VOILE : Première course réussie en IMOCA pour Nico d’ESTAIS et Café Joyeux avant le défi de la Vendée Arctique
En bouclant la 1000race à une prometteuse 6e place pour sa première course en solitaire en IMOCA, Nico d’Estais a validé les bases d’un projet aussi sportif qu’engagé aux couleurs de Café Joyeux – première famille de café-restaurant solidaire employant des personnes en situation de handicap mental et cognitif.
Une aventure humaine qui se poursuit désormais sur la Vendée Arctique.
1000race : Une première en solitaire réussie en IMOCA
Au départ de cette première course en solitaire en IMOCA, l’objectif du skipper était avant tout de terminer l’épreuve en sécurité, de continuer à apprivoiser son bateau et d’engranger de l’expérience dans des conditions réelles de compétition.
Mission accomplie pour Nico d’Estais, qui a su mener son IMOCA jusqu’à l’arrivée sans dommage tout en trouvant progressivement ses repères sur ce bateau. Cette 6e place prend d’autant plus de valeur qu’elle a été obtenue face à des concurrents disposant notamment de foilers plus performants sur le papier. « A tous les étages du classement il y a du match et moi j’ai pris énormément de plaisir dans mon petit duel contre Arnaud Boissières. Et le fait que je le laisse derrière m’offre une petite satisfaction supplémentaire ».
Malgré l’intensité émotionnelle du départ — son tout premier en IMOCA en solitaire — Nico a découvert une navigation plus sereine qu’il ne l’imaginait. Dans des conditions météorologiques relativement clémentes, il a pleinement profité de cette traversée : les couchers de soleil, les dauphins, le passage du Fastnet…
« J’ai pris énormément de plaisir seul sur le bateau alors que je pensais que j’aurais peur ».
Cette première expérience lui a également permis de confirmer l’approche très méthodique qu’il souhaite développer en IMOCA. Check-lists, protocoles précis et progression étape par étape constituent sa manière de prendre en main ce bateau complexe tout en limitant les risques d’erreur ou de casse.
La fin de course, marquée par plusieurs heures dans des orages à plus de 30 nœuds, lui a toutefois rappelé le chemin qu’il reste encore à parcourir avant les grandes échéances du circuit.
« Ça m’a rappelé que j’ai encore du chemin à faire ».
Un modèle économique fondé sur l’engagement plutôt que la visibilité
Au-delà de la performance, cette première course met en lumière un modèle de partenariat singulier : si le bateau porte les couleurs de Café Joyeux, l’entreprise inclusive n’apporte pas directement de financement au programme sportif. Le projet repose en réalité sur un collectif de partenaires privés — parmi lesquels les trois marques ibis, ibis Style, ibis Budget, Nestlé, Castorama, Fibus, Azaleo, Daphni, B2P, HPF — qui soutiennent l’aventure avant tout pour les valeurs qu’elle véhicule.
Contrairement aux modèles traditionnels du sponsoring sportif, les partenaires acceptent ici une visibilité volontairement limitée sur le bateau. Leur engagement dépasse largement la simple logique marketing : il s’agit de rendre visible leur soutien à Café Joyeux et aux valeurs d’inclusion portées par la marque.
« Ce n’est pas du tout un projet pour la visibilité. Nestlé et Ibis par exemple pourraient très bien financer un projet Vendée Globe de premier plan en leur nom mais ils préfèrent s’effacer pour faire profiter des entreprises qui en ont vraiment besoin en l’occurrence Café Joyeux. D’ailleurs il n’y a aucun partenaire du projet qui seraient là si ce n’était pas un projet Café Joyeux. Si j’étais allé les voir moi Nico, je pense qu’aucun de ces partenaires ne m’auraient suivi ».
Pour Nico d’Estais, cette démarche rend le projet particulièrement sincère. Des groupes comme Accor via la marque ibis ou Nestlé entretiennent déjà des collaborations historiques avec Café Joyeux à travers différentes initiatives commerciales ou solidaires. Le bateau devient aujourd’hui une nouvelle manière de prolonger cet engagement et de le faire connaître au grand public.
« Le bateau est une façon de renforcer leurs partenariats existants avec Café Joyeux et t’embarquer d’autres partenaires dans l’aventure dont de belles entreprises comme Castorama par exemple ».
Cap sur la Vendée Arctique
Après cette première validation en solitaire, Nico d’Estais se tourne désormais vers la Vendée Arctique, prochaine grande étape.
Réputée pour ses conditions particulièrement engagées, cette course est souvent considérée comme l’une des plus exigeantes du calendrier avant le Vendée Globe. Navigation dans le froid, mers difficiles, vents soutenus et longues distances au large : le skipper sait que le défi sera d’un tout autre niveau.
Il abordera cette épreuve avec humilité, conscient qu’il s’agit probablement de la marche la plus importante de son parcours actuel vers le Vendée Globe.
« Je prends l’épreuve vraiment comme un entrainement. De toutes les courses de qualification pour le Vendée je pense que c’est celle qui va le plus ressembler au Vendée Globe. Et paradoxalement c’est par elle que l’on commence. L’objectif est là encore de la finir et de prendre de l’expérience sur le bateau dans des conditions que l’on ne rencontre pas tous les jours. Nous sommes le seul bateau à dérives donc je ferai la course à mon rythme et si je peux mettre des bateaux derrière je le ferai comme je l’ai fait sur la 1000race ».
Peu de modifications majeures sont prévues sur le bateau d’ici le départ, hormis quelques optimisations sur l’électronique et une optimisation des polaires afin de continuer à progresser dans la compréhension du bateau.
Malgré l’appréhension, Nico d’Estais se projette avec enthousiasme vers cette découverte de navigations plus nordiques et extrêmes. « Je n’ai jamais navigué à des latitudes comme celle-là, j’y vais avec de l’envie, beaucoup d’appréhension et hâte de voir le soleil de minuit ».
Rendez-vous dès le samedi 30 mai sur le village de course de la Vendée Arctique aux Sables d’Olonne.
Programme Vendée Arctique :
– Samedi 30 mai :
10h :
inauguration et ouverture du village de course
10h15 :
photo officielle
12h :
présentation des skippers sur la scène
18h45 :
Dédicaces des skippers et soirée
– Dimanche 31 mai :
11h :
point presse journée de solidarité
14h15 :
Nico d’Estais et Claire Faure-Miller parlent de Café Joyeux sur la scène
– Jeudi 4 juin :
Runs de vitesse
8h30 :
départ du ponton puis passage dans le chenal
10h-12h30 puis 14h30-16h30 :
runs de vitesse dans la baie des Sables d’Olonne
17h :
retour des IMOCA dans le chenal
18h30 :
remise des prix sur la scène
– Dimanche 7 juin :
jour de départ
10h30 :
départ du ponton puis passage dans le chenal
13h02 :
départ de la course.

















