TRAIL : Mile & Stone N°66 – Frédéric LÉNART (UTMB GROUP) : « Des annonces à venir sur l’Index »
La saison des UTMB World Series s’ouvre du 22 au 25 janvier avec Arc of Attrition by UTMB, au sud-ouest de la Grande-Bretagne, premier événement d’un circuit qui en comptera une grosse soixantaine en 2026.
L’occasion pour Mile & Stone d’échanger avec Frédéric Lénart, directeur général d’UTMB Group.
Parlons de l’Index UTMB : dans l’interview qu’il nous a accordée début janvier, Jim Walmsley regrettait un manque de « transparence » autour de son calcul, comment faire en sorte que cet indice de performance devienne incontestable ?
C’est toujours un gros sujet. Pas mal de paramètres sont à prendre en compte pour calculer un indice de performance, ce n’est pas juste la distance et le dénivelé, il y a aussi la météo, la technicité du terrain, la condition physique des coureurs… Aujourd’hui, on continue à dialoguer avec les athlètes pour avoir leur retour d’expérience et mieux juger la pertinence de notre Index. On doit par exemple savoir si le coureur qui a surperformé ou sous-performé se considérait en bonne forme ou pas… Ce qui compte, c’est qu’on explique la démarche pour que les gens comprennent comment lire l’Index. On devrait être capables de faire des annonces dans les mois qui viennent sur ses évolutions. Discutez-vous avec l’ITRA pour, peut-être un jour, arriver à un indice unique ?
Il n’y a pas de discussions avec l’ITRA aujourd’hui, mais on est favorables à avoir un index unifié pour le trail running. Jim Walmsley, toujours lui, estimait par ailleurs qu’avant de parler de trail aux JO, il fallait renforcer la densité des courses au niveau des athlètes élites, pas encore assez nombreux, qu’en pensez-vous ? Et quel peut être votre rôle à ce propos ?
Le trail reste un sport jeune. Aujourd’hui, on compte 100 à 120 « top » élites dans le monde, et encore ils ne vivent pas tous exclusivement de ce sport, et de 1 800 à 2 000 amateurs très confirmés qui n’en vivent pas. Il y a probablement un vivier pour développer le nombre d’athlètes professionnels, je pense qu’on y participe, avec des prize money plus importants, la visibilité qu’on leur offre sur nos événements et la mise en place d’une stratégie antidopage, nous avons également mis en place en 2025 avec la PTRA un soutien financier (dotation globale de 20 000 euros) pour aider certains qui n’ont pas de sponsors – ou des sponsors qui ne les soutiennent pas suffisamment – à participer à certaines épreuves du circuit. Maintenant, cette professionnalisation viendra aussi de l’investissement des marques dans ce sport. On voit qu’elles sont de plus en plus nombreuses à considérer le trail non plus comme un sport de niche, mais comme un sport mainstream, on le constate bien sur le Hoka UTMB Mont-Blanc où elles sont toutes présentes et observent ce qui se passe. Mais c’est sûr qu’il y a encore beaucoup de chemin.
SOURCE : Mile & Stone N°66.

















