CYCLISME : « J’ai longtemps hésité, puis j’ai osé », par Celine de Wilma
Ce mois-ci, j’ai envie de vous parler d’un état d’esprit qui m’anime profondément : l’audace.
Pour moi, c’est bien plus qu’une posture. C’est un moteur. Un moteur de liberté féminine. Car soyons honnêtes : nous sommes encore trop nombreuses à hésiter. À ne pas oser par peur du regard, de l’échec, ou de ne pas être “assez”. Moi aussi, j’ai traversé ces peurs, souvent.
Quand j’ai décidé de lancer Wilma, par exemple.
Après de longs mois de doutes, je me répétais : “Et si je n’étais pas légitime ? Et si je quittais une sécurité pour rien, avec déjà deux enfants en bas âge ?”
Et puis… vouloir aller à contre-courant dans un sport dit masculin ? En commençant par innover autour d’un tabou ? OMG, j’y vais mais j’ai peur !
Certains retours ont été durs :
“C’est trop féministe.” “Pourquoi une marque femmes ? Si tu veux réussir, vise les hommes, c’est là le marché !” Ces mots m’ont fait vaciller. Mais jamais reculer. Parce qu’au fond, je savais où était ma mission de vie : permettre aux femmes d’oser. Et tout ce que je fais, absolument tout, c’est pour ça. Pour que chaque femme puisse vivre un jour quelque chose qu’elle croyait impossible.
Ce que j’ai compris depuis longtemps, c’est qu’oser ne supprime pas la peur. L’audace, c’est transformer cette peur en énergie.
Et je crois plus que tout que les doutes s’effacent là où l’action commence. Ne pas finir une course, ne pas aller au bout d’un col, ce n’est pas un échec. C’est être en mouvement. C’est apprendre à mieux se connaître, à écouter son corps, à être fière de chaque étape. On a toute la vie pour progresser. Mais pour ça, il faut oser commencer. Et souvent, c’est ce premier pas qui change tout. Alors ce mois-ci, je nous souhaite une chose simple : arrêtons d’être notre plus grande critique pour devenir notre BFF.
La vie peut être courte, et nous sommes les seules qui serons là jusqu’à la ligne d’arrivée. Alors, osez une chose qui vous fait un peu peur, même petite. Et si vous voulez me la partager, j’adorerais vous lire.
A mes yeux, nous sommes capables, vous êtes capables de tout soulever, de tout changer. Les plus grands hommes sont nés d’une femme. Nous sommes la source de tout. Et il est grand temps d’avoir foi en nous, plus que tout.
Merci d’être là, de croire avec moi que tout cela est possible. Vous n’avez pas idée à quel point votre énergie me porte haut et fort.
Avec toute mon audace,
Céline

















