EQUITATION : Championnats du Monde FEI d’Aix-la-Chapelle (GER) – Premier titre mondial pour la France en Pas de Deux
Joie et coup de massue dans le clan tricolore pour cette journée de compétition qui clôture la première semaine des championnats du monde à Aix-la-Chapelle (GER).
Des larmes de joie ont de nouveau coulé en voltige. Noëly Thibaudat et Théo Gardies, avec Sir Sensation, longé par Sirine Abousaïd, ont été sacrés champions du monde dans la catégorie Pas de Deux, tandis que la France décroche la médaille d’argent dans la Coupe des nations. En concours complet, coup dur avec le retrait de Diabolo Menthe, monture de Nicolas Touzaint, qui a entraîné l’élimination de l’équipe de France, balayant au passage les espoirs de qualification directe pour les prochains Jeux olympiques. Mais la journée s’est achevée sur une belle note avec un top 10 individuel pour les trois couples encore en lice.
Une pluie de médailles en voltige
Le Pas de Deux titré
Motivé par les deux médailles, l’une en or et l’autre en argent, décrochées hier, le clan tricolore a poursuivi sur sa lancée dès le début de la journée.
En tête après leur premier programme libre présenté vendredi (8,947 points) avec Sir Sensation (propriété de Théo et Mathieu Gardies, Marielle Garcia Gardies et Noëly Thibaudat), longé par Sirine Abousaïd, Noëly Thibaudat et Théo Gardies ont confirmé leur statut de favoris en décrochant le titre de champions du monde dans l’épreuve de Pas de Deux.
Le quatuor a présenté un deuxième libre de haute volée, emmenant les juges et le public dans leur univers. Pendant quelques minutes, le temps semblait s’être arrêté dans le Stadium 3.
Parmi les onze duos engagés, ils ont été les seuls à franchir la barre des 9 points, avec une note de 9,101 pour ce second libre. L’aspect artistique a été tout particulièrement apprécié avec un 10 octroyé.
Avec un score cumulé de 9,039 points, Noëly Thibaudat et Théo Gardies concluent une saison exemplaire par le titre de champions du monde, consécration de mois de travail avec Sir Sensation et Sirine Abousaid. A noter que la France n’avait plus été représentée dans cette catégorie depuis une décennie et qu’il s’agit du premier titre tricolore en Pas de Deux.
De l’argent dans la Coupe des nations
Huit équipes étaient en lice dans la Coupe des nations, dont le score est un cumul de deux prestations individuelles et de celle du Squad.
Le nouveau champion du monde Quentin Jabet, sur Sir Sensation, longé par Sirine Abousaid, a idéalement lancé la France avec un libre notée à 9.223, alors qu’il voltigeait sur ce dernier pour la toute première fois !
Dorian Terrier a été le deuxième à entrer dans l’arène pour les Bleus. Avec Corazon Gran (propriété de Christina Hubert), longé par Benita Julia Golze, il a permis au collectif tricolore de rester au contact de l’Allemagne grâce à une excellente prestation créditée de 8.810 points.
Ce sont les résultats des Squads qui ont départagé les deux nations fortes de la voltige : avantage final à l’Allemagne qui décroche la médaille d’or avec un score total de 9.103, tandis que les Français terminent avec 8.996 et un squad noté à 8.956. La médaille de bronze revient à l’Italie avec un compteur à 8.771.
La voltige française conclut ainsi cette échéance avec quatre médailles, dont deux en or et deux en argent.
Concours complet : Pas de qualification olympique pour la France
La matinée n’a pas commencé de la meilleure des manières pour la famille du concours complet. En effet, en concertation avec son cavalier, Nicolas Touzaint, les propriétaires, Mézard Sports et Françoise Niclaus, ainsi que le staff fédéral, la décision a été prise de ne pas présenter Diabolo Menthe à la seconde inspection des chevaux, afin de préserver son intégrité physique.
