VOILE : Class40 Centrakor, Hirsch – 11ème en Martinique – Transat Café L’Or – le Havre Normandie
Après 17 jours, 4 heures et 4 minutes d’une traversée engagée entre La Corogne et Fort-de-France, le Class40 Centrakor Hirsch signe une 11ᵉ place au terme d’un finish haletant.
Cette deuxième étape de la Transat Café L’Or aura offert un scénario digne d’un thriller nautique. À 24 heures de l’arrivée, le duo réalise une remontada exceptionnelle, passant de la 24ᵉ à la 8ᵉ place en rasant les côtes martiniquaises et en tenant une cadence infernale. Une démonstration de ténacité et de maîtrise.
Une course menée à 200 %, jusqu’au dernier mille
L’équipage n’a rien lâché, affrontant grains, transitions météo et pièges autour du Diamant. Le niveau extrêmement relevé de la Class40 ne laisse aucune place au moindre relâchement.
La réaction de Mikaël, skipper : « C’était une course intense du début à la fin. Le niveau sportif en Class40 est maintenant vraiment très élevé : il faut être dessus en permanence, sur chaque réglage. On arrive dans un paquet de six bateaux, juste derrière les trois premiers… après autant de temps en mer, c’est complètement dingue ! On a dû rester focus. On a pris un gros grain dans la nuit avant le Diamant qui nous a déportés dans une zone pleine de casiers et de filets… et là, on a fait le combo. Le bateau s’est arrêté net. On a vu nos deux poursuivants nous dépasser à une vitesse folle. C’est rageant, mais c’est la loi de notre sport.
Avec Keni on s’est vraiment bien entendus sur l’eau : gestion du sommeil, de la nourriture — tout était carré. Les premiers routages annonçaient 14 jours de course, on termine avec encore trois plats appertisés et quelques lyophilisés dans la cantine : une super gestion !
La vie à bord a été rythmée par les quarts de barre. On a beaucoup barré pour rester à l’attaque, en changeant toutes les deux heures pour garder de la fraîcheur.
Là, je savoure clairement le plaisir d’être à terre, de manger un vrai repas et de dormir dans un vrai lit… et surtout de retrouver mes partenaires ! »
A ses côtés, Keni, « J’ai pris énormément de plaisir à naviguer aux côtés de Mikael. Cette Transat Café L’Or aura été intense du début à la fin. À bord, le rythme était super fluide, et nos expériences respectives ont vraiment fait la différence dans notre binôme.
On a été dans le match en permanence, toujours à pousser un peu plus loin pour rester au contact et chercher la petite avance qui compte. L’engagement était total, et c’est vrai que cette dernière nuit nous laisse un petit goût de frustration…
Ce qui est sûr, c’est que le niveau en Class40 est monté d’un cran. La moindre erreur coûte très cher !
Maintenant, place au repos bien mérité. Il va falloir quelques jours pour se remettre physiquement, parce que nous avons bien tirés sur les bonhommes »
Cap sur le classement final
Il faudra désormais attendre l’arrivée de l’ensemble de la flotte pour connaître le classement définitif de cette Transat Café L’Or.
Une chose est sûre : Centrakor Hirsch aura marqué cette étape par sa combativité, son sens marin et une gestion millimétrée du bord.















