INSTITUTIONNEL : Société – Les Français ont doublé leur temps de pratique sportive en dix ans
La FFEPGV et Ipsos révèlent que 72 % des Français pratiquent une activité physique, un engouement record désormais motivé par la quête de bien-être mental.
C’est un changement sociétal majeur que met en lumière le 15ème Baromètre Sport-Santé dévoilé ce mardi. Réalisée par la Fédération Française d’Éducation Physique et de Gymnastique Volontaire (FFEPGV) en partenariat avec Ipsos, cette enquête annuelle confirme que le sport n’est plus une variable d’ajustement dans l’agenda des Français, mais un pilier central de leur équilibre de vie. En 2025, près de trois Français sur quatre (72 %) déclarent pratiquer une activité physique, marquant une hausse de 18 points depuis 2012.
Une pratique ancrée dans le quotidien
L’intensité de cet engagement sportif est particulièrement notable. Loin de se limiter à une séance occasionnelle, les Français consacrent désormais en moyenne un peu plus de quatre heures par semaine à leur entraînement. Ce volume horaire a quasiment doublé en une décennie, témoignant d’une véritable intégration du mouvement dans les modes de vie. Deux Français sur cinq (41 %) dépassent même le seuil des trois heures hebdomadaires.
Cette massification de la pratique s’accompagne d’une diversification des lieux d’exercice. Si le plein air conserve les faveurs de 61 % des sportifs, la pratique à domicile ou via internet s’est durablement installée pour près d’un pratiquant sur deux (46 %). Les salles de sport, quant à elles, attirent un tiers des sportifs, confirmant la multiplicité des offres disponibles pour répondre à cette demande croissante.
Le bien-être mental au cœur des motivations
L’étude souligne une évolution significative des moteurs de la pratique. Si la forme physique reste primordiale, la dimension psychologique s’impose avec force. Pour 90 % des sondés, l’activité physique a un impact positif direct sur le bien-être mental. Ce chiffre grimpe à 96 % chez les pratiquants réguliers.
La conscience des risques liés à la sédentarité est aiguë : 86 % des sportifs rapportent des effets négatifs immédiats lorsqu’ils doivent réduire leur entraînement. Ces conséquences se manifestent par une baisse du bien-être psychologique (63 %), une hausse du stress (54 %) ou encore une dégradation de la qualité du sommeil (49 %). Les jeunes adultes de moins de 35 ans semblent particulièrement vulnérables à cette privation de mouvement, 93 % d’entre eux ressentant un impact négatif en cas de baisse d’activité.
Un antidote à l’isolement social
Au-delà de la santé individuelle, le sport s’affirme comme un puissant vecteur de cohésion. Pour 72 % des pratiquants, c’est l’occasion de « partager une passion », et pour 67 %, le moyen de nouer des amitiés durables. Cette fonction sociale varie selon les générations : si les moins de 35 ans y cherchent l’appartenance à un groupe, les seniors de plus de 60 ans plébiscitent les opportunités de rencontres intergénérationnelles (70 %).
Le rôle pivot du corps médical
Face à ces enjeux de santé publique, la parole du médecin reste déterminante. Le baromètre révèle que 79 % des Français seraient incités à pratiquer davantage si leur médecin le leur recommandait pour des raisons physiques, et 74 % pour des motifs de santé mentale. Plus intéressant encore, cette prescription médicale pourrait convaincre ceux qui sont aujourd’hui éloignés du sport : 64 % des non-sportifs se disent prêts à franchir le pas sur conseil de leur praticien.
Un enjeu politique local majeur
À l’approche des élections municipales de mars 2026, le sport devient un sujet incontournable pour les territoires. Si la satisfaction vis-à-vis des équipements locaux progresse (71 % de satisfaits), des freins persistent. Le coût de la pratique reste l’obstacle principal pour 32 % des répondants, suivi par l’inadéquation des horaires et le manque d’infrastructures.
Pour les candidats aux mairies, le message est clair : le sport pèsera dans le choix de 64 % des électeurs le mois prochain. Perçu comme un levier transversal touchant à la santé, à la sécurité et à la cohésion sociale, le développement de l’offre sportive locale s’inscrit désormais parmi les attentes prioritaires des citoyens, juste après la santé et la sécurité publique.
La FFEPGV (https://ffepgv.fr), première fédération multisports non-compétitifs de France, continue ainsi de promouvoir le « Sport-Santé » à travers ses 4 500 clubs, répondant à cette soif de mouvement qui ne cesse de croître dans l’Hexagone.


