Après l’élimination du premier équipier Benjamin Massié hier, ce retrait a entraîné l’élimination de la France dans la compétition par équipes. Par conséquent, la France n’a pas décroché son ticket pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028, offert aux sept premières nations de ces Mondiaux. Les Bleus auront une nouvelle chance l’été prochain, lors des championnats d’Europe d’Avenches (SUI), du 14 au 19 septembre 2027, ainsi que sur le circuit des Coupes des nations FEI.
Acceptés à la seconde inspection des chevaux, les trois derniers couples tricolores sont restés dans la course en individuel. Après une familiarisation sur la grande piste en herbe du Main Stadium tôt ce matin, ils se sont élancés dans le dernier groupe en saut d’obstacles, à partir de 15h30. Le parcours, imaginé par l’Allemand Frank Rothenberger, comprenait 13 obstacles à 1,30 m, avec un temps accordé de 91 secondes.
Alexis Goury et Je’Vall, 17e avant cette dernière épreuve, remontent de sept places grâce à leur tour parfait et terminent leur premier championnat du monde à la 10e place. Astier Nicolas et Alertamalib’Or, pénalisés de 1,6 point de temps, conservent quant à eux leur 8e place. Déjà meilleur couple français lors des Mondiaux de Pratoni del Vivaro (ITA) en 2022, Gaspard Maksud et Zaragoza récidivent en décrochant la 5e place, après un nouveau sans-faute.
Treize couples sont sortis de piste sans pénalité, dont deux des trois Français, qui sont tous sans-faute sur les barres, comme l’an passé aux championnats d’Europe de Blenheim (GBR). Des résultats qui mettent en lumière l’excellent travail effectué avec Pascal Henry, intervenant fédéral.
Au classement par équipes, la Grande-Bretagne, en tête depuis le dressage, décroche le titre mondial avec 84 points, devant l’Allemagne (95,6 pts). Les États-Unis réalisent une belle remontée et complètent le podium avec 113,5 points.
Chez les individuels, le podium reste inchangé. L’Allemand Michael Jung et FischerChipmunk FRH sont sacrés champions du monde, ajoutant un nouveau titre à leur impressionnant palmarès. La Britannique Rosalind Canter, associée à Lordships Graffalo, s’empare de l’argent, tandis que sa compatriote Laura Collett et London 52, champions d’Europe en septembre dernier, complètent le podium.
Le mot de Frédéric Bouix, président de la FFE
« On peut souligner un premier bilan inégal selon les disciplines après cette première semaine. Nous abordons la seconde de manière positive pour les trois disciplines à venir. Le saut d’obstacles et le para-dressage joueront leur qualification pour Los Angeles 2028, tandis que l’attelage est une discipline mondiale. On pourra tirer les premiers enseignements à la rentrée sur le travail qui reste à parcourir, notamment dans les disciplines pour lesquelles il faudra aller chercher les qualifications et adapter notre stratégie. Les qualifications olympiques restent une priorité pour notre Fédération.
Il restera ensuite les championnats du monde d’endurance en fin d’année aux Émirats arabes, après le désistement d’Al-‘Ula.
Ces championnats du monde ont aussi été l’occasion de poursuivre les actions fédérales à destination des propriétaires, sous l’impulsion d’Emmanuèle Perron-Pette, vice-présidente de la FFE et particulièrement investie sur ce sujet. Tout au long de la saison, nous avons amélioré l’accueil des propriétaires et créé ici un espace réceptif pour qu’ils vivent ce championnat au plus près de leurs athlètes chevaux. Une offre d’hospitalité a également été proposée. Tout cela a été fortement apprécié et facilité par l’organisation de championnats du monde en Europe ».
