BADMINTON : Yonex IFB 2019, terminé pour les Bleues
Emilie Lefel et Anne Tran, dernières tricolores encore en lice aux Yonex Internationaux de France 2019, ont malheureusement terminé leur tournoi en cette fin de journée, face aux numéro 1 mondiales, devant un public très nombreux.
Le miracle tricolore n’a pas eu lieu. Face au palmarès impressionnant de leurs adversaires japonaises Matsumoto / Nagahara (n°1 mondiales, doubles championnes du monde en titre, tenantes du titre ici à Coubertin), Emilie Lefel et Anne Tran n’ont pas réussi à trouver de solutions aujourd’hui à Coubertin.
Les Françaises, vice-championnes d’Europe 2018 et 30èmes au classement mondial, ont commencé par subir le jeu adverse en tout début de partie. L’écart se creuse rapidement (11/7) sans que les tricolores n’inquiètent les japonaises dans l’échange. Après la pause, les bleues se rebellent et marquent des points à l’envie. Beaucoup plus agressives, notamment au filet, elles recollent au score (15/13), donnant l’espoir au public d’une « remontada ».
Mais l’éclaircie ne dure qu’un temps. Moins précises que leurs adversaires, moins rapides aussi, les Bleues doivent laisser le set filer 21/17.
Sens unique
La première partie de la seconde manche est tout aussi difficile pour les Bleues. Les Japonaises jouent en contrôle, orientent le jeu, décident de l’orientation de l’échange sur le plan tactique. Les Françaises, elles, subissent, tentent des attaques mais se font régulièrement contrer, et se font prendre au jeu des zones de divorce très bien négociées de leurs adversaires. Décidément, la marche était trop haute aujourd’hui pour Emilie et Anne qui finissent par s’incliner sur le score de 21/9. Les Yonex IFB se poursuivent, sans Français, mais avec les cadors de la discipline qui sont au rendez-vous des quarts de finale.
Emilie LEFEL : « Nous avons joué un bon premier set. Même si nous ne démarrons pas si bien. Nous rattrapons notre retard sur des petits points. Sur le second set, nous avons fait trop de fautes et avons trop forcé. Le résultat est sévère. Elles nous ont fait beaucoup travailler du fond du court. Et elles nous ont toujours poussés à jouer. Il faut toujours rester lucide. Nous avons pris énormément d’expérience. C’est positif dans la course olympique. »
Anne TRAN : « Face à de telles adversaires, il faut toujours être prêtes à ce que cela revienne. Il faut user d’amortis, de fixations. Elles se sont adaptées à notre jeu. Nous allons partir en Chine puis revenir en Europe pour poursuivre notre saison. »


















