VOILE : LEGALLAIS 6ème de la Transat Café L’OR
C’est sous des trombes d’eau que Fabien Delahaye et Pierre Leboucher ont rallié La Martinique hier à 17h02 (heure de métropole).
Le Class40 à peine amarré, Fabien et Pierre ont pu enfin souffler après une transat exigeante qui s’est déroulée en deux étapes dictées par une météo complexe.
« C’est un peu le chantier sur l’Atlantique » avait annoncé le skipper de LEGALLAIS au Havre, la veille du départ. Après 19 jours de temps de course cumulé, cela résonne presque comme un euphémisme tant la météo a fait fumer les cerveaux du skipper normand, de son co-skipper et de l’ensemble des concurrents. Arrivés 5e de la première étape à La Corogne après un démarrage de course dans des conditions de vent et de mer dantesques, les deux hommes se classent 8e de la deuxième étape. Au final, ils accrochent une belle 6e place au classement général, récompense de leur pugnacité sur une transat qui n’aura rien eu d’un long fleuve tranquille. C’est un autre bateau normand, Sogestran Seafrigo (Guillaume Pirouelle / Cédric Château) qui s’impose cette année.
En Martinique, et après avoir navigué de manière exceptionnelle sur les dernières heures de course en remontant cinq bateaux entre la dernière nuit et l’approche de la pointe de l’île antillaise, c’était le soulagement et la satisfaction de n’avoir rien lâché jusqu’au bout pour Fabien et Pierre. « Nous sommes très contents d’être arrivés. Cette transat a été très longue. Nous nous sommes sentis complètement dépendants de la météo, notamment lors de notre option nord sur la deuxième étape. C’est bien sûr toujours le cas en course au large mais à l’échelle de l’Atlantique, ça peut être dur pour les nerfs et difficile à gérer sur le plan stratégique. Nous sommes ravis d’avoir pu parfaitement gérer notre fin de course. Il y a eu beaucoup de grains. Il a fallu être très concentré jusqu’au bout. Mais on n’a pas fait d’erreurs, on a passé les bonnes voiles au bon moment. Et on a bien remonté. Globalement, nous avons été dans le bon paquet tout le temps sur la course. Au final, ça paye car j’avoue que nous avons eu quelques frayeurs avec le groupe du sud sur la deuxième étape. On a vraiment craint que la météo allait jouer contre nous » raconte Fabien encore emplie des émotions de la compétition.
Le skipper a salué l’entente parfaite avec son co-skipper, Pierre qui a dû aussi effectuer deux montées au mât pour gérer des problèmes de voiles. « Nous avons rencontré des problèmes techniques (déchirure d’une voile d’avant et rupture du point d’attache en tête de mât pour une autre). Et ça a été aussi une grande satisfaction de réussir à trouver les solutions. Nous avons dû réfléchir aux bons créneaux pour faire ces réparations et ne rien dévoiler aux adversaires » explique le Normand sourire aux lèvres. Aux avant-postes constamment sur la première comme sur la deuxième étape, le duo de La Legallais Team Voile a réussi le pari de performer. Si la victoire n’est pas au bout du chemin sur cette transat, elle l’aura été cette saison sur Les Sables-Horta-Les Sables. Et l’on retiendra aussi la troisième place sur la CIC Normandy Channel Race. Des résultats qui témoignent de la montée en puissance d’un projet fort de la Class40.
Le Class40 LEGALLAIS va repartir en convoyage samedi, skipper par Henri Lechartier, le préparateur technique de l’équipage, accompagné de deux marins, puis entrera en chantier pour l’hiver. La saison prochaine sera aussi palpitante et se jouera cette fois en solitaire avec la Route du Rhum – Destination Guadeloupe en point d’orgue. Fabien semble déjà impatient : « On arrive ici en Martinique avec un bateau en très bon état. Ça aussi c’est très satisfaisant. Et puis, j’ai appris encore plein de petits trucs sur mon Class40. C’est vraiment du plus pour la suite ».















