TRAIL : Mile & Stone – Joyline CHPNGENO, un cas de dopage qui interroge
Trois ans après le cas Mark Kangogo, Sierre-Zinal est de nouveau confrontée au dopage, avec le contrôle positif à un corticoïde interdit par l’Agence mondiale antidopage de Joyline Chepngeno, victorieuse en 2024 et 2025.
Ce qui a valu à cette dernière une disqualification, une suspension de deux ans par l’Athletics Integrity Unit (qu’elle a acceptée), la rupture de son partenariat avec Salomon, mais également sa disqualification de l’OCC, qu’elle a aussi remportée fin août à Chamonix.
Sierre-Zinal ayant en outre durci son règlement depuis 2022 en rendant les managers et coachs coresponsables en cas de contrôle positif, Julien Lyon, responsable de l’équipe des Milimani Runners (qui regroupe des athlètes kenyans) et manager de la coureuse, a également été sanctionné. « C’est un abus de confiance et une récidive, avec deux contrôles positifs en 2022 et 2025. Ce dernier ne sera plus autorisé à concourir sur l’épreuve avec son groupe et devra rembourser les frais d’accueil engagés pour l’athlète », confirme à Mile & Stone Valentin Genoud, directeur adjoint de Sierre-Zinal.
Egalement interrogé, le manager affirme vivre ce contrôle positif « comme une trahison vis-à-vis de l’équipe », tout en refusant l’idée d’un dopage prémédité. « Il n’y a pas une intention de tricher derrière. C’est une énorme erreur de sa part. Elle a pris un médicament interdit [pour soulager une douleur au genou, NDLR] qu’elle s’est procuré dans une pharmacie à Nairobi. Elle a agi sans nous prévenir, alors que les règles étaient très claires : chaque athlète devait avertir le médecin de l’équipe avant toute prise de médicament, même pour un simple mal de tête. » S’il compte faire valoir ses droits et contester les sanctions prises à son encontre par l’organisateur, Julien Lyon estime que le contexte économique dans lequel évolue Joyline Chepngeno ne peut être ignoré : « On peut parler de détresse face à sa douleur. Le gain de Sierre-Zinal représente plusieurs années de salaire au Kenya, une somme énorme pour une athlète qui, avant ne gagnait que 2 à 3 euros par jour. »
SOURCE : Mile & Stone.

















