AUTOMOBILE : Retromobile – Le passé a toujours un futur
Du 5 au 9 février, une foule de passionnés s’est retrouvée Porte de Versailles, pour la 49ème édition du Salon RÉTROMOBILE, consacré aux voitures anciennes et à la thématique des voitures de collection.
Comme l’indique Romain Grabowski, Directeur du Salon : « Nous avions caressé le rêve de célébrer de manière originale, pour ne pas dire folle, les 70 ans de la DS. Par sa place dans l’histoire de l’automobile, ce véhicule appelait un grain de folie. Sous le partenariat de DS automobiles nous souhaitions mettre en avant un pan méconnu de la carrière de la DS ».
Il est vrai qu’en 1955, à peine sortie la DS a été un véritable choc. La DS est le symbole d’une France qui émerveille le monde, une œuvre d’art, une icône du cinéma, la voiture du général de Gaulle. La suspension hydropneumatique est la partie la plus originale. En 1959, C.Puech en fait un coup de génie publicitaire. Des ballons évoquant les sphères hydropneumatiques en remplacement des roues. Le challenge, en partenariat avec le GARAC à Argenteuil, a été de redonner vie à la DS Ballons, qui vantait cette suspension, pour en faire l’égérie du salon.

Un programme séduisant
Cette année, une fréquentation record de plus de 150000 personnes qui ont pu voir évoluer le char AMX 10 Pac 90, produit par le GIAT, du Musée des blindés de Saumur. Sur la scène live étaient exposées 16 monoplaces ayant portées les couleurs tricolores, toute la grande famille de la formule 1 française défile et témoigne à Rétromobile. Douze ans après la dernière sortie d’une monoplace Gordini en Grand prix, c’est Matra, société spécialisée dans l’armement et la recherche spatiale qui remet le contact français en F1, avec le concours du pétrolier Elf, elle confie à l’écurie anglaise de Ken Tyrrell un châssis MS10 animé par un V8 Ford Cosworth. Sur son stand la firme au losange présentait en première mondiale un concept qui réinterprète une icône du passé. Depuis l’arrivée de Lucas de Méo à la tête de l’entreprise, Renault en parallèle de sa gamme standard, le constructeur a lancé une famille de modèle « icônes » qui revisite des modèles emblématiques. Elle met en parallèle R4, R5, R17 et 40 CV des records de 1924 avec leurs interprétations modernes. Sur le pont des expositions, hommage à Adolphe Kégresse, ingénieur de génie, une dizaine de véhicules autochenilles qui ont permis à Citroën de se lancer sur la croisière jaune.
ACTURIAL, diversité et qualité
La maison parisienne disperse lors de ces trois ventes successives des collections d’automobiles et de motocyclettes de premier plan ainsi que les reines des GT. Tout finit par être à vendre. C’est la première réflexion qui vient l’esprit en parcourant le catalogue des trois ventes organisées par le département Motorcars de la maison d’enchères Acturial. Les deux premiers jours de ventes ont permis d’attribuer 88 % des lots présentés. L’une des pièces phares, une Ferrari 275GTB Aluminium de 1966, vendue pour 2 159 600 €, est l’une des 93 exemplaires en aluminium produits, entièrement restaurée dans les années 90 par Cognolato. La collection Silver a quant à elle réalisé 4 382 471 €
Les ventes officielles Rétromobile 2025, organisées pour la 14ème année consécutive au sein du Salon, ont battu des records avec un montant de 24 600 000 €.
Bernard BERTUCCO VAN DAMME, envoyé spécial à Paris.















