VOILE : The Transat CIC – Un abandon de raison pour Arnaud Boissières et La Mie Câline
Contraint de faire demi-tour dimanche dans la nuit, quelques heures après avoir pris le départ de The Transat CIC à Lorient, en raison d’une avarie de foil, Arnaud Boissières a signifié ce lundi soir à la Direction de Course son abandon.
De retour aux Sables d’Olonne, le skipper de La Mie Câline a pu faire le point avec son équipe technique, et confirmer la casse du système de rotation du foil bâbord, qui aurait pu entraîner des dommages importants sur l’appendice. Le Team Arnaud Boissières a pris la difficile décision d’abandonner, afin de préserver le bateau dans l’optique du Vendée Globe, objectif majeur de la saison, pour lequel Cali et La Mie Câline ont validé leur qualification en prenant le départ dimanche.
Arnaud Boissières, skipper de La Mie Câline, partage sa déception, tout en restant optimiste et tourné vers l’avenir : « J’ai signifié mon abandon en arrivant aux Sables d’Olonne à la Direction de Course. L’équipage a pu monter à bord et on a amené le bateau à quai ce soir, pour confirmer que le système de rotation du foil était endommagé et nécessitait une réparation. On a échangé hier soir avec Jean-Christophe Caso (le boat captain de La Mie Câline), et nous n’avons pas voulu prendre de risques pour la suite. Les dégâts ne sont pas importants, ce sont des petites pièces mécaniques, mais le risque d’endommager le foil était présent. C’est difficile d’abandonner, mais la course est courte, et si je devais repartir demain après-midi j’aurais déjà 600 milles de retard, donc on a considéré que c’était plus sage.
L’objectif, c’est le Vendée Globe, et en prenant le départ hier j’ai pu valider complétement ma qualification. C’est forcément dur d’être de retour à la maison si rapidement, mais on doit se satisfaire de ça. Cela prouve que ça marche d’avoir un projet dans la durée, qu’une avarie l’année du Vendée Globe cela peut arriver, et ça ne remet pas en cause ma participation pour autant. J’ai eu la nuit pour digérer cet abandon et me tourner vers les prochains mois, tout en revenant sur ces quelques heures de course qui étaient vraiment intéressantes. En baie des Glénans on a tiré des bords, il y avait des grains, j’ai pu voir des petites choses sur le bateau. Ce n’était évidemment pas assez long mais plein d’enseignements de pouvoir faire des speed tests.
On va maintenant se concentrer sur le reste de la saison, avec le Défi Azimut en septembre, et le Vendée Globe que l’on attend tous en novembre. Je vais rester extrêmement positif et super motivé pour ce qui nous attend, toute l’équipe également, toujours à mes côtés. On est tous convaincus que ces quelques heures de course vont nous servir, que cela fait partie de l’expérience et que l’on fera un bon Vendée Globe. Le bateau est amarré au ponton Vendée Globe, dès demain on s’en occupe et on avance, dans le bon sens ! »

















