AUTOMOBILE : La Bugatti Tourbillon marie haute horlogerie et mécanique d’exception
Bugatti dévoile les secrets de fabrication du compteur analogique de sa Tourbillon, véritable pièce d’orfèvrerie conçue avec des horlogers suisses.
À Molsheim (Bas-Rhin), siège historique de la marque de luxe, une petite révolution mécanique est en marche. Alors que l’industrie des hypercars modernes tend à saturer l’habitacle d’écrans numériques et de pixels, Bugatti a choisi une approche radicalement différente pour son modèle Tourbillon. Le constructeur alsacien présente aujourd’hui le nouvel épisode de sa série documentaire « A New Era », qui lève le voile sur la conception du combiné d’instrumentation de ce véhicule d’exception. Ce dernier se distingue par une architecture totalement analogique, fruit d’une convergence inédite entre l’ingénierie automobile de pointe et la haute horlogerie suisse.
Un chef-d’œuvre mécanique au cœur de l’habitacle
L’ambition affichée par Bugatti est claire : créer une pièce intemporelle. Là où les écrans technologiques vieillissent et deviennent obsolètes, la mécanique de précision traverse les âges. C’est cette philosophie qui a guidé la création du bloc d’instruments de la Tourbillon. Alexandra Tavares, designer d’intérieur et experte en personnalisation chez Bugatti Rimac, impliquée dans le projet depuis plusieurs années, souligne l’importance de cette approche artistique. Le nom même du modèle, « Tourbillon », puise ses racines dans l’art horloger, faisant écho à ce mécanisme complexe destiné à améliorer la précision des montres mécaniques.
Le résultat est un combiné d’instrumentation qui s’apparente davantage à une pièce de musée qu’à un tableau de bord traditionnel. Squeletté, transparent et complexe, il laisse apparaître ses rouages, transformant la lecture de la vitesse et du régime moteur en une expérience visuelle captivante.
L’expertise suisse de Concepto en renfort
Pour réaliser cette prouesse, Bugatti ne s’est pas contenté de ses propres ingénieurs. La marque s’est associée aux experts de la manufacture horlogère suisse Concepto. Valérien Jaquet, PDG et fondateur de Concepto, ainsi que Guillaume Tripet, chef de projet au sein de la manufacture, ont travaillé en étroite collaboration avec les équipes de Molsheim.
Cette alliance a permis de transposer les standards de l’horlogerie fine dans l’univers automobile. David Olafsson, horloger et ingénieur chez Concepto, décrit un projet passionnant dès ses débuts, malgré les nombreux défis techniques à relever. Contrairement à une montre-bracelet, le mécanisme doit ici résister aux vibrations extrêmes, aux accélérations fulgurantes et aux variations de température inhérentes à une hypercar développant des performances hors normes.
Un assemblage entièrement manuel
Le documentaire diffusé par la marque met en lumière le caractère artisanal de cette production. Chaque combiné est assemblé à la main avec un soin méticuleux par les horlogers de Concepto. Ce retour à l’analogique et au fait-main positionne la Tourbillon à contre-courant des tendances actuelles, réaffirmant le statut de Bugatti non seulement comme constructeur automobile, mais comme créateur d’objets d’art.
Les amateurs de mécanique et de précision peuvent découvrir les coulisses de cette fabrication et les détails techniques de cette intégration horlogère dans le dernier épisode de la série « A New Era », disponible dès à présent via les canaux de communication de la marque.
Le site officiel de Bugatti (https://newsroom.bugatti.com).


















