EQUITATION : Jumping International de Bordeaux – Martin FUCHS pour conclure
Plutôt discret depuis le début du Jumping (11ᵉ hier dans l’étape Coupe du monde), le vainqueur de la Longines FEI Jumping World Cup™ de Bordeaux l’an dernier, Martin Fuchs, a magnifiquement « sauvé » son week-end en remportant avec autorité le Grand Prix AUDI dimanche après-midi, avec Conner Jei au terme d’un barrage palpitant.
À l’issue d’une première manche construite avec la même délicatesse technique que la veille, sept cavaliers s’étaient qualifiés pour le barrage. Parmi eux, deux femmes, deux Françaises que d’aucuns rêvaient de voir triompher dans le prolongement de la victoire féminine de l’Irlandaise Jessica Burke, la veille dans l’étape Coupe du monde.
Deux Tricolores qui s’en sortent avec les honneurs : quatre points pour Marie Demonte et Forban de Bellard, bien remise de sa chute de vendredi et auteure d’un parcours solide, et une cinquième place pour Camille Condé-Ferreira et Bassano de Nantuel, double sans-faute, à qui il aura manqué un soupçon d’expérience pour viser le podium. Il s’agissait de son premier barrage dans un Grand Prix 5* et de seulement son deuxième CSI 5* : une grande performance donc pour cette cavalière de 27 ans que l’on reverra assurément lors de prochaines grandes échéances. Le troisième Français qualifié pour ce barrage, le vainqueur de l’an passé, Cédric Hurel, a signé à nouveau la meilleure performance pour les Bleus en prenant la quatrième place avec Fantasio Floreval Z
L’expérience, en revanche, ce n’est pas ce qui a fait défaut au Suisse Martin Fuchs lorsqu’il s’est agi d’aller chercher le chronomètre du Luxembourgeois Victor Bettendorf, longtemps en tête du barrage avec Encore Toi du Linon. Il n’aura fallu que 15 centièmes au Suisse pour le déloger : « Victor a réalisé un parcours incroyable, très rapide du premier au dernier obstacle. Je savais que je devais rentrer dans mon parcours en donnant un maximum de vitesse. J’ai vraiment coupé entre le deuxième et le troisième obstacle. Mon cheval a répondu et, pour un grand cheval, il est capable de sauter dans n’importe quelle situation. C’est ce qui m’a permis de pousser autant la vitesse ».
Déjà en réussite à Bordeaux lors de sa première participation l’an dernier, Martin Fuchs confirme son attachement au concours : « J’aime vraiment ce Jumping. Et ce qui rend cette victoire encore plus précieuse, c’est le succès de ma fiancée, Simone Pearce, dans le Grand Prix de dressage. C’est sympa d’être venu ici « en famille » et de remporter chacun un Grand Prix dans sa discipline. C’est forcément un moment particulier ».
Après le chapitre historique de la veille, le Jumping de Bordeaux s’offre une nouvelle conclusion de prestige avec la victoire d’un ancien champion du monde. Un épilogue pour le saut d’obstacles, devant une salle comble, fidèle tout au long de ce week-end où se sont mêlés sport, émotion et transmission.


















