AUTOMOBILE : Rétrospective FFVE 2025 – Interview de Jean-Louis BLANC
La Fédération a continué à améliorer et moderniser ses méthodes de travail, notamment en ce qui concerne l’analyse des demandes d’attestations.
« Nous observons également une croissance du nombre d’adhérents et de manifestations tandis que le programme « Villes et Villages d’Accueil des Véhicules d’Époque » connaît un succès remarquable. Plus généralement, nous ressentons toujours une profonde affection de la part du peuple français pour les véhicules d’époque, qui ne se dément pas : les pouces levés, les sourires à notre passage en sont des signes tangibles et cette sympathie traverse absolument toutes les classes sociales ». Jean-Louis Blanc, président de la FEVE.
Interview de Jean-Louis Blanc
Comment caractériseriez-vous cette année 2025 pour la FFVE ?
La Fédération a continué à améliorer et moderniser ses méthodes de travail, notamment en ce qui concerne l’analyse des demandes d’attestations. Nous observons également une croissance du nombre d’adhérents et de manifestations tandis que le programme « Villes et Villages d’Accueil des Véhicules d’Époque » connaît un succès remarquable. Plus généralement, nous ressentons toujours une profonde affection de la part du peuple français pour les véhicules d’époque, qui ne se dément pas : les pouces levés, les sourires à notre passage en sont des signes tangibles et cette sympathie traverse absolument toutes les classes sociales.
Combien d’attestations a délivré la FFVE lors du dernier exercice ?
Nous en avons délivré 44 000, c’est un peu moins que l’exercice précédent mais cela s’explique par l’afflux que nous avons connu l’année dernière après la mise en œuvre du Contrôle Technique pour les deux roues. Par ailleurs, nous sommes devenus un peu plus stricts dans l’analyse des dossiers, ce qui a entraîné 4 000 refus : je parle bien de véhicules qui ne relèvent pas de la carte grise collection, car lorsqu’il s’agit d’un dossier mal constitué, nous échangeons avec les demandeurs pour aboutir. Les délais de réponse continuent à se réduire : ils sont désormais d’une quinzaine de jours. Avec le recul, la dématérialisation des demandes est tout de même un remarquable succès puisqu’aujourd’hui, plus de 90% des démarches sont réalisées par ce biais. Malgré quelques réticences de collectionneurs, c’est une réussite totale !
La FFVE a nommé un nouveau directeur, Patrick Gomez. Quelles sont ses missions ?
Les statuts de la FFVE prévoient en effet que le Conseil d’Administration nomme un directeur qui dirige nos 15 salariés. Il supervise tous les programmes et gère en particulier le service des attestations. Patrick Gomez est collectionneur depuis longtemps et ingénieur de formation. Il va beaucoup apporter à la Fédération, d’abord par l’expérience et les relations qu’il a accumulées durant 10 années passées à la tête du Club Vincennes en Anciennes, un des plus grands de France. Il a naturellement transmis cette fonction pour pouvoir se consacrer à plein temps à la FFVE. Il a été très bien accueilli par nos membres, sa désignation ayant d’ailleurs été votée à l’unanimité par le Conseil d’Administration.
Cette année, la FFVE a édité une brochure consacrée aux musées. Quel en est l’objectif ?
C’est une démarche importante : 50 musées sont adhérents à la Fédération. Cette brochure téléchargeable sur le site de la Fédération, qui répertorie les musées adhérents, précise leur contenu et leur localisation, constitue une première étape. Nous avons eu le plaisir d’accueillir cette année au conseil d’administration Madame Hommell qui préside et gère le magnifique musée privé de Lohéac. Elle a repris la présidence du groupe de travail de la FFVE consacré aux musées et, à partir de ses conclusions, nous allons mener des actions dès 2026 pour faciliter et développer leurs activités et nos partenariats avec eux.
La Fédération a signé en 2025 un accord avec Louvre Hotels Group. Quel est le sens de ce nouveau partenariat ?
C’est un accord gagnant-gagnant, c’est-à-dire que tous les collectionneurs des clubs adhérents à la Fédération bénéficient d’une réduction de 15% dans plus de 600 établissements du groupe avec des parkings sécurisés pour leurs véhicules d’époque. Nous-mêmes leur assurons une publicité dans nos salons, dans nos manifestations publiques et dans toutes nos publications. Depuis la signature en octobre, plus d’une centaine de membres de la Fédération ont déjà bénéficié de cette offre. C’est un bel exemple de collaboration, que nous entretenons avec tous nos partenaires. Par exemple, nous avons mis en relation Carene assurances et FFVE Services pour la création d’un contrat spécifique pour les véhicules de collection, que nous avons présenté à Époqu’auto. Bien entendu, nous entretenons un partenariat unique dans chacun des domaines d’activité qui concernent la collection.
Vous avez annoncé au Salon Époqu’auto le lancement de la vignette pour les véhicules dotés d’un titre d’immatriculation de collection. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Effectivement, cette initiative se concrétise enfin après une longue étape de mise au point. Il a fallu trouver des entreprises spécialisées pour la réaliser, s’assurer qu’elle soit infalsifiable et requérir l’approbation des ministères des Transport et de l’Intérieur sur tous ses aspects, depuis son usage jusqu’à son format et son dessin. Ces démarches ont nécessité de notre part un engagement financier important. Valable cinq ans, elle permettra en particulier aux agents chargés du stationnement d’identifier au premier coup d’œil un véhicule titulaire d’un titre d’immatriculation collection. Son coût est de 15€, en rapport avec l’investissement que nous avons consenti, et elle se commande en ligne.
Quelles perspectives tracez-vous pour 2026 ?
Bien entendu, nous allons continuer le développement du programme «Villes et Villages d’Accueil des Véhicules d’Époque » et nous allons accompagner le démarrage de la vignette. Nous développons également toujours notre projet de fonds de dotation. Nous travaillons sur sa première réalisation concrète dans la région de Mulhouse, dans le cadre du programme « Transmission des Savoirs ». Elle concernera en particulier les métiers rares de la restauration automobile aujourd’hui en voie de disparition. Enfin, 2026 verra le lancement des programmes « Avant-guerre » et « Musées » et nous espérons poser la centième plaque des «Lieux de l’Histoire Automobile ».















