SKI : La 40ème Pierra Menta animée par deux duels franco-français
La 40e édition de la Pierra Menta, qui compte également pour le championnat du monde longue distance (ISMF), a démarré sur les chapeaux de roue, animée par les duels franco- français attendus.
Chez les hommes, les tenants du titre, William Bon-Mardion et Xavier Gachet, ont cédé ce 1er « round » pour 18’’ à leurs rivaux français Samuel Equy et Anselme Damevin en 2h30’33’’ esquissant ainsi le podium de l’année dernière. En embuscade, les Italiens Davide Magnini – William Boffelli ferment la marche avec 2’54’’ de retard.
Chez les femmes, Axelle Gachet-Mollaret (6 victoires au compteur), accompagnée de Célia Périllat Pessey, ont, elles aussi, laissé la victoire à leurs challengeuses pour 9’’ à Emily Harrop (double médaillée de Milan Cortina) et Margot Ravinel en 2h57’48’’. Les transalpines Alba De Silvestro et Lisa Moreschini se classent 3e de cette première étape à 9’35’’ des Françaises.
Cette 1re des 4 étapes, très rythmée, comptait 18 manip’, étalées sur 2500 m de dénivelé et 16 km. Ce profil particulier laissait peu d’espace pour creuser de réels écarts et a bénéficié chez les femmes à Emily Harrop et Margot Ravinel, très au point sur les « manip’ » en raison de leur préparation sprint des Jeux Olympiques. C’est d’ailleurs sur le dernier changement de peaux de la journée qu’elles ont doublé Axelle Gachet Mollaret et Célia Périllat Pessey. D’un retard cumulé de 1’30 à mi-course, elles sont revenues progressivement jusqu’à porter l’estocade sur l’ultime « manip’ ».
LE DUEL FÉMININ TIENT TOUTES SES PROMESSES
Plus inquiétant pour Axelle Gachet-Mollaret et Célia Périllat-Pessey, cette remontada est également due à la défaillance de Célia : « C’est parti ultra vite, ça m’a mise dans le dur, on avait 1’30 d’avance, on perd tout à la fin, je suis dégoûtée ». Axelle, sa coéquipière, temporisait à l’arrivée par un : « C’était très serré, on perd quelques secondes, pas de quoi baisser les bras, on verra dans les prochains jours, vivement demain ».
Autre fait de course, 30’’ de pénalité ont été appliquées aux deux paires françaises sur les manip’, ce qui réduit l’écart avec leurs poursuivantes transalpines. Les olympiennes, gagnantes du jour, gardent la tête froide et la motivation, « ça va être un joli fight, ça va être une belle Pierra, très fière de Margot, j’espère que notre prépa’ sprint va nous porter jusqu’à la fin. On les dépasse à la dernière manip’ et on maintient l’écart à la descente… », conclut la championne olympique de Milan Cortina.
LES BEAUFORTAINS CHAHUTÉS SUR LEURS TERRES
Retour sur les hommes, où, là-aussi, les tenants et favoris sont partis très vite et ont imprimé leur rythme jusqu’au sommet de la 2e bosse du Pas de l’Âne. Malgré quelques mouvements d’accordéon, leurs poursuivants tricolores n’ont pas cédé.
C’est à la 3e et ultime difficulté de l’étape, le sommet de la Grande Journée que Samuel Equy et Anselme Damevin, « le mors aux dents », ont fait plier les tauliers et pris la tête pour 30’’ dans l’ultime couloir du Pas des Vaches. Écart maintenu à la manip’ et surtout à la descente que les Beaufortains pourtant experts en la matière ne sont pas parvenus à combler.
Samuel Equy : « C’est la course dont on rêvait, faire armes égales avec les Beaufortains sur leur territoire. On a fait l’écart sur le dernier portage et on est parvenus à maintenir ces quelques secondes d’avance jusqu’à l’arrivée ».
La réponse des Beaufortains ne s’est pas fait attendre dans la raquette d’arrivée : « Une belle jeunesse qui se rapproche. L’étape était très nerveuse, y’avait pas beaucoup de place pour faire des écarts. On a encore 3 jours ! », confie William tandis que son coéquipier ajoute : « On savait que c’étaient nos principaux concurrents, on a vu qu’ils avaient envie de pousser dès la 1re montée. On n’a jamais gagné la 1re étape, les autres années, mais c’est une course qui se gagne sur 4 jours ».
La 3e place du podium est laissée aux Italiens Davide Magnini et William Boffelli. La paire franco – suisse composée de François D’Haene – Rémi Bonnet, partie dans le 2e sas, reste dans la course avec un retard de 10’41’’ et une 8e place au classement. Rémi Bonnet : « Ça fait plaisir de courir avec François, la légende de l’ultra-trail. On est parti dans le 2e sas mais on a bien rattrapé. Plus ça va aller, plus il sera bien et moi moins, ça va s’équilibrer ».
LE PARCOURS EN CHIFFRE
16 km distance à plat
2500 m dénivelé positif et négatif sur la 1re étape
18 nombre de manipulations (retrait et remise des peaux, portage des skis…)
2h55’ écarts entre les vainqueurs (2h30’33) et les derniers classés
300 nombre de bénévoles
230 équipes inscrites
19 pays représentés
30% d’équipe féminines
10 000 de dénivelé sur 4 étapes
CLASSEMENT DE LA PREMIÈRE ÉTAPE
CLASSEMENT HOMMES :
1 : (FR) Samuel Equy – Anselme Damevin : 2:30:33
2 : (FR) William Bon Mardion – Xavier Gachet : 2:30:51
3 : (IT) Davide Magnin – William Boffeli : 2:33:27
4 : (ALL) Anton Palzer – Nadir Maguet : 2:36:48
5 : (IT) Michele Boscacci – Robert Antonioli : 2:37:12
CLASSEMENT FEMMES :
1 : (FR) Emily Harrop – Margot Ravinel : 2:57:48
2 : (FR) Axelle Gachet-Mollaret – Celia Pessey Perillat : 2:57:57
3 : (IT) Alba De Silvestro Alba – Lisa Moreschini : 3:07:23
4 : (IT) Ilaria Veronese – Guilia Compagnoni : 3:13:10
5 : (FR) Lorna Bonnel – Perrine Gindre : 3:21:00
LIEN VERS LE CLASSEMENT GÉNÉRAL
ARÊCHES-BEAUFORT PARADIS DU SKI DE RANDONNÉE
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