TRAIL : Mile & Stone – Mathieu BLANCHARD a goûté à la Barkley
L’édition 2026 de la Barkley, disputée la semaine dernière, se sera terminée, pour la seconde fois consécutive, sans aucun finisher, le vétéran français Sébastien Raichon (53 ans), qui s’était déjà distingué en janvier en remportant la Montane Spine Race, ayant réussi le meilleur score sous la forme d’un Fun Run (trois tours en moins de 40 heures, lire son interview dans L’Équipe).
Le principe de l’épreuve étant de garder le secret jusqu’au bout quant à sa date, son parcours et ses participants, c’est donc au dernier moment qu’a été connue la participation de Mathieu Blanchard, dont on savait juste qu’il s’était envolé début février pour les Etats-Unis. « Ce projet est né en moi il y a quelques années déjà, et il ne fallait pas être devin pour comprendre que la Barkley finirait par m’attirer. Les aventures qui me touchent ont souvent un goût d’incertitude, de solitude, de dépassement brut », raconte sur son compte Instagram celui qui, en 2025, s’était attaqué à la Yukon Ultra dans le grand Nord canadien (victoire) et, tout autre exercice, à la Transat Café L’Or aux côtés du Néo-Zélandais Conrad Colman – retracée dans le film Convergence, actuellement à l’affiche du Sailorz Film Festival (en tournée jusqu’à début avril dans 43 villes en France, en Suisse et Belgique). A l’arrivée, l’ultra-traileur de 38 ans aura vécu une première expérience interrompue à cause du froid lors de la troisième boucle, mais qu’il a visiblement appréciée. « Je ne suis pas devenu « finisseur » de ce mythe (…) J’ai été stoppé par des conditions météo dantesques, et même si j’ai déjà été capable de survivre dans des environnements de froid extrême lors d’autres aventures, rien n’est jamais acquis, aucune expérience ne garantit l’invincibilité, et la nature trouve toujours une manière de te surprendre si tu relâches un instant. Ce baptême m’a pourtant offert quelque chose d’essentiel : l’autonomie. La sensation que je pourrais, un jour, faire un tour seul, sans dépendre de personne, juste avec ma carte, ma boussole et mon instinct. Et ça, dans l’univers de la Barkley, c’est une étape majeure. Peut-être la plus importante ». De quoi sans doute nourrir son envie d’y revenir.
SOURCE : Mile & Stone – N°68.


