Le bilan de Sophie Dubourg, directrice technique nationale
« C’est un carton plein pour la voltige. Nous avions de belles prétentions que tout le monde a tenu. Le staff est soudé, orchestré avec précision par la sélectionneuse Manon Moutinho, et se projette déjà sur la suite. C’est la première fois que nous envoyons une délégation si nombreuse, avec une prise d’expérience pour Océane Géhan qui a malheureusement rencontré un problème de santé, mais qui sera précieuse pour la suite. Elle est une de nos espoirs féminins donc c’était important qu’elle vive ça. Pour le reste, les voltigeurs ont répondu aux attentes dès l’entrée en compétition avec les imposés. Les Allemands sont plus forts dans quelques épreuves et cela nous donne encore de quoi travailler. C’est un cycle de quatre ans de travail qui se termine pour la voltige avec une édition plus que réussie qui s’apparente à des mini Jeux olympiques pour cette discipline : être sur un événement multidisciplinaire leur donne plus de visibilité et de médiatisation. De plus, ce stade les a transcendés. Des jeunes arrivent et nous allons renforcer le développement de la discipline.
En complet, il y a beaucoup de frustration et de déception. Les couples français ont fait une super saison. On manque de chance car cette blessure de Diabolo n’est absolument pas une récidive et Nicolas Touzaint est un cavalier très attentif. Les chevaux sont soignés de manière très professionnelle. Il y aussi eu de bonnes choses, avec une troisième place par équipes après le dressage, fruit des efforts effectués ces derniers mois où nous avons mis l’accent sur ce premier test, et avec la présence de trois cavaliers dans le top 10 individuel. Ce scénario, d’avoir autant de couples bien placés sans un résultat par équipes, n’arrive pas souvent, il faut le digérer. Concernant la sélection comme la préparation, nous n’avons rien à nous reprocher. Le collectif est solidaire et nous avons déjà simulé les scénarios de qualification pour l’année prochaine, avec six nations pour trois places européennes. Cela bousculera le calendrier de l’équipe de France car il faudra à la fois courir le circuit des Coupes des nations, avec des concours loin géographiquement et peu dotés, et les championnats d’Europe à Avenches. On va se rattraper l’année prochaine, c’est complètement à notre portée, mais sans excès de confiance. La Fédération sera mobilisée pour accompagner les cavaliers dans cet objectif et nous réfléchissons à des actions pour remplir notre réservoir de couples.
En dressage nous devons prendre le temps de tout analyser. Je ne veux pas incriminer les cavaliers, les propriétaires ou les partenaires des cavaliers. Je n’ai jamais connu un athlète qui entre en piste pour mal faire. Il y a une atmosphère et un public d’acteurs relativement divisés qu’il faut que l’on repense. Nous devons donner envie, le rôle de la Fédération est de fédérer l’ensemble des acteurs car il y a du potentiel. Obtenir une qualification pour les Jeux aux championnats d’Europe ne semble pas irréelle.
Enfin, je tiens à saluer la bienveillance et l’engagement des propriétaires. Ce sont des personnes qui sont passionnés mais qui comprennent également le sport. Il y a aussi les élus de la Fédération qui sont présents et qui nous soutiennent ».
En route pour la deuxième semaine de compétition
Ainsi s’achève cette première semaine des championnats du monde à Aix-la-Chapelle. Une page se tourne avec la fin des épreuves de dressage, de concours complet et de voltige et une nouvelle s’ouvre dès demain avec l’arrivée des chevaux engagés dans les trois autres disciplines : saut d’obstacles, attelage et para-dressage.
Demain lundi, la journée sera consacrée à l’inspection des chevaux de saut d’obstacles, à partir de 17 h.
Ils ont dit – Voltige
Noëly Thibaudat et Théo Gardies
« C’est une médaille que nous espérions obtenir. C’est un bel accomplissement et un véritable travail d’équipe Ce titre est collectif, nous y associons tout le staff qui nous entoure, notamment notre entraîneure Manon Moutinho et le chorégraphe de l’équipe de France Romain Bernard. Nous sommes ravis d’avoir eu ce 10 en artistique et nous sommes certains qu’ils en sont aussi fiers que nous. Quand le cheval est dans cette forme et dans cet état de grâce, nous avons juste à nous faire plaisir. Nous le connaissons sur le bout des doigts, comme le programme et nous avons juste à penser à la technique, à nos placements. Tout est fluide et c’est dans ces moments-là qu’on prend le plus de plaisir. Notre préparation pour cette piste impressionnante a été plus que royale grâce à notre participation à des spectacles comme à Avignon, aux matinales du Cadre noir ou au Mans. Cela devait être notre dernière saison de compétition, mais nous devrions avoir notre qualification pour la finale de la Coupe du monde. Ce n’est pas encore décidé si nous y participerons ou pas ».
