EQUITATION : Top départ pour les finales de la Coupe du monde FEI
Les trois Français engagés dans les finales 2026 du circuit Coupe du monde FEI sont entrés en scène à Fort Worth, au Texas.
Kevin Staut et Visconti du Telman figurent en 9e position très provisoire, tandis que Marc Dilasser et Arioto*du Gèvres sont 26e pour leur première entrée en compétition dans une finale de championnat. Côté dressage, Morgan Barbançon Mestre et Sir Donnerhall II Old ont conclu le Grand Prix à la 8e position.
Cette année, les finales des circuits Coupe du monde FEI de saut d’obstacles et de dressage sont placées sous le signe du Grand Ouest américain. Entre deux épreuves, chapeaux et bottes western seront de mise pour déambuler dans les allées de la Dickies Arena à Fort Worth, au cœur du Texas, où la culture des cowboys imprègne chaque pavé de la ville.
Au programme de ces quatre jours de sport : les finales des circuits indoor de dressage et de saut d’obstacles. Après la victoire du Français Julien Épaillard en 2025, alors associé à Donatello d’Auge, trois Tricolores sont en lice cette année.
En dressage, Morgan Barbançon Mestre a décroché sa place en finale avec son complice Sir Donnerhall II Old, propriété de Marie-Carmen Mestre Ponset, mère de la cavalière.
En saut d’obstacles, Kevin Staut est associé à Visconti du Telman, propriété de Françoise Sanguinetti – Groupe 1 FFE, avec qui il avait pris la 3e place de la finale en 2025. Pour leur 4e participation en finale du circuit, ils sont accompagnés par leurs compatriotes Marc Dilasser et Arioto*du Gèvres, propriété d’Equiouest Jump – Groupe 1 FFE, qui prennent quant à eux part à leur toute première finale de Coupe du monde.
Le jumping en ouverture
Comme à l’accoutumée lors des championnats, les 35 concurrents qualifiés pour cette finale de saut d’obstacles se sont élancés pour l’épreuve de vitesse sur un parcours composé de 13 obstacles de 1,50 m à 1,60 m. L’objectif pour les cavaliers : réaliser le parcours le plus rapide possible afin de figurer, dès la première épreuve, dans le groupe de tête. Sur ce barème spécifique, chaque faute est convertie en 3 secondes de pénalité, venant s’ajouter au temps des couples.
Partis en numéro 4, le « rookie » de la finale Marc Dilasser et Arioto*du Gèvres ont bouclé le parcours en 68,57 secondes, auxquelles 3 secondes de pénalité se sont ajoutées après une faute sur l’oxer numéro 4a, soit un total de 71,57 secondes.
Aussitôt après, Kevin Staut et Visconti du Telman sont entrés en piste. En signant le 2e meilleur chronomètre de la soirée, mais avec une faute sur le dernier obstacle du parcours, ils pointent à la 9e place provisoire ce soir.
L’Américain Kent Farrington, numéro 2 mondial, s’est imposé dans cette première épreuve, devançant l’Allemand Daniel Deusser et le Suisse Steve Guerdat.
Le mot du sélectionneur, Édouard Coupérie : « Le parcours était très délicat ce soir, avec des options sur les verticaux et sur l’avant-dernier oxer. Le cheval de Marc Dilasser s’est légèrement déporté sur la droite à l’entrée du double, occasionnant la faute, mais ils ont bien terminé. Marc a pris moins d’options que prévu, mais il voulait que le cheval saute bien et l’épreuve de demain sera très importante pour lui. La jument de Kevin Staut a très bien sauté. Elle s’est légèrement couchée à l’intérieur de la courbe pour aller sur le dernier obstacle, mais avec leur très bon chronomètre, ils restent dans le coup pour la suite« .
Le dressage pour conclure
La soirée texane a été consacrée au dressage avec l’épreuve du Grand Prix. Seize couples ont fait le voyage jusqu’à Fort Worth pour cette finale 2026.
Pour la France, Morgan Barbançon Mestre s’est élancée en numéro deux aux rênes de son fidèle Sir Donnerhall II Old, 20 ans, avec qui elle évolue en compétition depuis 14 ans. Le couple est sorti de piste avec un total de 68,956 %, soit la 8e place de l’épreuve.
Becky Moody (GBR) / Jagerbomb se sont imposés avec un total de 76,761 %, devant l’Américain Christian Simonson / Indian Rock (75,413 %) et le Suédois Patrik Kittel / Touchdown (72,869 %).
Réaction de Morgan Barbançon : “Je suis très fière de mon cheval. Il a 20 ans, je n’ai pas d’attentes à part qu’il s’amuse et j’ai profité de ce moment avec lui aujourd’hui. C’est notre 6e participation en finale de Coupe du monde. Nous avons fait les Jeux olympiques, des championnats et de très nombreuses compétitions internationales. Notre relation dure depuis 14 ans. Je suis si fière de lui, c’est le cheval de ma vie et j’espère avoir la chance un jour de retrouver un cheval qui fera ne serait-ce que la moitié du parcours de Gus« .
Les concurrents de dressage seront à nouveau en piste samedi soir pour le Grand Prix Freestyle, qui sera décisif pour déterminer le vainqueur. La Française s’élancera en 7e position.

















