TRAIL : Mile & Stone – N°62 – Le vélo en exemple
« Le marché du vélo a montré le chemin aux marques de running et de trail running qui faisaient des essais vers ce type de produits depuis longtemps, ce n’était juste pas le bon moment pour les sortir », confirme Julien Traverse.
« Le vélo a montré comment « marketer » ces produits et a éduqué le consommateur à l’importance d’un produit qui peut être unique, polyvalent et adapté à toutes ses pratiques. » Alexandre Huno complète : « On voit bien l’idée d’une pratique qui se situe entre le VTT, que l’on peut comparer au trail, et le cyclisme sur route, qui serait l’équivalent du running, mais, encore une fois, c’est plus du côté des valeurs de la communauté du gravel en cyclisme que nous avons trouvé l’inspiration. La liberté d’une pratique qui valorise l’exploration, qui n’est pas (ou peu) compétitive et qui casse les codes. » A qui s’adresse dès lors la chaussure gravel ? « Par nature à tous les pratiquants, notamment pour leurs entraînements, mais elle vise en particulier un public jeune et citadin », répond Corentin Salle. Ce qui a conduit les marques à adapter leur stratégie : « Pour nous, en tant que marque outdoor venant de la montagne, c’est plus facile de s’adresser aux jeunes citadins par le biais du gravel que de la pure route, univers dans lequel nous avons encore du chemin à faire, confirme Alexandre Huno pour Salomon. En revanche, dans notre réflexion, nous sommes partis d’une chaussure de route pour construire nos produits gravel, plutôt que le contraire ».
SOURCE : Mile & Stone – N°62.















