TRAIL : Mile & Stone – Comment la maxi-race a décidé de changer de tour
Les organisateurs de la Terrex MaXi-Race ont annoncé mardi des modifications de parcours pour l’édition 2026 (28-31 mai), notamment pour sa course vedette, le Tour du lac d’Annecy (100 km), qui partira dans le sens inverse.
« Il y a deux raisons principales, explique à Mile & Stone Stéphane Agnoli, à la tête de MaXi-Event’s. La première, c’est qu’on a constaté que sur les quatre dernières éditions, trois ont été courues en mode canicule, avec des coups de chaud sur la fin du parcours. Du coup, on s’est dit que ça serait mieux d’aller dans l’autre sens, qui permet d’avoir beaucoup de zones ombragées en forêt sur les deux-trois dernières heures. » La deuxième raison ? « Il fallait revoir toute la partie accompagnement des coureurs. On a encore vu récemment sur le Nice Côte d’Azur by UTMB que l’assistance était vraiment un problème, avec parfois du grand n’importe quoi, le phénomène ne fait qu’empirer. Il fallait donc changer nos ravitos, en particulier le dernier qui se situait dans une zone hyper urbanisée. » L’assistance ne sera ainsi possible que sur deux des trois ravitaillements, le changement de sens permettant d’installer le troisième « en haut de la station de Semnoz, avec des infrastructures pour accueillir des voitures et animer la zone. »
Ce changement répond donc notamment à la problématique de la surfréquentation – la MaXi-Race avait dans cette optique abaissé sa jauge de 10 000 à 7 000 participants il y a cinq ans – qui touche de nombreux événements de trail. Il a aussi été rendu possible parce que les élus des différentes communes concernées ont fini par se mettre d’accord. « La dynamique d’élus déclenchée en juillet dernier a fait que tous les voyants étaient au vert pour cette année », confirme l’organisateur. Les inscriptions pour cette MaXi-Race 2026 ouvrent ce mercredi 1er octobre avec un nouveau système de préinscriptions et de tirage au sort : « Ça fait deux ans que le module d’inscription plante à cause de la forte demande, il n’y avait en outre pas d’équité entre ceux qui ont une bonne connexion et les autres, ceux qui peuvent être devant leur ordinateur à l’heure dite et les autres… donc on a privilégié ce système qui permet à tout le monde d’avoir la même chance d’être tiré au sort, mais également de faire en sorte que la course soit accessible à tous les niveaux et tous les âges », explique Stéphane Agnoli.
SOURCE : Mile & Stone N°58.

















