TRAIL : Mile & Stone N°61 – Baptiste CHASSAGNE : « Je ne veux pas être trop lisse »
Vainqueur en octobre de la Diagonale des Fous, Baptiste Chassagne s’est depuis entouré dans le souci de valoriser sa victoire sans renier ses principes.
Une marque de fabrique pour cet athlète méthodique qui vient de fêter ses 32 ans. Pour Mile & Stone, il lève le voile sur sa « petite entreprise » qu’il pilote dans un objectif de performance.
Ton partenaire principal, On Running, a-t-il un regard sur cette gestion ?
Ils me font confiance. Et leur bienveillance fait que j’ai envie de leur rendre au centuple. C’est pareil avec mes autres partenaires : Combloux, Näak, Back Market et Miles Republic. J’ai un groupe WhatsApp où ils sont tous représentés. J’ai appelé ce groupe « Moyen vite, longtemps ». Cela permet de les tenir informés de ma forme, de mes projets, etc. C’est une petite newsletter interne. Grâce à cette transparence, ils se sentent en confiance. Combien te coûte toute la partie communication ?
J’investis entre 8 000 et 12 000 euros par an pour ce poste, sachant qu’il y a deux modèles. Par exemple, au Ventoux by UTMB 2025, je voulais garder une liberté éditoriale en parlant des femmes qui comptent pour moi, ma mère, ma soeur et ma compagne. C’est moi qui ai payé Léo Girard, un jeune vidéaste de talent, pour raconter cette histoire. Dans ce cas, je finance la production des contenus. Après il y a les contenus financés par les partenaires. A la Diag, tout a été payé par Näak et On. On sent beaucoup de maîtrise lors de tes interventions, avec un sens affirmé du storytelling, quelle est ta ligne directrice ?
Vu que je passe beaucoup de temps seul pendant l’entraînement, je peux y réfléchir et questionner mes émotions. Et c’est aussi mon métier [il se définit comme « athlète reporter« et a créé une agence de communication, 40 BPM, NDLR]. Je préfère écouter que parler, j’ai dû interviewer 150 athlètes, que je considère comme autant de séances de coaching gratuites qui m’ont donné des clés ! Mais globalement, j’essaye de parler de manière spontanée et authentique. Après l’UTMB 2024, j’avais cette image de gendre idéal ou du bon gamin… Mes parents et ma compagne me l’ont fait remarquer : « Tu montres beaucoup ta part de soleil aux autres, alors que nous tu nous montres souvent la lune. » J’ai travaillé là-dessus, je ne veux pas être trop lisse. Aujourd’hui, je trouve intéressant de sortir du pure social media. J’essaye de le faire avec Miles Republic, dans le cadre d’un partenariat novateur qui me permet de mettre en avant mon envie d’écrire
SOURCE : Mile & Stone N°61.















