TRAIL : Mile & Stone – Laboratoire olympique
Cette problématique de déplacements lointains est également soulevée par Laurent Ardito, patron du team Asics : « Notre seul critère (de participation), c’est le niveau sportif des épreuves. Nous sommes intéressés par les courses UTMB, mais pas toutes. Idem pour les GTWS. Nous serons en masse à Zegama. Je ne suis pas contre si un(e) athlète joue le classement général, mais je me demande si aller deux fois en Asie à un mois d’écart, c’est très pertinent. On pourrait nous le reprocher ».
Pas de quoi remettre en cause l’implantation de la série en Asie – qui date de 2024 : « C’est un marché important, non seulement pour Salomon, mais aussi pour les marques qui s’investissent dans la série avec leurs athlètes. Tout le monde sait que la Chine est le pays où le trail se développe le plus vite« , explique Grégory Vollet.
Ce dernier défend par ailleurs les parcours en fleur (quatre boucles différentes avec passages sur la ligne à chaque tour) expérimentés l’année dernière : « J’ai reçu un vent de critiques de tous ceux qui ne sont pas venus, j’aimerais qu’ils testent d’abord. Ceux qui ont participé à des courses en fleur, comme à Il Golfo dell’Isola ou à Kobe en 2025, nous ont fait des retours super positifs. Il y a une grosse atmosphère au niveau de la fan zone« . Le sujet va en tout cas continuer d’être creusé, car il s’inscrit dans la perspective de l’éventuelle intégration du trail court au programme olympique. Avec l’appui de WBD, déjà partenaire du CIO, les GTWS se posent en laboratoire : « On a effectivement des discussions et j’ai proposé ce format en fleur qui me paraît être le meilleur compromis pour les athlètes, les spectateurs et la diffusion TV, mais il y a des règles techniques qui font que le trail est encore loin de pouvoir accéder aux JO »‘, confie Greg Vollet. Notamment le fait que l’ensemble de la course doive être filmé en 4K, on en est incapables aujourd’hui. Maintenant, il faut être très prudent au regard de ce que devient le ski alpinisme aux JO. Que peut apporter les JO au trail ? De la visibilité. Mais ne peut-elle pas être apportée autrement ? C’est ce sur quoi on travaille avec les GTWS ».SOURCE : Mile & Stone – N°68.


