Manon Moutinho
« Remporter deux médailles d’or et deux en argent, c’est génial. Je suis bien évidemment ravie de ces résultats. Pour ma part, c’est toujours bien de récupérer une équipe qui gagne mais il faut continuer à faire gagner ce collectif et ce n’est pas facile. Nous avions fait le choix de partir avec la plus grosse délégation : le Pas de Deux, quatre individuels et une équipe, preuve de l’investissement mis dans tous les projets et dans toutes les catégories. Nous n’avions jamais décroché le titre en Pas de Deux, c’est magnifique. Noëly et Théo souhaitaient vraiment donner leur maximum. Dans la Coupe des nations, évidemment, on aurait aimé décrocher l’or. Mais chaque nation rencontre ses difficultés, nous avons eu aussi notre lot de blessures, peut-être même plus que d’autres. Je suis fière du staff et du collectif. Les voltigeurs n’ont jamais aussi bien voltigé ensemble qu’aujourd’hui. Je remercie Lambert Leclezio d’avoir accepté de faire un come-back pour cet événement. Je pense aussi aux deux réservistes, Zoé Da Silva et Baptiste Terrier, ainsi qu’à Louis Dumont. Je pense que cela a été dur pour eux de regarder tout cela de loin. Ces médailles, ils les méritent amplement et merci à eux. J’étend mes remerciements à l’ensemble des grooms, propriétaires, ainsi qu’à la Fédération qui nous donne les moyens de nous préparer au mieux ».
Coupe des Nations
« Après deux beaux libres en individuel, nous avons réalisé une belle performance tous ensemble. Nous sommes tous super fiers et nous avons donné notre maximum. C’est une compétition qui est complètement indépendante du classement individuel et de celui par équipes. Nous étions déjà très soudés en arrivant ici car nous nous entraînons tous ensemble quasiment tous les jours. C’est super plaisant de rentrer dans une telle arène qui nous donne beaucoup d’énergie. C’est une source de motivation et le but était de profiter nous et de faire profiter le public également. Cette saison, nous avons dû pas mal changer les plans, nous adapter et nous n’avons pas eu beaucoup de compétitions pour nous entraîner. Décrocher quatre médailles sur ces championnats est une belle réussite. Nous sommes très fiers de notre collectif ».
Ils ont dit – Concours complet
Gaspard Maksud
« Il fallait sortir un bon parcours. Nous n’avions malheureusement plus d’équipe à défendre, mais nous avions fait un gros travail de préparation avec les coachs. Les trois Français terminent sans faute, et cela montre que tout le travail accompli en amont a payé. Nous faisons notre part, mais il faut aussi remercier toutes les personnes qui nous entourent, qui nous conseillent et nous accompagnent au quotidien.
Aujourd’hui, il y avait forcément un peu de pression, mais ma jument sautait tellement bien à la détente que je savais qu’il fallait simplement que je fasse mon travail. Nous avons tout donné et je suis vraiment heureux qu’elle saute comme ça le dernier jour, comme elle l’avait fait il y a quatre ans. Elle montre une nouvelle fois ce dont elle est capable. Chaque fois que l’équipe de France a eu besoin de nous, nous avons répondu présents. C’est une chose de le dire, c’en est une autre de le prouver sur le terrain. Elle est d’une régularité incroyable, elle ne passe presque jamais à côté sur les grands rendez-vous, et c’est ce qui fait sa force. Maintenant, l’essentiel est qu’elle récupère bien. Elle va profiter de vacances bien méritées et nous verrons cet hiver ce que nous construirons pour la saison prochaine ».
