ATHLETISME : HODGKINSON vise une médaille d’or historique
04Dans une ville imprégnée de l’histoire de la course de fond féminine britannique, la médaillée d’argent olympique Keely Hodgkinson s’apprête à tenter sa propre chance aux Championnats du monde d’athlétisme à Tokyo.
Sa campagne débute avec les séries du 800 m féminin le 18 septembre, au même stade national où Ann Packer a remporté l’or olympique en 1964. La dernière Britannique à avoir remporté un titre sur piste lors de ces championnats était Liz McColgan, qui a remporté la couronne du 10 000 m en 1991, également à Tokyo.

Aujourd’hui, Hodgkinson revient dans la même arène évocatrice où, à seulement 19 ans, elle a fait irruption sur la scène mondiale avec une médaille d’argent aux Jeux olympiques de Tokyo, déterminée à graver son nom dans les livres des records.
Depuis, elle est devenue une référence mondiale, remportant l’argent aux Championnats du monde d’athlétisme de 2022 et 2023, avant de finalement percer et de remporter son premier titre majeur avec l’or olympique à Paris l’année dernière. Aujourd’hui, son objectif est plus précis : l’or mondial qui lui échappe encore.

Le chemin du retour après une blessure
Le chemin du retour n’a pas été facile.
Une blessure aux ischio-jambiers l’a contrainte à manquer toute la saison en salle et les premiers mois de la saison en extérieur. Mais lors de son retour à la Silésie Diamond League le 16 août – sa première course depuis plus d’un an – elle a rappelé au monde entier sa classe.
Elle a réalisé un chrono record mondial de 1:54.74, puis a confirmé son exploit quatre jours plus tard avec une nouvelle victoire éclatante à Lausanne. En moins d’une semaine, Hodgkinson a transformé sa saison, passant d’une quasi-perte à une occasion en or.
Transformer l’argent en or
Depuis son apparition sur la scène olympique à Tokyo, sa carrière a été marquée par de nombreuses attentes. Des médailles d’argent qui, autrefois, semblaient être des triomphes, sont devenues des quasi-échecs.
Avec déjà à son actif l’or olympique et deux titres européens (Munich 2022, Rome 2024), Hodgkinson est désormais en quête de la couronne mondiale qui compléterait son triplé d’or.
Son succès ne lui est pas dû qu’à elle seule. Elle s’appuie sur un formidable groupe d’entraînement mené par l’entraîneur Trevor Painter et sa mentore Jenny Meadows, ancienne championne d’Europe en salle.
L’équipe comprend Georgia Hunter Bell, médaillée de bronze olympique du 1 500 m, Sarah Healy, championne d’Europe du 3 000 m en salle, Catriona Bisset, détentrice du record océanien du 800 m, et Ethan Hussey, étoile montante du demi-fond masculin. Cette compétition quotidienne a aiguisé Hodgkinson, même en dehors de la compétition.
Hunter Bell sera parmi ses plus grandes adversaires à Tokyo, aux côtés de la Suissesse Audrey Werro, championne d’Europe U23 qui a réalisé un temps de 1:55.91 cette année.
Pendant ce temps, l’Américaine Athing Mu, championne olympique et championne du monde à Tokyo en 2022, s’est éloignée de la compétition, et la championne en titre, la Kenyane Mary Moraa, arrive à Tokyo en moins bonne forme.
Aujourd’hui, l’histoire l’appelle. Dans le stade où son parcours a capté l’attention du monde entier, Hodgkinson a l’occasion de se surpasser, non seulement pour elle-même, mais aussi pour la course de fond féminine britannique.
SOURCE : European Athletics.
















