TRAIL : Mile & Stone – Xavier THÉVENARD : « Ce qui me manquait, c’était la liberté de sortir en montagne »
Après avoir combattu durant cinq ans une forme chronique de la maladie de Lyme, Xavier Thévenard, 38 ans, fera son grand retour en ultra-trail à l’occasion du 90 km du Marathon du Mont-Blanc, le 26 juin.
Si le « Petit prince du Mont-Blanc » triple vainqueur de l’UTMB (2013, 2015, 2018), ne prétend plus courir à très haut niveau, il conserve ses partenaires et un énorme capital sympathie. A sa grand surprise, comme il le confie à Mile & Stone.
As-tu l’impression d’avoir été privé de plusieurs années de carrière ?
Je n’ai pas de regret. Cela m’a permis de voir le sport autrement. J’ai découvert d’autres horizons et approfondi mes connaissances sur le fonctionnement du corps. Je ne suis pas du tout carriériste, les victoires, c’est bien, mais je m’en fous. Ce qui me manquait, c’était la liberté de sortir en montagne.
Comment tes sponsors ont réagi pendant cette période ?
Sans eux, cela aurait été compliqué de suivre le traitement. Je leur dois beaucoup. Je me suis engagé avec On Running en 2021 et, cette année-là, je n’ai pratiquement terminé aucune course, avec notamment des abandons au Lavaredo Ultra Trail et à l’UTMB. Et après trois années compliquées, ils m’ont quand même fait resigner pour trois ans de plus, certes à un montant bien moindre, mais ils n’étaient pas obligés. Cela fait chaud au cœur de voir qu’une telle marque ne pense pas seulement au business et à l’image, mais se préoccupe aussi de l’humain. Je travaille également toujours avec Baouw et Julbo, ce sont des petits contrats mais je suis hyper content. Cela dit, aujourd’hui, je vis de mon activité de moniteur de ski et de l’organisation de mes stages de ski et de trail.
Qu’attendent ces marques dans la mesure où elles ne pouvaient pas espérer des résultats ?
Elles savent que j’ai essayé de tout donner pour m’en sortir. Et puis, avec Thomas (Michaud, son manager), on a essayé des choses différentes pour communiquer sur les marques. On n’est pas restés les bras ballants à attendre que je me soigne. Les réseaux sociaux ont aussi joué en ma faveur. Grâce à mes résultats dans le passé, j’ai une communauté qui me suit. Je ne me considère pas comme un influenceur – et ce n’est pas mon souhait de le devenir – mais j’ai quand même une certaine visibilité (92 000 followers sur Instagram et 104 000 sur Facebook).
SOURCE : Mile & Stone N°76.
















