CYCLISME : Motul et Tudor Pro Cycling engagent une course effrénée à l’innovation technique
Motul et l’équipe suisse Tudor Pro Cycling s’unissent pour trois ans afin de co-développer des lubrifiants haute performance et dominer le peloton.
Dans l’arène impitoyable du cyclisme professionnel, où chaque watt épargné peut faire basculer le destin d’une étape, la guerre technologique ne connaît aucun répit. Ce mardi, un nouvel acteur de poids vient muscler le jeu des équipes du WorldTour et de la catégorie ProTeam. Motul, géant historique de la lubrification, s’engage dans une échappée au long cours avec la formation suisse Tudor Pro Cycling Team. Ce partenariat de trois ans ne se limite pas à un simple logo sur un maillot : il s’agit d’une véritable alliance stratégique visant à transformer la mécanique des vélos en arme de précision absolue.
L’atelier, antichambre de la victoire
Avant même que les coureurs ne s’élancent sur l’asphalte brûlant ou les pavés hostiles, la bataille commence dans le silence studieux des ateliers. C’est ici que se joue la fiabilité, ce facteur X qui permet de franchir la ligne d’arrivée sans encombre. Motul devient ainsi le Fournisseur Officiel de Produits d’Entretien, armant les mécaniciens de sa gamme « Bike Care ». L’objectif est clair : réduire les frictions, éliminer l’usure et garantir une fluidité de transmission irréprochable, que ce soit sous le déluge d’une classique flandrienne ou dans la fournaise d’un grand tour.
Cette réalité du terrain, souvent invisible pour le grand public, est cruciale pour le staff technique. « Les spectateurs voient les coureurs le jour de la course, mais une grande partie de la performance commence bien avant, à l’atelier. Les bons produits nous aident à assurer le bon fonctionnement du matériel, à réduire l’usure et à préparer les vélos pour toutes les exigences de la compétition. À ce niveau, ces détails peuvent vraiment faire la différence », analyse avec lucidité Andrea Foccoli, Chef Mécanicien chez Tudor Pro Cycling Team.
Un laboratoire à ciel ouvert pour la R&D
L’accord va bien au-delà de la simple fourniture de bidons. Il instaure un cycle de développement vertueux entre les ingénieurs de Motul et les athlètes de l’équipe suisse. La route devient le laboratoire ultime. Les retours d’expérience des coureurs, qui martyrisent le matériel sur des milliers de kilomètres, remonteront directement aux équipes de Recherche & Développement de la marque française.
Ce modèle de co-création est l’ADN même de ce rapprochement. Il s’agit d’adapter les formules chimiques aux contraintes réelles du haut niveau. « Le cyclisme est un marché de plus en plus technique, avec des attentes croissantes autour de l’entretien, de la lubrification et de la performance des produits. Chez Motul, notre mission est de co-créer la performance grâce à une collaboration étroite avec les équipes sur le terrain », explique Robin Danneels, Business Development Manager Bike chez Motul.
Il poursuit en soulignant l’apport de l’expertise motorisée vers le cyclisme : « En tant que leader historique de la lubrification et de l’entretien des deux-roues, nous apportons des décennies d’expertise éprouvée au secteur du cyclisme. Collaborer avec une équipe premium, technologiquement avancée et structurée avec rigueur comme le Tudor Pro Cycling Team […] nous permet d’améliorer nos produits en continu ».
Une ambition suisse qui bouscule la hiérarchie
Pour Tudor Pro Cycling, structure lancée en 2022 sous l’impulsion du légendaire Fabian Cancellara, cet accord valide une montée en puissance spectaculaire. L’équipe, basée à Sursee, ne cache pas ses ambitions de bousculer l’ordre établi. Avec un effectif 2026 riche de 47 coureurs issus de 17 nationalités, répartis entre l’équipe professionnelle, l’équipe de développement et le programme Gravel, la formation suisse se donne les moyens de ses ambitions (plus d’informations sur l’équipe via www.tudorprocycling.com).
En s’associant à Motul (https://www.motul.com/corporate), Tudor s’assure que sa mécanique suivra le rythme infernal imposé par ses leaders. C’est la rencontre entre la précision suisse et l’ingénierie chimique de pointe. Pour les passionnés de technique et de belles mécaniques, des visuels de ce partenariat sont disponibles en ligne (https://drive.google.com/drive/folders/1HgAnMdVFZ-brr8J-B5WR6mVDcPzFIeqk?usp=sharing).
Dans un sport où la marge entre la gloire et l’anonymat se mesure parfois à l’épaisseur d’un film d’huile sur une chaîne, ce partenariat pourrait bien être le lubrifiant qui propulsera Tudor vers les sommets des podiums internationaux cette saison.


