Astier Nicolas
« Je crois que le plus beau moment de mon séjour, c’était en entrant dans cette arène. J’ai regardé autour de moi et je me suis dit que c’était un privilège de monter ici. Avec mon cheval, je me suis simplement dit qu’il fallait profiter de cet instant. À son âge, on sait que ce sont eux qui nous disent si c’est le dernier grand rendez-vous ou non. Je voulais vraiment savourer ce moment avec lui. Avec les petites galères et les blessures que nous avons connues cette saison, si on m’avait dit que nous serions ici aujourd’hui, j’aurais signé tout de suite. À 16 ans, il est encore en pleine forme. C’est un cheval qui gère très bien ses saisons, qui sait tout faire et qui le montre année après année. Je suis aussi très heureux de voir plusieurs chevaux passés par mon écurie évoluer à ce niveau. C’est une fierté personnelle, bien sûr, mais c’est aussi important pour notre activité. Voir ces chevaux participer aux Championnats du monde, avec des cavaliers aux profils très différents, c’est une vraie satisfaction et une belle reconnaissance du travail accompli ».
Alexis Goury
« Il y a forcément beaucoup de frustration. Depuis hier soir, j’avais le sentiment d’avoir fait tout ça pour rien et je suis surtout très déçu pour l’équipe. J’ai énormément travaillé dans la préparation, j’ai fait confiance au staff, à mes coéquipiers, parce que je savais que nous avions une super équipe et que nous pouvions rêver d’une médaille. Je pense avoir fait le mieux que je pouvais, j’ai tout donné. Sur le cross, j’aurais peut-être pu prendre davantage de risques, mais je ne voulais pas compromettre les chances de l’équipe. J’ai trop de respect pour le staff et pour la confiance qu’ils m’ont accordée. Si c’était à refaire, je referais exactement la même chose. Malheureusement, la santé d’un cheval, on n’y peut rien, ça peut arriver à tout le monde, et c’est le sport.
Je retiens aussi une immense fierté pour mon cheval. Il progresse tout le temps, il s’est donné à fond sur le cross et j’ai enfin eu le sentiment de pouvoir l’exploiter au mieux sur le dressage. C’est un vrai cheval de cross, il est tellement sûr, il saute magnifiquement et j’ai énormément de chance de l’avoir. J’ai pris un plaisir incroyable sur ces trois épreuves, j’ai essayé d’être relâché et de le laisser s’exprimer au mieux. Évidemment, j’aurais aimé une meilleure place individuelle, mais je crois que c’est très positif pour la suite. Il a montré que c’était un grand cheval et ça donne envie de continuer à rêver grand, avec peut-être l’Angleterre l’an prochain, puis les États-Unis dans deux ans. Je n’ai rien à regretter. Maintenant, un peu de repos, puis il faudra repartir, préparer d’autres chevaux, parce que vivre des championnats comme celui-là est quelque chose d’exceptionnel ».
Jean-Luc Force, sélectionneur national
« C’est un résultat difficile à avaler. Les cavaliers ont été remarquables jusqu’au bout : terminer avec trois parcours sans faute montre qu’ils ont la tête sur les épaules et confirme que le travail de préparation a porté ses fruits. Je crois que nous avons une équipe solide, tant du côté des cavaliers que des chevaux. C’est d’autant plus difficile à accepter qu’au-delà de la médaille qui nous échappe, nous repartons aussi sans la qualification. Mais c’est le sport, il faut l’accepter.
Le seul regret que j’ai, c’est sur la qualité du terrain. Nous avions attiré l’attention sur son irrégularité, avec des zones très bonnes et d’autres beaucoup plus fermes. Ces variations ne sont jamais idéales pour les chevaux et, avec des étés de plus en plus secs, il faudra se donner les moyens de proposer des sols de très grande qualité si l’on veut continuer à organiser ce sport dans ces conditions.
Pour la qualification olympique, rien n’est perdu. Beaucoup de nations européennes sont déjà qualifiées et je suis convaincu que c’est à notre portée. Nous avons une belle équipe et toutes les chances d’y parvenir. L’hiver sera l’occasion d’élargir encore le vivier, de faire progresser de nouveaux chevaux et de nouveaux cavaliers, notamment à travers le circuit du Grand National FFE – AC Print et des Coupes des nations FEI ».

















