AUTOMOBILE : Adrien FOURMAUX : « La route évoluait énormément, ce qui était la même chose l’an dernier »
Au terme d’une édition 2026 marquée par des conditions hivernales dantesques, le duo français Adrien Fourmaux et Alexandre Coria s’empare de la quatrième place, confirmant la résilience de l’écurie Hyundai dans cette épreuve vitrine pour l’industrie automobile mondiale.
Le Rallye Monte-Carlo demeure bien plus qu’une simple compétition sportive : il s’agit d’un véritable laboratoire technologique à ciel ouvert et d’un vecteur de rayonnement international pour la région et la Principauté. L’édition 2026, clôturée ce dimanche, a rappelé aux géants de l’automobile que les routes de l’arrière-pays azuréen constituent l’un des terrains d’essai les plus exigeants au monde.
Un défi logistique et technique pour les constructeurs.
La « vitrine » monégasque a tenu toutes ses promesses en matière de difficulté. Neige, glace, boue et asphalte mouillé se sont succédé, parfois au sein d’une même spéciale, imposant un casse-tête stratégique aux équipes techniques. Pour les constructeurs engagés comme Toyota et Hyundai, la capacité à adapter les machines à ces conditions extrêmes est un impératif de crédibilité. Dans ce contexte, la performance d’Adrien Fourmaux et de son copilote Alexandre Coria sur la Hyundai i20 N Rally1 revêt une importance capitale pour la marque coréenne.
La résilience comme valeur ajoutée.
Malgré une sortie de route jeudi due à une faible visibilité et une panne électrique affectant le frein à main vendredi, l’équipage français a su redresser la barre. Cette capacité de réaction, essentielle dans le monde du sport automobile de haut niveau, a permis à l’équipe de remonter au classement.
« Compte tenu de là où nous en étions vendredi avec nos problèmes électriques, je suis heureux de terminer quatrièmes au classement général », explique Adrien Fourmaux.
Cette régularité permet à Hyundai de marquer des points précieux au championnat des constructeurs, un enjeu financier et médiatique majeur face au rival Toyota.
Une bataille de précision.
L’impact du rallye se mesure aussi à l’intensité de la compétition qui captive les audiences.
Fourmaux a signé deux victoires de spéciale (SS13 et SS16) et quatre temps dans le top trois.
Il souligne la complexité du terrain : « La route évoluait énormément, ce qui était exactement la même chose l’an dernier ». Le pilote français nourrit cependant un regret : « Je n’ai qu’un seul regret, qui est les huit dixièmes concédés à Seb [Sébastien Ogier]. Je suis sûr que j’aurais pu gagner huit dixièmes » !. Avec 17 points engrangés, il talonne désormais Ogier au classement.
Cap sur la Suède.
Pour les équipes, la logistique ne s’arrête jamais.
Andrew Wheatley, Directeur Sportif WRC de Hyundai Motorsport, tire un bilan constructif de cette manche d’ouverture : « Je pense qu’à chaque kilomètre, nous apprenons les forces et les faiblesses que nous avons sur des surfaces changeantes comme celles-ci ».
L’ensemble du paddock se prépare désormais à déplacer son impressionnante infrastructure vers les cols enneigés de Suède, où se tiendra la prochaine épreuve du 12 au 15 février.

















