FOOTBALL : « Chants et tifo LGBTphobes lors du match PSG-OM, il est temps de légiférer » (Danielle Simonnet)
Chants et tifo LGBTphobes lors du match PSG-OM : il est temps de légiférer !
Le 8 février 2026, lors du match Paris‑Saint‑Germain – Olympique de Marseille, un tifo à caractère homophobe a été déployé dans la tribune Auteuil du Parc des Princes, affichant le message : « Les Marseillais, c’est des livreurs (DPD) » (« DPD = des pédés »). Plusieurs séquences largement diffusées sur les réseaux sociaux montrent par ailleurs des supporters reprenant des refrains discriminatoires tels que : « Les Marseillais, c’est des pédés, des fils de putes, des enculés… » et « Marseille, Marseille, on t’encule ! ».
Face aux chants et actes homophobes régulièrement scandés dans les stades de football, comme à chaque fois que j’ai connaissance de faits similaires, j’ai signalé ces faits au procureur de la République en application de l’article 40 du Code de procédure pénale afin que les infractions puissent être poursuivies.
Ces propos constituent des injures publiques et une incitation à la haine envers un groupe de personnes en raison de leur orientation sexuelle. Le laxisme des clubs face à ces agissements ne peut plus être toléré : l’avis du Conseil d’État du 29 octobre 2007, confirmé par un arrêt du 18 juillet 2024, pose un principe clair de responsabilité disciplinaire des clubs en cas de désordres imputables à leurs supporters et une obligation de sécurité de résultat dans le déroulement des rencontres.
C’est pourquoi j’ai déposé une proposition de loi à l’Assemblée nationale visant à responsabiliser les clubs pour mettre fin à l’homophobie dans le sport, afin de codifier cette obligation et d’imposer des sanctions effectives en cas de manquements de leurs obligations.
Selon les données du ministère de l’Intérieur, les infractions LGBTIphobes ont augmenté de 13 % en 2023 et les crimes et délits de même nature de 19 %, et malgré une légère baisse en 2024, les cas médiatisés d’agressions et guet‑apens homophobes demeurent préoccupants.
Au vu de ce contexte, au nom de la dignité de toutes les personnes visées par ces chants LGBTIphobes, je demande l’engagement des poursuites nécessaires et l’examen rapide de ma proposition de loi, pour que le football redevienne un lieu de respect et d’inclusion.
Communiqué de Danielle Simonnet, Députée de Paris (L’APRÈS), membre du Groupe écologiste et social.


















