VOILE : Assises « Course au Large 2030 », une mobilisation collective et des actions concrètes
Réunis ce jeudi 19 mars à Paris, au siège du groupe BPCE, les acteurs de la course au large ont répondu présents pour les deuxièmes Assises du projet « Course au Large 2030 », lancé par la Fédération Française de Voile.
Ce rendez-vous a marqué une étape clé de la démarche engagée en 2023 pour interroger la discipline sur son impact environnemental, son modèle économique et son rôle sociétal. Les participants ont découvert les premiers résultats des travaux collectifs, la structuration d’une vision commune et, surtout, le lancement des premières actions concrètes.
Une ambition collective réaffirmée
Ces Assises ont rappelé l’objectif central du programme : fédérer toute la filière autour d’une transformation durable de la course au large. En inttroduction, Pierre-Laurent Berne (Banque Populaire) a présenté le « Guide de l’Eau » destiné aux TPE-PME, tandis que Jean-Luc Denéchau, Président de la Fédération Française de Voile, a souligné le rôle structurant de la Fondation de la Voile pour le financement de ce projet collectif.
Depuis plusieurs mois, classes, organisateurs, skippers, partenaires et territoires construisent une dynamique collective inédite, fondée sur le partage et la co-construction.
Jean-Luc Denechau, président de la Fédération Française de Voile : « Ce que je trouve profondément inspirant, c’est la force du collectif mobilisé autour de cette transformation. Ensemble, tous les acteurs de la filière construisent une dynamique nouvelle, fondée sur le partage, l’engagement et l’envie d’innover. Nous avons l’opportunité de réinventer notre modèle en conciliant performance sportive et respect des équilibres environnementaux. Cette transition est déjà en marche, portée par une énergie commune et une volonté d’agir. C’est ensemble que nous écrirons l’avenir de notre discipline ».
Sept actions concrètes pour structurer le passage à l’action
Les Assises ont été l’occasion de dévoiler les premières traductions opérationnelles des travaux menés dans le cadre des ateliers « Course au Large 2030 ». Portées par les participants eux-mêmes, sept actions concrètes ont été présentées autour de trois axes : former, partager et expérimenter.
1. Formation : former l’ensemble des acteurs de la course au large aux enjeux environnementaux et aux leviers d’action.
2. Campagne “Les voix de l’Océan” : mobiliser les skippers pour sensibiliser largement le grand public.
3. Etude sur le transfert des innovations de la Course au Large auprès d’industries connexes
4. Plateforme de ressources : centraliser, qualifier et diffuser les contenus utiles à la transition du secteur.
5. Seconde vie des équipements : organiser le réemploi des matériaux et équipements via une place de marché dédiée.
6. Ateliers exploratoires : structurer la collecte de données, l’éco-conception et le partage d’expertise entre parties prenantes.
7. Etudier le déploiement du label RISE et de l’Ecoscore, développés par la Classe Imoca, aux autres classes.
Une filière déjà en mouvement
Les classes (Ultim, IMOCA, Ocean Fifty, Class40, Figaro, Mini) ont affirmé leur volonté d’intégrer les limites planétaires : maîtrise des cycles de construction, développement du réemploi, outils de mesure d’impact et évolution des règles. Les sponsors apparaissent également comme des partenaires clés, pleinement engagés dans cette transition.
Organisateurs et territoires ont, de leur côté, identifié des leviers concrets pour des événements plus durables :
· Sensibiliser aux enjeux de l’Océan
· Protéger la biodiversité
· Valoriser le territoire
· Favoriser la parité et l’inclusion dans les équipes et les événements.
· Rendre les villages et événements accessibles à tous
· Concevoir des stands durables
· Réduire les déchets
· Favoriser une offre de restauration locale, responsable et respectueuse de l’environnement.
· Réduire l’empreinte carbone liée aux déplacements (des équipes de logistique, du public, des teams).
· Analyser l’empreinte environnementale des événements
Un cap fixé pour 2030 et au-delà
Au fil des échanges, une conviction s’est affirmée : la transformation de la course au large est déjà en marche, mais elle nécessite coordination, engagement collectif et capacité à expérimenter. Ces Assises ont permis de franchir une nouvelle étape, en passant d’une phase de réflexion à une logique d’actions concrètes et partagées.
En clôturant cette journée riche en échanges, les participants ont confirmé leur volonté commune d’inscrire durablement la course au large dans une trajectoire de performance responsable, conciliant innovation, exigence sportive et respect des équilibres environnementaux.


















