VOILE : La Solitaire du Figaro Paprec – Avantage aux sudistes
Dans cette deuxième étape de La Solitaire du Figaro Paprec 2025 entre la Baie de Morlaix et Vigo en Espagne, deux options se sont dessinées au fil des heures.
La première, celle menée par Jules Ducelier sur Région Normandie, qui fait route au sud vers un point de passage qui les fera basculer de l’autre côté de la dorsale. Dans le nord-ouest de cette flotte composée de 26 marins, 7 solitaires espèrent, en naviguant dans un vent légèrement plus fort, pouvoir allonger la foulée et combler ce retard. Seule Chloé Le Bars (Endobreizh) tente de retrouver les échappées du sud.
Après quelques petits bords pour se recadrer, le groupe des sudistes pique inexorablement vers le point de passage qui leur permettra de basculer de l’autre côté de la dorsale. Une fois passée, ils pourront toucher ce vent d’est qui devrait souffler le long de la côte espagnole. Jules Ducelier sur Région Normandie mène toujours la flotte mais derrière, les figaristes sont à l’affût. Les écarts dans ce groupe sont assez faibles, seuls 2,7 milles séparent les deux premiers au classement général très provisoire. Grâce à une route plus à l’est du groupe des sudistes, Victor Matthieu sur Elitys est actuellement troisième. Adrien Simon sur FAUN sur une route intermédiaire est deuxième. Quasiment toute la flotte des sudistes attaque de front ce dernier tronçon vers le passage de la dorsale qu’ils devraient franchir cette nuit. Les premiers Figaro BENETEAU sont à 90 milles de la côte nord espagnole mais la route est encore très longue avant d’entrevoir la fin de cette étape de tous les dangers.
Ils ont dit :
« Il faut bien être sur les réglages parce que le vent bouge beaucoup en force et en direction. On est un petit groupe de bateaux à faire route vers le cap Finisterre ou du moins pas loin. On a un vent très à droite qui donne envie de faire la route directe. Je suis partisan de cette route là. On sent que la flotte est bien éclatée, je dois en avoir un tiers à l’AIS. Je crois en mon option et en ma route, sans me fier aux autres et on verra bien » analyse Alexis Loison (Groupe REEL).
« Ce n’est pas facile, le vent tourne, tourne et retourne encore et pas forcément dans le sens que j’espère. Je continue de faire avancer le bateau et je fonce vers la dorsale qu’on va traverser dans la nuit. Mon schéma est assez clair mais après, il faut le coller à la réalité, ça va être plus compliqué. On fait quasiment tous du sud désormais pour aller traverser au-dessus du cap Ortega et on profitera du vent d’est pour glisser vers la Corogne », confie Hugo Dhallenne (Skipper Macif 2025).
« Je navigue en fonction des oscillations du vent, sous pilote et au près. Ça permet de bien se reposer. Le vent est plus à droite, on va voir comment ça évolue mais je suis content d’être dans ce paquet d’une quinzaine de bateaux. J’ai pu enlever des couches et ça c’est le bonheur », raconte Quentin Vlamynck (Les Etoiles Filantes).

















