TRAIL : Mile & Stone – Un manque de têtes d’affiche
Pour continuer à prospérer, les GTWS misent sur des formats télévisuels de 2 à 3 heures et un niveau sportif élevé.
« La plupart des meilleurs mondiaux sur formats courts sont là, c’est ce qui m’a attiré pour me mesurer à l’élite et apprendre« , explique ainsi Pierre Galbourdin (team Brooks), qui a participé à quatre manches de la série et terminé meilleur français au général en 2025 (11e). Ce dernier émet pourtant un bémol : « Avec les cotations aléatoires (ITRA ou UTMB) et l’absence de références, comme le chrono sur la route, les performances sont parfois banalisées sur ces formats et difficiles à comprendre pour le grand public. Les GTWS font un gros boulot au niveau média avec des super contenus, mais c’est dur de rivaliser avec l’UTMB ». Le trail court semble en effet encore manquer de grandes têtes d’affiche, souffrant de la comparaison avec l’ultra. « C’est un travail de longue haleine. Mais WBD veut s’atteler à développer l’image de marque des athlètes. L’ultra est très présent dans la communauté « core » du trail, notamment en France, mais l’objectif de WBD est de toucher une communauté beaucoup plus large« , fait remarquer Grégory Vollet, qui multiplie les initiatives pour rendre les GTWS plus attractives : augmentation de 45 % du prize money par rapport à 2025 (435 000 euros au total, 3 000 ou 6 000 euros la victoire d’étape en fonction des événements et 30 000 euros la victoire au classement général), lancement en 2026 d’un classement par équipes et de classements annexes (meilleur grimpeur, sprinteur et descendeur). Vainqueurs de la série en 2025, le Marocain Elhouzine Elazzaoui et de la Roumaine Madalina Florea ont d’ores et déjà confirmé leur inscription pour 2026, en attendant que d’autres annoncent leur participation : « On aura un plateau plus relevé que l’an dernier« , promet Grégory Vollet. Pierre Galbourdin n’en sera pas : « Ils ont pris une orientation en créant des courses partout dans le monde. Je comprends leur point de vue d’organisateur, c’est bien que le sport s’installe ailleurs qu’en Europe et c’était génial de courir sur la Muraille de Chine, mais c’est un peu dommage de déplacer autant de coureurs. Et certains établissent leur calendrier pour maximiser leurs points en allant sur les courses où les start lists sont moins denses, comme on l’a vu au Mexique en 2025″.
SOURCE : Mile & Stone – N°68.


















