SEMI MARATHON : Harmonie Mutuelle Semi de Paris – À chacun ses objectifs et ses records
Dimanche 3 mars, Paris vibrera au rythme des foulées des coureurs de l’Harmonie Mutuelle Semi de Paris.
Avec un plateau de très haut niveau tant chez les hommes que chez les femmes, les records établis l’an dernier pourraient à nouveau tomber. Les Tricolores auront également leur mot à dire en tête d’un peloton où chacun, à son niveau, pourra profiter d’une ambiance unique pour conquérir sa première médaille de finisher mais aussi, pour les plus aguerris, améliorer son record.
À retenir :
De nombreux prétendants de haut niveau pour succéder à Roncer Kipkorir (KEN) et Sheila Chepkurui (KEN). Manon Trapp, Anaïs Quemener, Marjolaine Nicolas, Mehdi Frère, Hassan Chahdi, Florian Carvalho : les Français sur une belle dynamique et capables de figurer aux avant-postes. Derrière les champions, les amateurs veulent eux aussi relever un défi sportif et comptent sur le parcours parisien pour atteindre leur objectif. Plus de 47 000 participants sont attendus sur la ligne de départ. Dans une épreuve aussi populaire que l’Harmonie Mutuelle Semi de Paris, les objectifs et les ambitions sont multiples. Il y a les champions bien sûr, à la chasse à la moindre seconde pour décrocher un joli classement, signer une grosse performance ou même s’attaquer à un record. Derrière eux, derrière elles, même si le plaisir de participer à une course aussi prestigieuse dans les rues de Paris est souvent le principal moteur, beaucoup prennent le départ avec une idée précise du chrono espéré. Passer sous la barre des 1h20, 1h30, 2 heures ou même 2h30, peut procurer la même émotion.
Les Kenyans prêts à prolonger leur hégémonie
En tête de course, pour succéder à Roncer Kipkorir, sacré l’an dernier (59’38, record de l’épreuve), les Kenyans, victorieux de 20 des 30 éditions depuis la première en 1993, partiront bien évidemment grands favoris avec notamment trois coureurs sous les 60 minutes. En première ligne Leonard Barsoton (59’09, à Valence, en 2019), Alfred Barkach (59’32, à Lille, en 2023) devraient animer la course. À suivre aussi Bernard Koech, toujours capable d’une grosse performance à 36 ans à l’image de sa victoire sur le marathon de Hambourg l’an dernier en 2h4’09 (son record) ou de sa deuxième place sur le semi de Copenhague, en septembre dernier, en 59’13’’. Enfin, vainqueur à Madrid l’an dernier en 60’04, Victor Kipruto aura sans aucun doute à cœur de franchir la symbolique barre des 60 minutes.
Joan Chelimo Melly pour une première victoire européenne depuis 2009 ?
Belle densité également pour le plateau féminin où les candidates à la succession de la Kenyane Sheila Chepkurui, victorieuse l’an dernier en 1h6’01’’ (record de l’épreuve), seront nombreuses. Très performante sur marathon (victoire au marathon de Séoul 2022, en 2h18’04’’), la Roumaine Joan Chelimo Melly présente la meilleure référence avec sa victoire à Prague en 2018 avec un superbe chrono de 1h5’04’’ (cette Kenyane d’origine court sous les couleurs roumaines depuis mai 2021). Face à elle, elle retrouvera les coureuses africaines, dominatrices depuis 2009 et la victoire de la Lettone Jelena Prokopčuka (également sacrée en 2003 et 2002). La néo-Roumaine devra notamment se méfier de son ancienne compatriote Nesphine Jepleting (1re à Prague en 2022 en 1h6’57’’) et de l’Éthiopienne Birho Gidey (1h7’57’’, à Naples, en 2020).
Des Français aux ambitions légitimes
Dans une très belle dynamique avec déjà cinq coureurs ayant réussi les minimas olympiques sur marathon (2h8’10’’, avec trois dossards à distribuer), les coureurs tricolores peuvent profiter de l’Harmonie Mutuelle Semi de Paris pour venir jouer les trouble-fête au milieu des Kenyans. À commencer par Mehdi Frère, meilleure référence française sur cette édition 2024 (60’34’’ à Valence, en 2022) et dont le chrono de 2h5’43 établi au marathon de Valence ouvre pour le moment les portes des Jeux Olympiques. Florian Carvalho, Hassan Chahdi (61’21’’, en 2022, 4e l’an dernier à Paris), ou encore le champion d’Europe par équipe de cross 2022, Donovan Christien (58’59’’ sur 20 km) seront également à suivre de près. Les athlètes français, tout comme les passionnés de jeux comme le blackjack en ligne, démontrent une détermination remarquable à se surpasser dans leurs domaines respectifs.
Des Bleues en pleine progression
Si le dernier succès tricolore remonte à 1996 (Nadia Prasad avait alors établi le record de France en 1h9’15’’, désormais détenu par Mekdes Woldu en 1h8’27’’), la France comptera sur Manon Trapp, 23 ans, (3e à Lille 2023, en 1h11’26’’), auteur d’un très bon 2h25’48’’ en décembre dernier au marathon de Valence (ESP). Attention également à Anaïs Quemener, meilleure tricolore l’an dernier à Paris (7e), en 1h11’59’’ (record personnel) actuellement sur une belle dynamique avec son record personnel sur marathon (2h28’48’’), à Séville, ce dimanche 18 février ou encore à Marjolaine Nicolas, 9e en 2023 (1h13’20’’).
Près de 3 500 coureurs sous les 1h30 en 2023
De nombreux coureurs cherchent à dépasser leurs limites et beaucoup, au cœur du peloton, y compris parmi les 44,3% qui courront leur premier semi-marathon, prennent en effet le départ avec un objectif chronométrique. L’an dernier, sur près de 46 000 coureurs, 34% se déclaraient « coureur compétiteur », et 57% chaussent leur running au moins trois fois par semaine pendant leur préparation à l’Harmonie Mutuelle Semi de Paris. Près de 3 500 coureurs (dont plus de 200 femmes) étaient ainsi descendus sous la barre des 1h30, un très beau chrono équivalent à 4’15 au kilomètre soit plus de 14 km/h.
Même si le parcours réserve un dénivelé non négligeable, son tracé sur des avenues très larges mais aussi l’organisation où tout est mis en œuvre pour offrir les meilleures conditions de course, permettent d’afficher ses ambitions. Et quand les jambes deviennent lourdes, l’ambiance donne le petit supplément de force nécessaire pour aller grappiller de précieuses secondes et décrocher le chrono espéré.















