HOCKEY : Qualification Olympique, si près du but…
Soixante minutes. Il n’y avait pas plus à calculer pour ce second match.
Espagnols et Français se sont quittés sur un score paritaire de 3 partout la vieille donc une seule option : la victoire
Les Bleus débutent cette rencontre avec les mêmes intentions que la veille. Ils sont percutants et dès la troisième minute, ils ouvrent le score par l’intermédiaire de Gaspard Baumgarten. L’attaquant français se fait la malle sur la gauche. Les espagnols, attentistes, le regardent rentrer dans le cercle et crucifier leur gardien : 0 à 1. Les Bleus restent agressifs dans ce premier quart temps. Ils se procurent deux grosses occasions via PC, mais les artificiers français ne trouvent pas le cadre. Les Bleus nous ont habitué à plus de réalisme, mais cela n’entame pas le moral des supporters présents qui continuent de pousser derrière leur équipe.
À la reprise du deuxième quart temps, Gaspard Baumgarten se met une nouvelle fois en évidence avec une belle occasion, grâce à une contre-attaque rondement menée par Charles Masson. Néanmoins, les Espagnols sont plus insistants et se voient octroyer un PC sur une faute de Peters Deutz. Arthur Thieffry réalise un premier arrêt, mais Delas suit bien le rebond et met la balle au fond des filets. Les locaux sont criants de réalisme : 1 à 1. La fin de ce quart-temps sera marquée par les nombreuses occasions françaises sur PC. En l’espace de 5 minutes, quatre PC sont accordés à nos Bleus. Aucun ne trouve le but espagnol. Le manque de réussite des Français commence à peser. D’autant plus que 2 minutes avant la fin de la mi-temps, sur une perte de balle milieu de terrain à gauche de V. Lockwood, les Espagnols s’organisent rapidement. Un centre en retrait trouve A. Iglesias qui pique la balle dans le but français : 2 à 1.
Le troisième quart temps débute par un PC français, qui passe une nouvelle fois à côté. Nous sommes à 7 PC français sans réussite. Le compte est beaucoup trop élevé pour un match de cet enjeu. Les Espagnols profitent des moindres erreurs de nos Bleus. Dans la foulée de ce PC, les locaux lancent une contre-attaque dangereuse. Le capitaine français, H. Genestet, commet une faute pour empêcher qu’elle aille plus loin. Les arbitres dégainent alors un carton vert. Un avertissement sans conséquence, puisque la défense française prendra le dessus sur l’attaque espagnole. Le huitième PC sera – enfin – le bon. A la 39ème minute, V. Lockwood envoit un push vers le but espagnol, qui sera dévié dans le planche de Q. Cortez par F. Goyet : 2 à 2. La joie des supporters français sera de très courte durée. Dans la minute qui suit, T. Ponthieu est jugé coupable d’une attaque de crosse dans son propre cercle. L’arbitre indien n’hésite pas et siffle un penalty stroke. X. Lleonart se présente, comme la veille, face à A. Thieffry. Le gardien part du bon côté et passe à deux doigts d’un bel arrêt. Néanmoins, le push espagnol passe à quelques millimètres du sabot gauche du portier français et tape la planche française : 3 à 2. L’Espagne reprend donc l’avantage juste avant la fin du 3e quart temps.
Le quatrième quart est dominé par les Français, qui tentent de profiter de l’inferiorité numérique des locaux, suite au carton jaune de M. Salles. Un énième PC sera accordé à nos Bleus. Néanmoins, la combinaison française échoue à trouver le chemin de but espagnol. Les Tricolores mettent une grosse pression sur le cercle adversaire pour tenter d’accrocher une séance de shoot out, qu’ils espèreront salvatrice. Ils jettent leurs dernières forces dans la bataille et tentent le tout pour le tout en sortant leur gardien pour se retrouver en supériorité numérique. Mais rien n’y fera. L’exclusion de M. Salles sur carton rouge (2 jaunes) n’aidera pas nos Bleus. Sur une dernière action un peu floue, l’appel à la vidéo n’accordera pas d’ultime PC à nos Français. Ils auront une dernière possession, mais à 3 secondes de la fin du temps réglementaire cela ne sera pas suffisant.
Au coup de sifflet final, les Espagnols exultent, tandis que nos Français s’écroulent. C’est tout un rêve qui s’envole.


















