TRAIL : Mile & Stone – L’avenir dans les mains de World Athletics ?
Le Festival Hoka-Les Templiers inaugure sur son édition 2025 (16-19 octobre) un nouveau partenariat avec l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).
Une opération de prévention qui a le mérite de mettre le sujet sur la table, Mile & Stone a enquêté sur les politiques antidopage des organisateurs dans un contexte général de forte croissance du trail running.
Reste qu’entre AFLD, ITA, AIU, difficile de s’y retrouver. « Le trail, c’est le paroxysme en termes d’enchevêtrement des organisations, admet Jérémy Roubin pour l’AFLD. Mais on a une très bonne collaboration avec l’ITA et l’AIU, qui font partie des agences en pointe. Ce n’est pas un facteur de paralysie. » Le mille-feuille fédéral (WRMA, ITRA, World Athletics) ajoute à la confusion, d’où la volonté affichée par les organisateurs d’avancer vers une clarification : « Il y a la problématique de l’argent et de la structuration, résume Julien Chorier. L’UTMB est prêt à faire un effort, mais on ne doublera pas nos investissements chaque année. A chacun, maintenant, de se responsabiliser pour travailler sur les contrôles hors compétition. C’est très politique. On en est au stade des discussions avec World Athletics”. Les athlètes plaident aussi pour plus de contrôles. « Je n’ai été contrôlé que deux fois cette saison, après mes victoires au championnat de France et aux Mondiaux, deux épreuves fédérales, regrette Frédéric Tranchand. Or, la clé, ce sont les contrôles hors compétition, l’AFLD a un groupe cible, on aimerait qu’il soit étendu ».
C’est également le message porté par le syndicat des athlètes, la Pro Trail Runners Association (PTRA) : « Jusqu’à maintenant, la seule façon d’assurer un minimum de contrôles a été de mettre en place des tests lors des compétitions majeures, mais les organisateurs ne devraient pas être les seuls responsables, insiste Corrine Malcolm, qui pilote le groupe antidopage de la PTRA. Les choses évoluent avec l’investissement croissant de World Atheltics dans le trail. Je pense qu’un programme de tests hors compétition, coordonné par un organe international, sera en place dans les deux à quatre prochaines années. C’est en tout cas une condition obligatoire pour toute future candidature olympique« . Un vœu pieux ? En tout cas une nécessité pour l’avenir de la discipline.
SOURCE : Mile & Stone N°59.

















