, passionnés de volley, familles, jeunes…)
« Allez les Bleus ! Allez les Bleus ! » Youssef Krou et Arnaud Gauthier-Rat ne s’attendaient sans doute pas à pareille ambiance. Sur le central de Roland-Garros, les cris des scolaires invités pour cette première journée du Paris Beach Pro Tour résonnent quasi sans interruption, amplifiés par le toit fermé. Taulier de l’endroit avec ses 13 titres acquis sur la terre battue de la Porte d’Auteuil, Rafael Nadal aurait probablement un choc en découvrant « sa maison » en mode beach volley. « Faites du bruit, les joueurs sont prêts », le slogan de l’événement, résume parfaitement l’esprit du tournoi. Black Eyes Peas et Magic System à fond dans les haut-parleurs, speaker survolté et panneaux lumineux qui clignotent à chaque ace, à chaque contre ou encore à chaque smash, la fête promise est bien au rendez-vous. A coup sûr, tous ces élèves vivent là leur plus belle journée de cours depuis la rentrée.
Même si cela n’a pas suffi pour créer l’exploit et venir à bout de la paire qatarienne Sherif-Ahmed, médaillée de bronze à Tokyo, malgré un premier set gagné et une balle de match dans le tie-break (21-23 ; 23-21 ; 18-16), Arnaud Gauthier-Rat a profité du moment. « C’est sportivement extrêmement frustrant car cette équipe fait partie des deux ou trois meilleures paires au monde et était à notre portée, confie-t-il. On s’est accrochés, c’était le scénario parfait mais ils ont montré que c’était de très grands joueurs. Malgré tout, c’était incroyable de jouer dans cette atmosphère avec tout le public pour nous et tous ces encouragements. C’est rare de se sentir soutenus comme ça, ça fait souvent la différence. Déjà mercredi dans les qualifications (jouées Porte de Pantin), le dernier match s’annonçait très difficile et puis à 20h30 avec tout Paris derrière nous, on n’a fait qu’une bouchée d’eux. Ça ne serait pas passé comme ça ailleurs. Personnellement, je suis né en région parisienne, tous mes amis sont là. On fait aussi ce sport pour les beaux endroits mais je n’aurais jamais imaginé qu’il y aurait un jour un tournoi de volley à Roland-Garros. C’est un lieu mythique ! S’échauffer dans les vestiaires où on a vu Nadal, Federer, ça donne une saveur particulière. En plus, on a des conditions parfaites avec un sable de qualité, des tribunes incroyables. » De quoi envisager la suite du tournoi avec optimisme et surtout beaucoup d’envie. « Que ce soit en qualification ou aujourd’hui, on a fait trois matchs pleins et avec ce niveau-là, on peut battre n’importe quelle équipe dans le monde. Il nous reste deux matchs à aller chercher et on va revenir forts demain. Avec en plus l’ambiance de la night session, ça va être chaud. »
800 tonnes de sable apportées à Roland-Garros
Lancé il y a quelques mois par RnK, société événementielle spécialisée dans les événements sportifs, le projet est donc devenu aujourd’hui une réalité. « Après deux mois de préparation, deux mois planification, c’est parti, se réjouit David Donnelly, président et cofondateur de RnK, organisatrice du Paris Beach Pro Tour. Tout le monde semble content et les athlètes ont des yeux d’enfant quand ils découvrent le site. L’effet Roland Garros est assez extraordinaire. Je suis vraiment très très content. Nous voulions apporter quelque chose de supplémentaire à ce sport et ça passait par le lieu. Nous avions la volonté d’avoir un effet wahou. Nous avons rencontré la Fédération de tennis qui souhaitait ouvrir son stade au-delà des trois semaines des Internationaux de tennis, les dimensions collaient et nous voilà aujourd’hui avec notre bac à sable sur ce central Philippe-Chatrier. Juste en dessous du court, il y a la terre-battue que nous avons protégée puis nous avons déposé le sable sur 40 cm d’épaisseur. Sur chaque court, cela représente un peu plus de 250 tonnes de sable venu de la région parisienne, soit près de 800 tonnes pour les trois courts. C’est simple à expliquer mais c’est une grosse logistique que nous avions très méticuleusement préparée pour que deux jours suffisent à tout monter puis à tout démonter. Nous sommes dans la dynamique des Jeux olympiques et paralympiques dans deux ans. Je suis certain que le beach qui se jouera sur le Champ de Mars sera un sport majeur car c’est hyper spectaculaire. Notre but est vraiment d’installer ce rendez-vous et de le faire durer au-delà de Paris 2024. »
Les débuts très attendus de la paire Lyneel-Bassereau sur le sable
Dans la soirée, le public allait de nouveau avoir l’occasion de vibrer avec deux paires tricolores, Lézana Placette et Alexia Richard, dans le tableau féminin, et la nouvelle association masculine composée de Julien Lyneel et Rémi Bassereau, particulièrement attendue pour ses premiers pas dans le sable. Jusqu’à présent habitués au volley « indoor » (victoire en Challenge Cup avec Narbonne pour Bassereau et titre de champion de France avec Montpellier pour Lyneel également vainqueur de la Ligue mondiale en 2015 et 2017), les deux Français ne cachaient pas leur impatience à entrer sur le court central de Roland-Garros. « Pour notre premier tournoi, on ne pouvait pas imaginer mieux, estime Rémi Bassereau. Il y a un côté un peu sacré de se dire qu’ici ce sont habituellement toutes les super stars du tennis. Quand je regarderai Roland-Garros l’année prochaine, je me dirai que moi aussi j’ai joué ici et même que j’ai mangé à la même cantine que Nadal ! » Versés dans une poule très relevée avec notamment les paires Bryl-Losiak (POL) et Brouwer-Meeuwsen (HOL), finalistes de la dernière étape du Beach Pro Tour à Hambourg, la tâche du duo s’avère très complexe. « Cela fait seulement trois mois qu’on s’entraîne, poursuit Bassereau. Nous n’avons que deux ans car l’objectif ce sont les JO et il faut rattraper le temps que nous n’avons pas eu. C’est un apprentissage en mode ultra accéléré et nous progressons tous les jours. C’est une stratégie d’être ici pour vite avoir des points et accélérer le process. Ce tournoi va nous permettre de nous jauger et faire ressortir les défauts. Il y aura beaucoup d’enseignements à tirer pour cibler ce que l’on doit travailler pour ne pas perdre de temps. »
Les phases de poules se poursuivent ce vendredi tant chez les hommes que chez les femmes. Samedi, les deux premiers de chaque poule disputeront les quarts de finale, puis les demi-finales en night session (finales dimanche à partir de 12h30). Quelques places à des prix voulus très abordables pour permettre à un maximum de personnes d’assister au tournoi sont encore disponibles. Avec jusqu’à dimanche, de nombreux food trucks et animations place des Mousquetaires pour offrir à tous les spectateurs la plus belle et intense des expériences.
Renseignements et billetterie sur : parisbeachprotour.rnksport.com
















