JEUX OLYMPIQUES : JO de Milan-Cortina 2026 – La Fondation du Sport Français salue un bilan historique
Après les JO de Milan-Cortina, la Fondation du Sport Français salue un bilan record mais alerte sur la fragilité économique des athlètes.
Elle plaide pour un renforcement du soutien économique des athlètes.
La délégation française revient des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 avec une performance historique : 23 médailles et une sixième place au classement des nations. La Fondation du Sport Français se félicite de ce succès, soulignant que sept de ces médailles ont été remportées par des athlètes qu’elle accompagne. Ce bilan vient confirmer la solidité du modèle sportif tricolore et son ambition de figurer durablement dans le Top 5 mondial. Toutefois, derrière l’éclat des podiums, la Fondation alerte sur la précarité économique qui menace encore de nombreux sportifs de haut niveau et appelle à une mobilisation accrue pour consolider la structuration de la performance.
Un soutien décisif mais des fragilités persistantes
Pour préparer cette olympiade, la Fondation du Sport Français a misé sur la complémentarité de ses dispositifs, notamment le programme historique du « Pacte de Performance » et le plus récent « Soutiens ton Sportif », lancé en novembre 2024. Ce modèle hybride, qui associe grandes entreprises mécènes, TPE-PME et dons de particuliers, a permis de soutenir plus de 1 600 athlètes. Près d’un tiers des sportifs français engagés à Milan-Cortina ont ainsi bénéficié d’un appui financier, humain ou professionnel, un facteur de stabilité jugé essentiel pour se projeter sereinement vers les compétitions.
Cependant, ces succès ne doivent pas occulter une réalité plus sombre. « Si le sport français regorge de talents, de nombreux athlètes rencontrent des fragilités économiques, surtout en début de carrière, lorsque les résultats et la notoriété ne permettent pas encore d’accéder aux financements classiques », a rappelé Thierry Braillard, président de la Fondation, sur France Télévisions.
Cette précarité a été mise en lumière par le parcours de plusieurs athlètes durant ces Jeux. Le cas de Lucas Defayet, 28 ans et seul représentant français en skeleton, a particulièrement marqué les esprits. Pour se consacrer à sa préparation, il a dû cesser son activité professionnelle et percevoir le RSA. Suite à la médiatisation de sa situation, la Fondation a rapidement ouvert une page de dons sur sa plateforme, recueillant plus de 600 euros, un élan de solidarité qui démontre aussi l’urgence des besoins structurels.
Le témoignage édifiant de la précarité
La situation de Vincent Maharavo, spécialiste du halfpipe, illustre parfaitement les sacrifices financiers imposés par le haut niveau dans des disciplines moins exposées. Son témoignage révèle un système où l’ingéniosité personnelle supplante souvent un soutien institutionnel insuffisant.
« Une saison de halfpipe coûte environ 40.000 euros, entre le salaire de mon staff, les billets d’avion, la nourriture, etc. J’arrive à obtenir la moitié par les sponsors, et je trouve le reste ailleurs. Je me suis fabriqué un beau chalet que je loue à des touristes. L’an dernier, je me suis même retrouvé à dormir dans ma voiture pour louer mon logement ! », a confié Vincent Maharavo sur France Bleu.
Ces situations rappellent, selon la Fondation, l’importance cruciale d’un accompagnement durable et anticipé pour éviter que des carrières prometteuses ne soient compromises par des obstacles financiers.
Amplifier la mobilisation pour Los Angeles 2028 et les Alpes 2030
Forte de ce constat, la Fondation du Sport Français entend intensifier ses actions en vue des prochaines échéances majeures : les Jeux d’été de Los Angeles en 2028 et, surtout, les Jeux d’hiver de 2030 qui se tiendront dans les Alpes françaises. L’objectif est de consolider un modèle d’accompagnement pérenne qui sécurise les trajectoires des athlètes, anticipe leurs reconversions et leur permet de se consacrer pleinement à l’excellence. L’ambition est claire : donner aux futurs champions les moyens de leurs ambitions et ancrer durablement le soutien aux sportifs au cœur du modèle français. La Fondation insiste sur le fait que la performance olympique ne se décrète pas à l’approche des Jeux, mais se construit sur le long terme grâce à la stabilité, la solidarité et un engagement collectif. L’élargissement de sa communauté de donateurs sera donc une priorité pour accompagner un nombre croissant de talents, en particulier ceux qui formeront la génération 2030.
Reconnue d’utilité publique, la Fondation du Sport Français (https://www.fondation-du-sport-francais.fr/) a pour mission de promouvoir le sport comme un vecteur de lien social et d’insertion.
Elle agit comme un acteur clé dans le développement du mécénat sportif en France, en collaboration avec l’ensemble de l’écosystème institutionnel.


















