JEUX OLYMPIQUES : Des militants PETA dénudés contre l’industrie du duvet à Milan
À Milan, des militants de PETA manifestent dénudés pour dénoncer la cruauté de l’industrie du duvet à l’approche des Jeux Olympiques d’hiver.
La capitale de la Lombardie, qui s’apprête à vivre au rythme des Jeux Olympiques d’hiver, a été le théâtre d’une action pour le moins inattendue ce jeudi. Alors que les températures hivernales incitent aux tenues chaudes, trois sympathisants de l’association PETA Royaume-Uni ont bravé le froid en tenue d’Eve — ou presque. Vêtus uniquement de bonnets, de lunettes de ski et d’après-skis, ils se sont tenus debout derrière une bannière affichant un slogan sans équivoque : « Plutôt à poil qu’avec des plumes ! ».
Cette mise en scène, orchestrée en amont de la compétition sportive internationale, vise un objectif précis : rappeler aux consommateurs et aux athlètes la réalité qui se cache derrière les équipements d’hiver rembourrés. Doudounes, sacs de couchage et vestes de ski, souvent garnis de duvet et de plumes, sont ici pointés du doigt comme étant le produit d’une souffrance animale systémique.
Une industrie accusée de pratiques barbares
L’association de défense des droits des animaux s’appuie sur plusieurs enquêtes documentées pour étayer ses revendications. Selon PETA, l’industrie du duvet est synonyme de maltraitance sévère pour les oies et les canards. L’organisation a diffusé de nombreuses enquêtes sur l’industrie du duvet (https://secure.petafrance.com/page/146054/action/1) révélant des images difficiles où l’on aperçoit des oiseaux présentant des plaies béantes, plumés à vif de manière répétée.
« Chaque plume fourrée dans une doudoune ou une veste a été arrachée violemment du corps d’un oiseau élevé dans des conditions misérables et tué de manière barbare », a déclaré Mimi Bekhechi, vice-présidente de PETA pour l’Europe. Pour les militants, le lien entre le vêtement de sport et l’abattoir est direct. Ils dénoncent des pratiques où les animaux sont poignardés au cou alors qu’ils sont encore conscients.
Des enquêtes accablantes en Pologne et au Vietnam
PETA met en lumière des investigations menées dans des pays clés de cette industrie. Une enquête (https://www.petafrance.com/actualites/lindustrie-du-duvet-devoilee-des-oiseaux-electrocutes-et-tues-pour-leurs-plumes/) réalisée par la branche allemande de l’ONG en Pologne, deuxième exportateur mondial de duvet, montre des employés d’abattoirs traînant les volatiles sur des sols grillagés et les frappant violemment. Certains oiseaux, égorgés mais toujours conscients, tentent encore de battre des ailes.
Le constat est similaire en Asie. Des révélations concernant des fournisseurs vietnamiens (https://www.petafrance.com/actualites/canards-poignardes-duvet-responsable/), pourtant étiquetés comme producteurs de duvet « responsable », font état d’employés coupant les pattes d’oiseaux vivants qui se débattent.
La reconnaissance de la sensibilité animale
Au-delà de la dénonciation des pratiques industrielles, l’action milanaise porte un message éthologique. L’association rappelle que les oies et les canards sont des animaux sociaux et sensibles. Les oies, par exemple, sont connues pour s’accoupler pour la vie et entretenir des liens familiaux étroits. Les canards, quant à eux, disposent d’un langage corporel complexe pour communiquer avec leurs congénères.
Cette approche s’inscrit dans la philosophie globale de l’organisation qui prône l’empathie, définie comme la capacité de se mettre à la place d’autrui, quelle que soit son espèce. Pour PETA, « chaque animal est un individu » (https://secure.petafrance.com/page/156170/petition/1) méritant compassion et respect, et non un simple matériau de production textile.
Appel aux athlètes et aux spectateurs
Face à ce constat, les militants exhortent le monde du sport à changer ses habitudes. « Les seuls individus qui devraient porter des plumes sont les oiseaux eux-mêmes, et PETA appelle les athlètes olympiques et les fans à rester au chaud grâce à des vêtements végans innovants et de qualité », ajoute Mimi Bekhechi.
L’association invite le grand public à se tourner vers une « mode compatissante », privilégiant des matériaux synthétiques ou végétaux performants qui ne nécessitent aucune exploitation animale. Pour ceux souhaitant approfondir le sujet ou soutenir ces initiatives, des informations complémentaires sont disponibles sur le site PETAFrance.com (http://www.petafrance.com/).


















